Lod (Israël)

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Lod
(he) לוד (ar) اللد
Blason de Lod
Héraldique
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
District District centre
Maire Ilan Harari
Démographie
Population 67 400 hab. (2008)
Densité 5 513 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 56′ 55″ N 34° 53′ 20″ E / 31.948497, 34.88931° 56′ 55″ Nord 34° 53′ 20″ Est / 31.948497, 34.889  
Altitude 65 m
Superficie 1 222,6 ha = 12,226 km2
Divers
Date de création Chalcolithique
Localisation

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Liens
Site web http://www.lod.muni.il
Le pont "Baibars" à Lod

Lod (en hébreu : לוֹד; en arabe: اَلْلُدّْ - al-Ludd ; en greco-latin Lydda) est une ville du district centre d'Israël. C'est une des plus anciennes villes du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Âge du bronze[modifier | modifier le code]

La première trace écrite sur la ville de Lod apparaît à l'époque du bronze (-2400--1400) dans une liste de cités cananéennes conquisent par Thoutmôsis III à Karnak au XVe siècle av. J.-C. [1]. Cette mention atteste de son importance dans la région, même s'il semble que Lod était alors soumise à Gezer.

Âge du fer[modifier | modifier le code]

Jusqu'à l'époque du Premier Temple, on ne trouve plus de mention de la ville de Lod. Des restes archéologiques de l'âge du fer montrent cependant que la ville était toujours habitée. Ce fait explique aussi que le nom de la ville se soit conservé pendant une si longue période.

Selon la tradition juive, la ville de Lod était fortifiée depuis l'époque de Josué fils de Noun (Talmud de Babylone, Meguila 4a). Le livre des Chroniques attribue sa fondation à la tribu de Benjamin :

Les fils d’Elpaal furent Ever, Micheam et Chemer. Celui-ci fut le fondateur de Ono[2]et de Lod, avec ses dépendances.[3]

Période du Second Temple[modifier | modifier le code]

Selon le livre d'Ezra (2:33), ses habitants sont déportés à Babylone après la destruction du Temple en -586. Au début de la période du Second Temple, la ville de Lod est rattaché à la province de Samarie et non pas à la province de Judée. Même après la conquête de la région par Alexandre le Grand en -333, Lod reste en Samarie.

Lors de la révolte de révolte des Maccabées, qui s'est déclenchée à proximité, dans la ville de Modiin, la ville est reprise aux Grecs par Jonathan. Elle est alors rattachée à la Judée. Cette annexion est ensuite confirmée par les souverains séleucides Alexandre Ier Balas, puis Démétrios II Nicator. Lod est mentionnée dans les messages envoyés par Démétrios Ier Sôter et Démétrios II à Jonathan. Pendant toute la période hasmonéenne, Lod est une ville prospère et garde sa place en tant que localité centrale dans la plaine.

La domination romaine sur Lod commence en -66 lors de l'invasion de la Judée par les troupes de Pompée. En -48, Lod est placée à la tête d'un district. En -43, Cassius impose de lourds impôts sur la Syrie et les provinces voisines pour financer sa guerre contre les héritiers de César. Hyrcan II et Antipater ne parvenant pas à réunir la somme exigée par Cassius, celui-ci réduit en esclavage les habitants de 4 villes de Judée, dont Lod[4]. Deux ans plus tard, Marc-Antoine, à la tête de partie orientale de l'Empire Romain, libère les esclaves, et il semble que les habitants de Lod retournent dans leur ville.

Sous Hérode, Lod reste un centre important, et cela semble-t-il jusqu'à la destruction du Temple. Flavius Josèphe la décrit comme

un bourg qui [...] ne le cédait pas en grandeur à une ville[5]

Au début de la Grande révolte juive (66-73), Cestius Gallus marche vers Jérusalem après avoir réprimé la révolte en Galilée. Il passe par Lod, qu'il trouve vide parce que ses habitants se sont rendus en pèlerinage à Jérusalem pour la fête de Souccot[6], et incendie la ville.

Lod est prise par Vespasien pendant sa campagne militaire en Judée, bien que la date de sa conquête ne soit pas clairement établie et qu'il semble qu'elle se soit rendu sans combat. Dans tous les cas, au printemps 68, Lod est hors de la zone des combats et il semble que de nombreux réfugiés affluent vers elle.

Après la destruction du Temple, plusieurs dirigeants spirituels juifs sont établis à Lod. Parmi ces sages, on compte

Le Talmud (T.B. traité Kiddoushin 40b) raconte les décisions importantes prises à Lod lorsque « Rabbi Tarfon et les anciens dînaient dans le grenier de la maison de Nitzah à Lod ».

Dans le Nouveau Testament, Lydda est mentionné en rapport avec Pierre, qui y guérit un paralytique (Ac. 9, 32-38).

D'après un hadith, c'est à la porte de Lod lors du retour de Jésus que celui-ci tuera l'Antéchrist.

Époque romano-byzantine[modifier | modifier le code]

Aux époques romano-byzantines, son nom grec est Diospolis.

La conquête par Israël[modifier | modifier le code]

La ville s'appelait Lydda avant de tomber entre les mains des forces israéliennes lors de l'opération Dani pendant la Guerre israélo-arabe de 1948-1949.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Lod Train Sign.jpg

Démographie[modifier | modifier le code]

Evolution démographique
année population
1922 8 103
1946 18 250
1948 22 000
1960 19 000
1980 40 000
1990 43 000
2000 65 000
2005 66 599

D'après CBS la répartition ethnique de la ville en 2007 était la suivante :

  • Juifs : 68,3 %
  • Arabes : 24,3 % (répartis en 23,2 % de musulmans et 1,1 % de chrétiens).

Transports[modifier | modifier le code]

Lod est le plus grand nœud ferroviaire du pays et est situé à proximité de l'aéroport international David-Ben-Gourion de Tel Aviv, anciennement appelé Aéroport de Lod.

Immigration[modifier | modifier le code]

Le centre d'intégration de l'Agence juive, le principal organisme pour la gestion des immigrants juifs arrivant en Israël, se trouve à Lod.

Culture[modifier | modifier le code]

Le groupe de rap et de hip-hop DAM, qui a composé le thème d'ouverture de la série télévisée Arab Labor, est basé à Lod.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Tombeau de Georges de Lydda, dans l'Église Saint-Georges.
  • Mosaïque de Lod : mosaïque de 33 m2, à décor d'animaux exotiques, découverte en 1996, lors de travaux d'aménagements d'une autoroute. Elle est datée de 300 ap. J.-C..

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphanie Pioda, La mosaïque de Lod, un chef d'œuvre en voyage, dans Archéologia, n°513, septembre 2013, p.6-7.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Excursions in Terra Santa, consulté le 22/02/2007.
  2. Aujourd'hui Or Yehuda
  3. I Chroniques (8:12)
  4. Antiquités juives, livre XIV
  5. Antiquités juives, livre XX
  6. Guerre des Juifs, livre II