Martainville-Épreville

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martainville et Épreville (homonymie).
Martainville-Épreville
Le château de Martainville
Le château de Martainville
Blason de Martainville-Épreville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Darnétal
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Martainville
Maire
Mandat
Lionel Saillard
2014-2020
Code postal 76116
Code commune 76412
Démographie
Population
municipale
725 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 38″ N 1° 17′ 31″ E / 49.4605555556, 1.2919444444449° 27′ 38″ Nord 1° 17′ 31″ Est / 49.4605555556, 1.29194444444  
Altitude Min. 138 m – Max. 162 m
Superficie 7,61 km2
Localisation

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Martainville-Épreville

Martainville-Épreville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

À 15 km à l'est de Rouen, cette commune se situe sur la route de Rouen à Beauvais (RN 31, ex-RN 30), « au milieu d'une belle campagne fertile de bons blés » (Thomas Corneille). L'ensemble manorial qu'il constituait au XVIe siècle est relativement bien conservé, notamment le château de Martainville qui fait la renommée de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Martainville-Épreville

Les armes de la commune de Martainville-Épreville se blasonnent ainsi :
d’argent à la fasce d’azur chargée de trois besants d’or.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous la forme latinisée Martinvillam en 1053[1].

Nom de lieu médiéval en -ville au sens de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »), précédé du nom de personne Martin, très fréquemment usité dans la toponymie normande.

On trouve, par ailleurs, quantité de Martigny / Martagny / Martignac en France, noms de fundus gallo-romains plus anciens, recensés par Albert Dauzat et Charles Rostaing[2]. Par contre, le nom Martin est plus rare postérieurement, sauf en Normandie, notamment dans une combinaison avec l'appellatif -ville (sauf Martinvelle, Vosges, qui serait un ancien Martinville).

Il est possible que de nombreux scandinaves aient été baptisés sous le nom de Martin, comme en témoigne Martintot, construit avec l'appellatif norrois topt « place, emplacement, ferme ».

Épreville-sur-Ry est une ancienne commune rattachée à Martainville-sur-Ry qui prit alors le nom de Martainville-Épreville.

Elle est mentionnée sous la forme Spriville en 1055 - 1066 et Espreville vers 1240[3].

L'archétype Épreville est typique de la toponymie normande, attestés sous la forme Spreville le plus souvent, et Sproville pour les plus anciennes. cf. Épreville (Fécamp, Sprovilla vers 1025). Il pourrait s'agir de « la ferme de *Sprot », nom d'homme anglo-norrois que l'on trouve également dans Épretot (*Sprottopt) et dans Sproatley ou Sprotborough en Angleterre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Lionel Saillard se  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 725 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1861 1876 1881 1886
235 215 235 210 458 414 402 396 378
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
416 366 373 378 378 341 324 320 324
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
396 395 389 438 515 599 606 611 681
2008 2011 - - - - - - -
702 725 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Martainville-sur-Ry. Achevée en 1667, elle a été construite pour l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, sur un terrain cédé par Louis de Martainville. Elle a été consacrée le 1er octobre 1670[6] à Notre-Dame-de-la-Paix et à Saint-Joseph. La sacristie date de 1857.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jacques Le Pelletier (env. 1446-1511) fait l'acquisition de la seigneurie de Martainville le 23 mars 1482. Depuis Léon de Glanville et Michel Mollat, on sait que Jacques appartient à la grande bourgeoisie marchande de Rouen. Il est installé avec son frère cadet Richard rue aux Ours, paroisse Saint-Cande-le-Jeune, dans le grand hôtel offert par leur père. Héritiers en 1480 de l'une des plus grosses fortunes de la ville, les deux frères font fructifier leurs biens en exportant de l'étain en Angleterre et du blé au Portugal, en spéculant sur le sel breton, en marchandant aux foires de Lyon et en armant des navires pour la Méditerranée. Leurs bénéfices de marchands sont réinvestis en maisons de rapport, en rentes foncières et en de nombreuses terres et seigneuries situées dans les environs de la capitale normande, en particulier autour du fief de Martainville. L'entrée de Jacques au Conseil de la ville, d'abord comme quartenier en 1492, puis comme conseiller-échevin en 1493 (jusqu'en 1496), marque l'apogée de sa carrière. À cette charge, il apporte son avis sur de nombreux sujets et oriente la politique de Rouen.

En 1511, Jacques décède sans descendance directe et laisse toutes ses possessions dont Martainville à son neveu Jacques II Le Pelletier (1485-1545), qui détient l'importante charge de vicomte de l'eau à Rouen. En 1570, la famille est anoblie, par l'acquisition du fonds de la famille Peloque. La famille, qui obtiendra du roi, en 1571, le droit de changer son nom de Le Pelletier en celui de la terre de Martainville, demeurera propriétaire de la seigneurie jusqu'au XVIIIe siècle. Les seuls travaux documentés concernent la restauration du bâtiment principal au début du XXe siècle. Les fenêtres et les lucarnes, refaites en 1939 telles que Claude Sauvageot les avait restituées sur le papier en 1867 d'après les vestiges encore en place, retrouvent leurs proportions ; les allèges abaissées et les meneaux disparus sont recréés ; un complément apocryphe, un bâtiment à deux niveaux couvert en appentis adossé au côté sud, est détruit en 1917 ; enfin, à l'intérieur du logis, les cloisons ajoutées au XVIIe siècle pour créer de nouvelles pièces, plus petites, sont retirées. Ces travaux de restauration sont poursuivis dans les années 1950. Depuis 2008, une nouvelle campagne de restauration a été lancée avec notamment une rénovation totale des façades du château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. ((ISBN 2-7084-0040-1)) (OCLC 6403150). p. 106.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 438.
  3. F. de Beaurepaire, Op. cité. p. 72.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Jean Benoît Désiré Cochet, Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure, Paris : Imprimerie nationale, 1871.[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]