Martagny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Martagny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Gournay-en-Bray
Maire
Mandat
Laurent Laine
2014-2020
Code postal 27150
Code commune 27392
Démographie
Population
municipale
138 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 45″ N 1° 39′ 37″ E / 49.3958333333, 1.66027777778 ()49° 23′ 45″ Nord 1° 39′ 37″ Est / 49.3958333333, 1.66027777778 ()  
Altitude Min. 95 m – Max. 177 m
Superficie 4,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte administrative de l'Eure
City locator 14.svg
Martagny

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Martagny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Martagny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Martagny

Martagny est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Levrière prenant sa source à Bézu-la-Forêt, coule en bas de la commune de Martagny. Les maisons du village s’alignent le long d’une grande rue. Chacune possède une seule grande parcelle attenante, souvent perpendiculaire à la rue. La commune est divisée en quartiers: la Vieille Verrerie près de la Levrière, le Bord du Bois, le Gros Bouleau et les Deniers le long de la forêt de Lyons, le grand hameau de la Rouge Mare, les Simons entre les Flamants et Mesnil-sous-Vienne... Il y avait un puits communal encore en activité en 1960, situé au cœur de la Rouge Mare. Un autre plus archaïque se trouvait sur le chemin des Deniers. On peut encore voir des traces de ces deux puits grâce à une plaque pour le premier et aux vestiges de l'autre. Un château d'eau se trouvait aux Flamants. Il fut démoli en septembre 2009.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village serait né des déforestations successives. Le pays de Lyons était essentiellement forestier avant la sédentarisation néolithique et avec l'usage du brûlis apparu, d'après des études récentes, vers 8000 ans avant notre ère commença la grande déforestation qui ne cessa pratiquement pas. La venue des Celtes puis l'essartage par les ermites et les moines agronomes, souvent de tradition colombanienne vers le VIIe siècle, ont contribué à la naissance d'exploitations paysannes. Ces petites maisons ou « mansioniles », logement de laboureurs situés au milieu d'un champ seraient nés de ces défrichements. Les Gaulois ont possédé ces territoires pendant cinq siècles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Laurent Lainé   Agriculteur
mars 2001 2008 Jean-Pierre Dacbert   Décédé
mars 1995 2001 James Leroy   Agent de maîtrise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 138 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348 333 409 409 416 429 449 450 425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386 393 372 311 295 254 278 253 251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
215 204 189 154 260 176 172 174 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
131 102 94 89 94 120 136 138 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La belle église Saint-Vincent au plan en croix latine possède une voûte en bois. Autour de l'église un de ces cimetières en voie de disparition malheureusement.

Il y avait autrefois une verrerie dont il ne reste rien si ce n'est que deux creusets en piteux état et bien entendu le lieu-dit sur lequel est implanté une maison de maître datant du XVIIIe siècle. Cette verrerie faisait partie des verreries de la Forêt de Lyons qui étaient fort réputées dès le XIIIe siècle.

Il y avait un moulin à huile dont il ne reste que le lieu-dit et un moulin à grains sur les bords de la Levrière qui est un site en dehors du temps, préservé de la modernité. Il existait aussi un pigeonnier que l'on peut voir à l'entrée de l'ancienne verrerie.

L'impressionnant monument de la Rouge Mare érigé à la mémoire des gendarmes ( Maréchal des logis chef Crosnier, Gendarmes Praët et Lebas, de la brigade de Gournay-en-Bray ) tombés lors d'affrontements avec des soldats Allemands, qui avaient pour mission de détruire les ponts principaux de quelques grandes lignes de chemin de fer, dont certains à Oissel. Les événements se passèrent le 16 septembre 1914 se trouve dans les bois, sur la route des Flamants vers Neuf-Marché.

Entre la Rouge Mare et Martagny le calvaire « La Vallée » domine la plaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Cottin ou Cotin. (né à Martigny). Sans doute entraîné par Laurent de Normandie, il fut un adepte de la doctrine calviniste qu'il étudia à Genève d'où il fut renvoyé avec pertes et fracas en 1556. Cottin, homme « astorge et impitueux » fit à Paris, la connaissance du père d'Agrippa d'Aubigné qui le ramena à son fils de 4 ans en tant que précepteur en lettres latines, grecques et hébraïques.

Octavie Delacour. héroïnes presque oubliées de la grande guerre. Sa ténacité permit de déjouer un complot qui visait à détruire les ponts d'Oisel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :