Margherita Hack

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Margherita Hack

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Margherita Hack en 2006.

Nom de naissance Margherita Hack
Activités astrophysicienne
divulgatrice scientifique
Naissance 12 juin 1922
Florence, Toscane, Drapeau de l'Italie Italie
Décès 29 juin 2013 (à 91 ans)
Trieste, Frioul-Vénétie julienne, Drapeau de l'Italie Italie
Langue d'écriture italien

Margherita Hack (née le 12 juin 1922 à Florence, et morte le 29 juin 2013 à Trieste[1]) est une astrophysicienne et vulgarisatrice scientifique italienne.

L'astéroïde (8558) Hack, découvert en 1995, a été baptisé en son honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Roberto Hack (protestant), et sa mère (catholique), adhèrent à la Società Teosofica Italiana (société théosophique italienne). Margherita Hack, après avoir terminé ses études au lycée classique Galileo de Florence (sans avoir passé les examens à cause du déclenchement de la seconde guerre mondiale), a obtenu en 1945 une maîtrise en physique avec une thèse astrophysique sur les Céphéides, réalisée à Florence à l'observatoire d'Arcetri. Dans sa jeunesse, elle a aussi été championne de saut en hauteur et saut en longueur. En février 1944, elle a épousé Aldo De Rosa.

Activité scientifique[modifier | modifier le code]

Elle est professeur d'astronomie à temps plein à l'université de Trieste de 1964 au premier novembre 1992 l'année où elle a été placée « hors rôle » pour ancienneté. Puis elle est passée au rôle de professeur émérite à partir de 1998. Elle a dirigé l'observatoire astronomique de Trieste de 1964 à 1987, le portant ainsi à une renommée internationale. Membre des plus prestigieuses sociétés physiques et astronomique, Margherita Hack est aussi directrice du département d'astronomie de l'université de Trieste de 1985 à 1991 et de 1994 à 1997. Elle est membre de l'Académie nationale des Lincei. Elle a travaillé dans de nombreux observatoires américains et européens et a été pendant longtemps membre des groupes de travail de l'ESA et de la NASA. En Italie, elle a obtenu que la communauté astronomique italienne agrandisse son activité dans l'utilisation de plusieurs satellites en parvenant à un niveau de renommée internationale. Elle a publié de nombreux travaux sur des revues internationales et de nombreux livres soit populaires soit au niveau universitaire. En 1994, elle a reçu la Plaque Giuseppe Piazzi pour sa recherche scientifique. En 1995, elle reçoit le prix international Cortina Ulisse pour la divulgation scientifique. Margherita Hack en 1978 fonde la revue bimensuelle L'Astronomia dont le premier numéro paraît en novembre 1979 ; par la suite, avec Corrado Lamberti, elle dirigea la revue de divulgation scientifique et de culture astronomique Le stelle. En signe d'appréciation de son importante contribution, on a attribué son nom à un astéroïde (astéroïde 8558 Hack). Elle a obtenu le titre honorifique de citoyenneté des communes de Castelbellino de Medicina et de San Casciano in val di Pesa.

Activité sociale et politique[modifier | modifier le code]

Margherita Hack est aussi très connue pour ses activités sociales et politiques. Elle est athée, elle ne croit en aucune religion ou forme de surnaturel. Elle retient en outre que l'éthique ne dérive pas de la religion, mais de « principes de conscience » qui permettent à quiconque d'avoir une vision laïque de la vie, c'est-à-dire respectueuse de son prochain, de son individualité et de sa liberté. Défavorable à chaque forme de superstition, les pseudosciences comprises, elle est garante scientifique du CICAP depuis 1989, présidente d'honneur de l'Union des athées et des agnostiques rationalistes depuis 2002; elle est inscrite depuis 2005 à l'association Luca Coscioni, pour la liberté de recherche scientifique. Dans le passé elle a été inscrite au Parti radical transnational. Elle a été candidate aux élections régionales de 2005, en Lombardie, sur la liste du Parti des communistes italiens en obtenant 5.634 votes dans la ville de Milan. Après son élection, elle a cédé sa place à Bebo Storti. Elle a de nouveau rejoint le Parti des communistes italiens pour les élections politiques de 2006 : candidate dans de nombreuses circonscriptions de la Chambre, elle a été élue mais elle a finalement renoncé au siège obtenu, pour continuer à se consacrer à l'astronomie. Margherita Hack estime que l'euthanasie est un droit, un moyen de soulager la peine d'un homme qui souffre. En 2011, elle souscrit son testament. Le 22 octobre 2008, pendant une manifestation étudiante, sur la Piazza Signoria à Florence, elle a tenu un cours d'astrophysique avec une mention rapide sur les expériences réalisées au CERN sur le boson de Higgs, précédé d'une discussion contre la loi 133/08 (ex-décret-loi 112, renommé « décret Tremonti »). Le 21 mars 2009, le secrétaire du Parti des communistes italiens Olivero Diliberto a annoncé la candidature de Margherita Hack sur la liste anticapitaliste pour les élections européennes de juin. Dans cette circonstance, elle n'a pas été élue, parce que son parti n'a pas franchi le seuil des 4 % en tête de liste. Toutefois, il s'avéra par la suite que la scientifique était aussi insérée dans la circonscription Nord-Ouest. Pendant les élections régionales de 2010, elle s'est présentée dans les rangs de la Fédération de la gauche et a été élue dans le Lazio dans la circonscription de Rome, avec plus de 7 000 préférences. C'est une animaliste convaincue et elle est végétarienne depuis qu'elle est enfant. En ce qui concerne la viande, elle a déclaré : « Je n'en mangerai jamais, parce qu'il me semble vraiment atroce de tuer des millions et des millions d'animaux... c'est une réelle hécatombe chaque jour sur la terre ». En 2009, dans une lettre ouverte dans la revue MicroMega, elle critique le président du conseil italien Silvio Berlusconi sur le bien-fondé des procédures judiciaires dans lesquelles il est impliqué et sa présupposée tentative pour les éviter.

En faveur de la recherche sur le nucléaire[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne la question énergétique, Margherita Hack a déclaré être contre la construction de centrales nucléaires en Italie, mais pour la recherche sur le nucléaire, en expliquant que l'Italie actuelle n'est pas en mesure de maintenir des centrales et que l'Italie est un pays peu fiable. Madame Hack soutient qu'il existe «une peur irrationnelle, même scientifique, sur l'énergie nucléaire», qui pourtant « polluerait beaucoup moins que l'énergie au pétrole, au méthane et au charbon, et à laquelle nous devrions de toute façon recourir ». Elle a même souligné l'importance de la recherche dans ce domaine et la nécessité de « développer au maximum les énergies » qui contribuent à satisfaire une partie des besoins énergétiques.

En faveur de la reconnaissance des couples homosexuels[modifier | modifier le code]

Le 12 août 2010, Margherita Hack est élue à Torre del Lago Puccini « personnage gay de l’année » pour son activité en faveur des droits civils et de la reconnaissance juridique des couples homosexuels. Pour cette occasion, elle a déclaré que « de la part d'autres pays c'est certainement un signe de civilité. Nous, au contraire, nous sommes un pays en retard, qui ne sait pas ce qu'est le respect de la liberté. Le Vatican est sûrement un moyen de dissuasion qui influence la classe politique. Elle n'est pas libre et n'a pas le courage de réagir. Et si elle ne réagit pas ceci signifie qu'elle est plus fanatique que l'Église et ne sait pas ce qu'est le respect de la liberté d'autrui ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Esplorazioni radioastronomiche - Trattato teorico e pratico. Turin, Boringhieri, 1964.

Parmi ses dernières publications :

  • L'universo violento della radioastronomia, Mondadori, 1983.
  • L'universo alle soglie del 2000. Dalle particelle alle galassie, Rizzoli, Milan, 1992.
  • Dalle particelle alle Galassie, Rizzoli, 1992.
  • Cataclysmic Variables and Related Objects, avec C. la Dous, Pier Luigi Selvelli, H. Duerbeck, M. Friedjung, A. Bianchini, R. Viotti),
  • Alla scoperta del sistema solare avec A. Braccesi et G. Caprara, Mondadori, Milan, 1993.
  • Sette variazioni sul cielo, Raffaele Cortina, 1999.
  • L'Universo alle soglie del terzo millennio, Rizzoli, 1997.
  • L'amica delle stelle. Storia di una vita, Rizzoli, 2000.
  • Etica, biodiversità, biotecnologie, emergenze ambientali avec Gino Ditadi Trisonomia, 2002.
  • Storia dell'astronomia. Dalle origini al duemila e oltre, Edizioni dell'Altana, 2002.
  • Origine e fine dell'universo avec Pippo Battaglia, Walter Ferreri, Utet libreria, 2004.
  • Vi racconto l'astronomia, Laterza, 2004; (ISBN 978-88-420-7432-8).
  • Una vita fra le stelle, Di Renzo Editore, Rome, 1995, 2005.
  • Idee per diventare astrofisico - osservare le stelle per spiegare l'universo (i misteri della scienza a cura di Lisa Vozza), Zanichelli, 2005.
  • L'universo di Margherita avec Simona Cerrato, illustrazioni di Grazia Nidasio, Editoriale Scienza, 2006.
  • L'idea del tempo, avec Pippo Battaglia, Utet Libreria, 2006.
  • Il mio zoo sotto le stelle, avec Bianca Pauluzzi, Di Renzo Editore, Rome, 2007.
  • Qualcosa di inaspettato, Laterza, 2007. (ISBN 9788842084785)
  • Così parlano le stelle - L'Universo spiegato ai ragazzi con Eda Gjergo, in collaborazione con Arnoldo Mosca Mondadori, Sperling & Kupfer, 2007. (ISBN 978-88-6061-226-7)
  • Che cos'è l'universo?, con CD audio, Luca Sossella Editore, Rome, 2008.
  • Le mie favole. Da Pinocchio a Harry Potter (passando per Berlusconi), Edizioni dell'Altana, Rome, 2008.
  • Dal sistema solare ai confini dell'Universo, Liguori, Naples, 2009.
  • Libera scienza in libero Stato, Rizzoli, Milan, 2010. (ISBN 978-88-17-03836-2)[2],
  • Diario di un incontro, Zikkurat Edizioni&Lab, 2010.
  • Notte di stelle, Margherita Hack et Viviano Domenici, Sperling & Kupfer, 2010.
  • Perché le stelle non ci cadono in testa? E tante altre domande sull'astronomia?? Editoriale Scienza, 2010.
  • Il mio infinito, Dalai Editore, 2011.
  • Tutto comincia dalle stelle, Margherita Hack et Gianluca Ranzini, Sperling & Kupfer, 2011.
  • La mia vita in bicicletta, Ediciclo Editore, 2011.
Œuvres traduites en français
  • Ce ciel qui nous entoure, [« Universo, pianetti, stelle e galassie »], trad. et adapt. de Henri Montocchio, Paris/Bruxelles/Lugano, Atlas/Érasme/Transalpines, 1978, 92 p. (notice BnF no FRBNF36598814r)
  • Le Grand Livre de l'astronomie, [« Il Libro dell'astronomia »], dir., adapt. Geneviève de Temmerman et Yves de Bouard, Paris, Éditions des Deux Coqs d’Or, coll. « Tout en couleurs », 1987, 317 p. (ISBN 2-7192-1303-9)
  • Le Système solaire, [« Alla scoperta del sistema solare »], avec Alessandro Braccesi et Giovanni Caprara, Paris, Éditions Gründ, 2001, 264 p. (ISBN 2-7000-1904-0)
  • L’Infini et Nous. Dieu, la vie et l'Univers vus par une scientifique athée, [« Il mio infinito »], trad. de Geneviève Cattan, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, 219 p. (ISBN 978-2-221-12955-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]