Parti social-démocrate Hentchak

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Parti Social-Démocrate Hentchakian (PSDH ou SDHP)
Սոցիալ Դեմոկրատ Հնչակեան Կուսակցութիւն (ՍԴՀԿ)
Image illustrative de l'article Parti social-démocrate Hentchak
Logo officiel
Présentation
Président Setrag Ajemian
Fondation 1887
Idéologie Social-démocratie
Affiliation internationale aucune, proche de l'Internationale socialiste
Couleurs Rouge
Site web [www.hunchak.org www.hunchak.org]
Politique en Arménie
Image illustrative de l'article Parti social-démocrate Hentchak

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Subdivisions


Le Parti social-démocrate Hentchakian (en arménien Սոցիալ Դեմոկրատ Հնչակյան Կուսակցություն), connu aussi sous le nom de Hentchak, est un des plus anciens partis politiques arméniens.

Un parti pan-arménien[modifier | modifier le code]

Il est cofondé en 1887 par Avetis Nazarbekian, Mariam Vardanian, Gevorg Gharadjian, Ruben Khan-Azat, Christopher Ohanian, Gabriel Kafian et Manuel Manuelian, un groupe d'étudiants genevois, avec pour but de gagner l'indépendance de l'Arménie de l'Empire ottoman, et fait partie du mouvement de libération nationale arménien. Son nom, pris depuis le titre d'un journal, signifie cloche en français.

Dès 1890, le mouvement se répand à Tiflis (principale ville de peuplement arménien), Batoumi, et Bakou[1].

Le parti joua un rôle dans l'établissement de la République démocratique d'Arménie, une partie de ses membres étaient présents lors de la bataille de Sardarapat pour défendre Erevan de l'armée ottomane.

Les Hentchaks au Liban[modifier | modifier le code]

Au Liban, le Hentchak a été historiquement proche des partis de gauche, particulièrement du Parti socialiste progressiste, et a montré de la sympathie à l'égard de la cause palestinienne. Durant les affrontements de 1958, le Hentchak s'est allié avec l'ancien Premier ministre Saëb Salam, Kamal Joumblatt et les autres partis de gauche, contre l'alliance de droite entre le Président Camille Chamoun, les Kataëb et le Dachnak (Tachnag), l'autre grand parti arménien.

Au cours de la guerre du Liban, le Hentchak a appelé à la « neutralité positive », soutenue par les autres partis arméniens. Avec le retour de la paix, le Hentchak, via le président de son bureau politique, le député Yeghia Jerjian, s'est rapproché de Rafiq Hariri, comme tous les autres partis arméniens. Mais cette unité se fissura dès 1996 et particulièrement en 1998, avec l'élection d'Émile Lahoud à la présidence. Le Tachnag fut l'un des partis soutenant le plus fortement Émile Lahoud, alors que le Hentchak resta proche de Hariri.

Ces désaccords éclatèrent au grand jour lors des législatives de 2000. Le Tachnag s'allia avec Salim el-Hoss et Tammam Salam et le Hentchak se divisa en deux camps, les uns avec Hoss et Salam, les autres avec Hariri. En fin de compte, les candidats de Hariri gagnèrent tous les sièges et les candidats du Tachnag à Beyrouth furent battus, pour la première fois en plus de cinquante ans.

Le Hentchak est considéré comme le second parti arménien du Liban en termes de popularité, après le Dachnak.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ter Minassian Anahide, « Le mouvement révolutionnaire arménien, 1890-1903 ». In: Cahiers du monde russe et soviétique. Vol. 14 N°4. . pp. 536-607.,‎ 1973 (consulté le 23 juin 2012)