RCS MediaGroup

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RCS MediaGroup

Description de l'image  RCS MediaGroup - Logo.png.
Création 1927
Dates clés 1927 : A. Rizzoli & Co.
1952 : Rizzoli Editore
1986 : RCS Editori
1997 : H.d.P
2003 : RCS MediaGroup
Fondateurs Angelo Rizzoli
Personnages clés


Siège social Drapeau d'Italie Milan (Italie)
Produits Presse, livres, périodiques, publicité
Effectif 5 932
Site web www.rcsmediagroup.it
Chiffre d’affaires en augmentation 2,075 milliards
Résultat net en diminution - 283,8 millions

RCS MediaGroup (pour en italien : Rizzoli-Corriere della Sera) est un groupe d'édition multimédia italien, dont le siège est situé en Lombardie, à Milan, via Angelo Rizzoli 8.

Historique[modifier | modifier le code]

Tout commence avec Angelo Rizzoli, qui fut aussi un grand producteur de films : il fonde en 1927 la maison A. Rizzoli & Cie et rachète cette année-là à Arnoldo Mondadori le bimensuel Novella qui publiait à l'époque des auteurs comme Pirandello. Ciblant un public féminin, en 1930, le tirage moyen était de 130 000 exemplaires.

Aux cours des dix années qui suivent, Rizzoli, surnommé Il cumenda, acquiert et développe les périodiques suivants : Annabella, Bertoldo (qui publia les premiers dessins de Federico Fellini), Candido, Omnibus, Oggi et L'Europeo.

À partir de 1949, Rizzoli se lance dans l'édition de livres : des classiques avec la Biblioteca Universale Rizzoli aux éditions en format poche. En 1950 est fondée la Cineriz, maison de production disparue en 1993 et qui eut à son catalogue plus de 150 films (d'Antonioni à Visconti en passant par Fellini, Pasolini ou De Sica).

En 1952, le groupe prend le nom de Rizzoli Editore et le siège est à Milan.

En 1960, débute sous la direction d'Andrea Rizzoli (1914-1983), le fils d'Angelo, la construction du Milanello, devenu centre d'entraînement sportif du Milan AC : Andrea devient le patron de l'une des équipes les plus en vue du football européen.

En 1974, Andrea rachète pour 40 milliards de lires[1], une somme inhabituelle à l'époque, le groupe Editoriale Corriere della Sera : par là-même, il acquiert 100 % des parts de la famille Crespi, d'Angelo Moratti et de Giovanni Agnelli qui possédaient à eux trois le groupe éditorial qui publiait le no 1 des quotidiens italiens.

Rizzoli Editore devient alors le 1er groupe de presse italien mais le Corriere della Sera perdait à cette époque près de 5 milliards de lires par an : le taux d'endettement du Groupe Rizzoli augmente alors de façon sensible. En 1977, Rizzoli se porte pourtant acquéreur d'un autre titre : La Gazzetta dello Sport, no 1 en Italie des quotidiens sportifs.

En 1978, Angelone Rizzoli (né en 1942), petit-fils d'Angelo, reprend la présidence du groupe et hérite d'une situation pour le moins catastrophique. En 1981, alors qu'il est impliqué dans l'affaire de la loge P2 et de la Banco Ambrosiano, il signe une promesse de ventes d'actions laquelle se révèlera être illégale. En 1983, il est arrêté, lui et son directeur général, Bruno Tassan Din, officiellement pour mise en faillite frauduleuse.

Entre 1982 et 1985, le groupe est placé en redressement judiciaire puis sous contrôle administratif. L’État italien veille à ce que le contrôle de la presse nationale par le groupe ne dépasse pas 20 %. L'actionnariat est redistribué via la GEnerale Mobiliare INteressenze Azionarie - Gemina (46 %), Mittel (11,6 %), etc. La famille Rizzoli ne possède plus que 3,7 % des parts. Le groupe est rebaptisé RCS Editori et renoue bientôt avec la croissance et le désendettement. Le groupe Hachette par exemple se porte acquéreur pour 100 milliards de lires d'actions. Sont alors créées les branches RCS Quotidiani, RCS Periodici et RCS Pubblicità. De nouvelles maisons éditoriales sont acquises comme Bompiani, Fabbri Editori, Sonzogno, Sansoni. Entre 1986 et 1996, le groupe a multiplié par dix son capital.

En 1997, le groupe intègre une nouvelle holding nommé la H.d.P. (Holding di Partecipazioni Industriali) dans laquelle on trouve aussi la Fila.

Dans les années 1990, le groupe Feltrinelli s'était porté acquéreur des points de vente au détail sur le sol italien (kiosques, librairies) : seule demeure dans la Galleria Vittorio Emanuele II à Milan, la librairie historique fondée par Alberto Rizzoli avant la guerre.

Le 1er mai 2003, la H.d.P. devient le RCS MediaGroup dirigé par Vittorio Colao qui démissionne en 2006 : Antonello Perricone lui succède.

Après plusieurs exercices déficitaires et une augmentation de son endettement, RCS MediaGroup décide en mars 2012 de revendre sa filiale Groupe Flammarion pour un montant de 300 millions d'euros. Le 26 juin, la proposition de rachat faite par le Groupe Gallimard à hauteur de 251 millions est acceptée par RCS[2].

Activités[modifier | modifier le code]

Elles se répartissent suivant cinq domaines :

  • MAGAZINES : RCS Periodici (60 %) et Burda (40 %)
    • Italie : Oggi, Visto, OK La salute prima di tutto, Novella 3000, Astra, Domenica Quiz, Domenica Quiz Mese, Max, L'Europeo, Amica, A, Brava Casa, Donna e Mamma, Dolce Attesa, Insieme, Io e il mio bambino, La guida di Io il mio bambino, Imagine, Dove et Style Magazine, Abitare, Case da Abitare.
    • Espagne : Unidad Editorial avec Telva, Actualidad Economica, El Cultural, La aventura de la historia.
    • Chine : Rizzoli Beijing avec Abitare et Case da Abitare.
  • RÉGIE PUBLICITAIRE : RCS Pubblicità

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Au 4 avril 2012[3], l'actionnariat de RCS MediaGroup S.p.A., se présentait ainsi :

Mediobanca : 23,564 % Giovanni Agnelli & C., via Fiat : 17,701 % Italmobiliare : 12,761 % Fondiaria-SAI : 9,042 % Pirelli & C : 9,011 % Intesa Sanpaolo : 8,874 % Generali : 6,386 % Sinpar Società di Investimenti e Partecipazioni, via famille Lucchini : 3,506 % Gruppo Francesco Merloni  : 3,440 % Mittel Partecipazioni Stabili : 2,205 % Eridano Finanziaria : 2,112 % Edison : 1,797 %

Total : 100 %

Actionnaires ayant revendus leurs parts en 2010-2011 :

Giuseppe Rotelli via Pandette Finanziaria : 7,546 %, Efiparind BV via famille Pesenti : 7,748 % Dorint Holding S.A. via famille Della Valle : 5,499 % Premafin Finanziaria via famille Ligresti : 5,461 % Si.To. Financiere via famille Toti : 5,140 % Benetton Group : 5,100 % Groupe UBS : 3,522 %

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Près de 300 millions de francs en 1974 soit près de 250 millions d'euros (2007). Sources : Convertiseur Banque de France.
  2. Communiqué du Groupe au 26.06.2012.
  3. D'après la répartition publiée en ligne sur le site officiel du Groupe.

Liens externes[modifier | modifier le code]