Abdullah Gül

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Abdullah Gül
Abdullah Gül, en 2011.
Abdullah Gül, en 2011.
Fonctions
11e président de la République de Turquie
En fonction depuis le 28 août 2007
(6 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection 28 août 2007
Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan
Prédécesseur Ahmet Necdet Sezer
Successeur Recep Tayyip Erdoğan (élu)
Ministre turc des Affaires étrangères
14 mars 200328 août 2007
(4 ans, 5 mois et 14 jours)
Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan
Gouvernement Erdoğan I
Prédécesseur Yaşar Yakış
Successeur Ali Babacan
36e Premier ministre turc
19 novembre 200214 mars 2003
(3 mois et 23 jours)
Président Ahmet Necdet Sezer
Gouvernement Gül
Législature 21e
Coalition AKP
Prédécesseur Bülent Ecevit
Successeur Recep Tayyip Erdoğan
Biographie
Date de naissance 29 octobre 1950 (63 ans)
Lieu de naissance Kayseri (Turquie)
Parti politique RP (avant 1998)
FP (1998-2001)
AKP (2001-2007)
Indépendant (depuis 2007)
Diplômé de Université d'Istanbul
Profession Économiste
Religion Islam sunnite
Résidence Çankaya Köşkü (Ankara)

Signature

Abdullah Gül Abdullah Gül
Premiers ministres turcs
Présidents de la République de Turquie

Abdullah Gül (né le 29 octobre 1950 à Kayseri) est un homme d'État turc, membre du Parti pour la justice et le développement (AKP) et président de la République de Turquie depuis 2007.

Premier ministre du pays (2002-2003), il occupe à partir de l'année suivante le poste de ministre des Affaires étrangères, avant d'être élu président de la République de Turquie par le Parlement le 28 août 2007. Il entre en fonction le jour-même.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, famille et profession[modifier | modifier le code]

Originaire de Cappadoce, Abdullah Gül fait des études à l'université d'Istanbul où il obtient un diplôme en sciences économiques en 1971. En 1980, il épouse Hayrunisa Ozyurt (née le 18 août 1965) alors âgée de 15 ans et qui est de 15 ans plus jeune que lui. Ils ont deux garçons et une fille[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu un doctorat en sciences économiques en 1983, il travaille comme économiste à l'Islamic Development Bank de Djeddah, en Arabie saoudite, de 1983 à 1991 et devient professeur associé d'économie internationale en 1991.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élu député en 1991 pour le Refah Partisi (Parti du Bien-être) dont il devient en 1993 le vice-président, chargé des Affaires étrangères, réélu député en 1995, il reste membre de la commission des Affaires étrangères et devient, de 1996 à 1997, ministre d'État et porte-parole du 54e gouvernement turc. Il est réélu une 3e fois pour le Parti du Bien-être en 1999, malgré la dissolution de ce parti en 1998. Il crée alors le Parti de la vertu (en turc : Fazilet Partisi) en 1999 et, à sa dissolution en 2001, il adhère à l'AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi).

De 1992 à 2001, il est membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. En 2001, il est décoré de la Médaille pour le Mérite du Conseil de l'Europe et devient associé honoraire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Fondation de l'AKP (2001)[modifier | modifier le code]

En août 2001, il est un des membres fondateurs du Parti pour la justice et le développement (AKP).

Premier ministre (2002-2003)[modifier | modifier le code]

Réélu encore une fois dans le collège électoral de Kayseri le 3 novembre 2002, il est choisi comme Premier ministre en raison de l'inéligibilité du principal dirigeant de l'AKP, Recep Tayyip Erdoğan. Ce dernier étant élu lors d'une élection partielle, il démissionne en sa faveur pour lui rendre le poste de Premier ministre.

Ministre des Affaires étrangères (2003-2007)[modifier | modifier le code]

Abdullah Gül et Condoleezza Rice, le 6 février 2005.

Apprécié pour ses positions modérées et peu enclines aux extrémismes[réf. nécessaire], malgré les partis politiques dans lesquels il a milité pendant sa carrière politique, responsable des réformes démocratiques nécessaires à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, il a joué un rôle de première importance comme ministre des Affaires étrangères, de 2003 à 2007, du 59e gouvernement (dont il est également vice-Premier ministre), notamment dans les discussions sur la réunification de Chypre.

Il fait partie des signataires de la Constitution pour l'Europe en tant que représentant d'un pays candidat.

Président de la République de Turquie (depuis 2007)[modifier | modifier le code]

Candidature à l'élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Abdullah Gül est le candidat de l'AKP lors de l'élection présidentielle de 2007 après le désistement le 24 avril du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, lors d'un discours au Parlement. Lors du premier tour (l'élection est organisée au Parlement, le président de la République étant élu par les députés), Gül reçoit 357 voix sur les 367 qui lui étaient nécessaires (deux-tiers des voix)[2]. L'armée turque tient alors une conférence de presse concernant les risques que font porter les partis islamistes à la laïcité du pays[3].

Le dimanche 6 mai 2007, après l'échec du deuxième tour de scrutin car l'opposition a boycotté le vote, il décide de se retirer[4].

Le 28 août 2007, suite au troisième tour du scrutin réalisé au parlement, Abdullah Gül est déclaré 11e président de la République avec 339 voix[5]. Il prête serment immédiatement.

Voyage en Arménie (2008)[modifier | modifier le code]
Voyages officiels et déplacements de travail du président Abdullah Gül.

Le 6 septembre 2008, à l'occasion du match de football Turquie-Arménie comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde 2010, Abdullah Gül a accepté l'invitation du président arménien Serge Sargsian de se rendre à Erevan pour assister au match. C'est la première visite d'un dirigeant turc en Arménie depuis son indépendance. La Turquie a fermé ses frontières avec l'Arménie depuis 1994 en soutien à l'Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh. L'Union européenne, au travers de sa présidence française, accueille positivement ce geste de rapprochement[6].

Prix Chatham House 2010[modifier | modifier le code]

Le 25 mars 2010, le Président de la République turc Abdullah Gül reçoit le prix Chatham House pour sa contribution à l'amélioration des relations internationales[7].

2011[modifier | modifier le code]

En février 2011, le président turc effectue une visite d'État en Iran, évènement qui coïncide avec les manifestations sur place.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Profile: Abdullah Gul », BBC News,‎ 28 août 2007.
  2. (en) EU warns Turkish army over vote, BBC News, 28 avril 2007
  3. (en) Extraits de la conférence de presse, 28 avril 2007
  4. (fr) Turquie: Abdullah Gül retire sa candidature à la présidence, 20 minutes, 6 mai 2007
  5. (fr) Turquie: l'islamiste modéré Abdullah Gul a été élu président de la République à la majorité absolue, Télévision suisse romande, 28 août 2007
  6. Pascal Liétout, « L'UE se félicite de la visite du président turc en Arménie », Le Point,‎ 4 septembre 2008.
  7. « Abdullah Gül remporte le prix Chatham House 2010 », Turquie de France,‎ 26 mars 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]