Harriet Lane

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Harriet Lane
Harriet Lane, nièce du président américain James Buchanan, Première dame des États-Unis.

Harriet Rebecca Lane Johnston (Comté de Franklin (Pennsylvanie) 9 mai 1830 - Narragansett (Rhode Island) 3 juillet 1903), nièce du Président des États-Unis, James Buchanan, célibataire endurci, fut Première dame des États-Unis de 1857 à 1861.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

La famille d'Harriet Lane est originaire du comté de Franklin en Pennsylvanie. Elle est la plus jeune enfant de Elliott Tole Lane, marchand, et de Jane Buchanan Lane. Elle devint orpheline à l'âge de onze après la mort de son père, sa mère étant morte deux ans auparavant. Elle demanda alors que ce que son oncle préféré, James Buchanan, devienne son tuteur légal. Buchanan, sénateur démocrate célibataire, gâtait sa nièce et sa sœur. Il les envoya en pension à Charleston, puis à l'Academy of the Visitation Convent du quartier de Georgetown à Washington D.C. pour deux ans. À cette époque, Buchanan était ministre des affaires étrangères et les introduisit dans des cercles mondains comme il l'avait promis.

En 1854, Harriet Lane le rejoint à Londres où il était ministre à la cour royale. La Reine Victoria attribua à cette "chère Mademoiselle Lane", le rang d'épouse d'ambassadeur et des soupirants répandirent la réputation de sa beauté. Physiquement, "Hal" Lane était de taille moyenne, avec d'épais cheveux clairs, presque dorés.

Première dame des États-Unis[modifier | modifier le code]

Après la misère de l'administration Pierce, la capitale accueillit avidement sa nouvelle "Reine Démocratique" à la Maison-Blanche en 1857. Harriet fut une hôtesse populaire durant les quatre années de la présidence de Buchanan. Les femmes copiaient ses styles vestimentaires et capillaires, en particulier lorsqu'elle raccourcit l'encolure de sa robe inaugurale d'environ six centimètres. Les parents nommaient également leurs filles d'après elle et une chanson populaire (Listen to the Mockingbird) lui fut dédiée. Alors qu'elle était à la Maison Blanche, elle utilisa sa position pour promouvoir certaines causes comme l'amélioration des conditions de vie des Amérindiens d'Amérique dans les réserves. Par sa popularité et son implication, elle est considérée comme la première des Premières dames modernes. Le Yacht présidentiel fut nommé d'après elle et mise en service durant la Guerre de Sécession. Des trois navires nommés d'après elle, un seul est toujours en service à l'heure actuelle.

Avec l'accroissement des tensions, elle accorda une attention particulière à l'agencement de ses dîners officiels hebdomadaires, afin que les dignitaires soient toujours placés en priorité et que les ennemis politiques soient clairement séparés. Son tact ne s'altéra pas mais sa tâche devint bientôt impossible, tout comme celle de son oncle. Sept États avaient déjà fait sécession au moment où Buchanan se retira de la présidence et où il retourna avec sa nièce dans leur spacieuse maison de campagne, Wheatland, près de Lancaster en Pennsylvanie.

À partir de son adolescence, la populaire Miss Lane avait entretenu une cour joyeuse avec de nombreux prétendants, les qualifiant d'"agréables mais [de] terriblement pénibles" ("pleasant but dreadfully troublesome"). Buchanan la mit souvent en garde contre un mariage hâtif et elle attendit presque jusqu'à ses 36 ans avant de se marier. Elle choisit, avec l'accord de son oncle, Henry Elliott Johnston, un banquier de Baltimore. Au cours des dix-huit années suivantes, elle perdit son oncle, ses deux jeunes fils et son mari[1].

Vie après la Maison Blanche[modifier | modifier le code]

Par la suite, elle décida de vivre à Washington. Elle fit l'acquisition d'une collection d'art de taille, principalement d'œuvres européennes, qu'elle légua au gouvernement. Acceptée par le gouvernement après sa mort en 1903, cette collection lui valut le surnom de "First Lady of the National Collection of Fine Arts", qui lui fut donnée par un fonctionnaire de Smithsonian Institution[2].

De plus, elle avait fait don d'une importante somme à un foyer pour enfants invalides de l'hôpital Johns Hopkins à Baltimore, lequel devint un service de pédiatrie renommé. De nos jours, le Harriet Lane Outpatient Clinics permet de soigner des milliers d'enfants et le manuel de référence des pédiatres, le Harriet Lane Handbook, porte son nom.

Ainsi, Harriet rédigea son testament en 1895 et vécut encore huit années durant lesquelles le pays entra dans une période de prospérité, accroissant par conséquent la valeur de ses biens. De nombreux homme d'église épiscopales étaient ses amis. À ce sujet, elle ajouta à son testament, en 1899, sa volonté de construire une école sur les terrains de la Cathédrale nationale de Washington et demanda à ce qu'elle soit appelée le Bâtiment Lane-Johnston afin que le nom de son mari soit associé au sien en souvenir de leurs fils bien-aimés. Un autre ajout en 1903 accrut son don d'un tiers mais stipule que seule la moitié du montant total devait être allouée au bâtiment. Le restant devait servir à éduquer les jeunes choristes, en particulier ceux de la Cathédrale. Ce legs servit à fonder, en octobre 1909, la prestigieuse école pour garçons, aujourd'hui appelée St. Albans School[3].

Lors de l'enterrement de Harriet Lane, le service fut présidé par l'évêque Satterlee et le canon DeVries de la Cathédrale Nationale de Washington. Elle est inhumée à Baltimore, au Green Mount Cemetery. Sa tombe est marquée d'une crois celtique. En 1905, des invités furent assemblés pour voir les premières pierres du premier bâtiment de l'école St. Albans, qui était alors nommé la "Lane Johnston Choir School for Boys of the Washington Cathedral".

Harriet Lane Johnston est mentionnée presque toutes les semaines de 1884 à 1902 dans les pages société du Washington Star (aujourd'hui Washington Post).

Héritage[modifier | modifier le code]

  • Les gardes côte des États-Unis ont nommé trois de leurs vaisseaux en son honneur.
    • Le premier est le USS Harriet Lane, construit en 1857 et ensuite redéployé comme navire de la United States Navy en 1861 à cause de la guerre civile. Il fut capturé en 1863 par la Confederate Navy.
    • Le second navire était le USCGC Harriet Lane (WSC-141), construit en 1926 et démantelé en 1946.
    • Le troisième et dernier navire est le USCGC Harriet Lane (WMEC-903), construit en mai 1984 et toujours en service.
  • Les Harriet Lane Outpatient Clinics continuent également leurs activités tout autour du monde.
  • La chanson Listen to the Mockingbird fut écrite pour elle.
  • Miss Lane fut l'objet d'un livre, America's First Lady de Milton Stern[4], seule véritable biographie de Miss Lane et dont la couverture reprend la seule image connue d'elle dans sa robe inaugurale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Texte basé sur la biographie officielle de la Maison blanche (en)}
  2. Margaret Brown Klapthor, The First Ladies, 1995, White House Historical Association, ISBN 0-912308-58-3 (en)
  3. Bergheim, Laura (1992). The Washington Historical Atlas: Who Did What When and Where in the Nation's Capital. Woodbine House, 219. (ISBN 0933149425) (en)
  4. America's First Lady de Milton Stern, (ISBN 1411626087); (ISBN 978-1411626089)

Sources[modifier | modifier le code]