Aéroport international de Tel Aviv-David Ben Gourion

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ben Gurion International Airport
Le signe à la gare de l'aéroport de Ben Gurion
Le signe à la gare de l'aéroport de Ben Gurion
Localisation
Pays Drapeau d’Israël Israël
Ville Tel Aviv, Jérusalem
Coordonnées 32° 00′ 43″ N 34° 53′ 12″ E / 32.012079, 34.88657 ()32° 00′ 43″ Nord 34° 53′ 12″ Est / 32.012079, 34.88657 ()  
Altitude 41 m (135 ft)

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Ben Gurion International Airport
Pistes
Direction Longueur Surface
03/21 1 780 m (5 840 ft) Asphalte
08/26 3 657 m (11 998 ft) Asphalte
12/30 3 112 m (10 210 ft) Asphalte
Informations aéronautiques
Code AITA TLV
Code OACI LLBG
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Israel Airports Authority
Duty-free au terminal 3
Hall d'arrivée du Terminal 3 de l'aéroport

L’aéroport international David-Ben-Gourion (en hébreu : נמל תעופה בן גוריון, namel te'oufah Ben Gourion, de code AITA TLV, anciennement connu sous le nom d’Aéroport de Lod car il est situé à proximité de la ville de Lod, à 15 km au sud-est de Tel Aviv, est le plus grand aéroport international d’Israël. Il est surnommé aussi Natbag (נתב"ג) par les Israéliens dû à ses initiales en hébreu.

En 2007, environ 11 millions de passagers internationaux ont transité par cet aéroport qui dispose de quatre terminaux. Un nouveau « Terminal 3 » ultra-moderne a été inauguré le 2 novembre 2004 pour remplacer le « Terminal 1 ». Sa capacité pourrait passer à 16 millions après l’ajout prévu de deux halls supplémentaires.

L’aéroport Ben-Gourion est réputé pour être un des aéroports les plus sécurisés du monde, et cela, dû à un service de sécurité particulièrement élevé (machines à rayons-X, personnel de vigilance formé, etc.)[1].

L'aéroport Ben-Gourion est le hub des compagnies aériennes israéliennes El Al, Arkia, Sun d'Or ainsi que Israir.

L'aéroport est dirigé par la Israel Airport Authority, une organisation gouvernementale qui dirige les aéroports ainsi que les frontières de l'État d'Israël.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Les premières pistes d'atterrissage en Israël ont été construites par les Turcs, pendant la Première Guerre mondiale, à Tzemach dans le Nord, à Ramla dans le Centre et à Gaza dans le Sud[2], pour utiliser les biplans fournis par l'Empire allemand à l'Empire ottoman. Après 1918, ces pistes serviront pour les immigrants juifs en Palestine.

La période du mandat britannique[modifier | modifier le code]

Plan historique de l'Aéroport de Lod

En 1936, est construit le Lydda Airport (Aéroport de Lod), dans la périphérie de Lod. Quatre véritables pistes sont construites, par le gouvernement de la Palestine mandataire, chacune de 800 mètres de long et 100 m de large.
Peu à peu, de plus en plus de compagnies choisissaient de mettre en place des vols atterrissant ou s'arrêtant à l'aéroport de Lod, parmi lesquelles la Dutch airlines, KLM, liant l'Europe occidentale à l'Extrême-Orient (Indonésie), LOT Polish Airlines, Czech Airlines. En 1937 débuta la construction d'un hangar, dans l'optique de l'arrivée de l'avion Hannibal[3] de la compagnie British Imperial Airways.

Avec l'augmentation des lignes, le trafic augmenta.

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le nombre des vols civils revint peu à peu à celui d'avant-guerre, et en 1946, la compagnie américaine TWA mit en place un vol régulier entre les États-Unis et Israël, utilisant un Douglas DC-4.

Peu avant la fin du mandat britannique en Palestine (1948), l'unité "Zippora" de la Brigade Givati fut envoyée à l'aéroport, pour surveiller les activités juives et avec l'intention de prendre en charge l'aéroport après la fin du mandat.

Après le départ des Anglais[modifier | modifier le code]

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Les Britanniques quittent la Palestine, et les activités de l'aéroport cessent presque totalement. Les soldats de l'unité "Zippora" quittent aussi l'aéroport, et s'en vont en guerre. Seuls quelques forces arabes restent dans les environs; et les légions jordaniennes. Le trafic a été déplacé vers l'aérodrome d'Ein Shemer. Peu de jours après, la jeune Tsahal arrive à l'aéroport quasiment désert (une des missions de l'Opération Dani), et en donne la direction au Ministère des Transports.

Peu après, les vols reprennent ; la compagnie nationale israélienne El Al y commence ses activités. Durant la première année suivant l'Indépendance, 40 000 voyageurs sont passés par le Lydda Airport.

Dans les années 1950, la compagnie israélienne privée Arqi'ah inaugure des vols de Lod vers Eilat, Mahanayim et Haïfa. Durant l'hiver 51/52, le terminal des passagers s'étend de 36 000 m².

Dans les années 1960, on dénombre 14 lignes régulières vers l'international. Après la Guerre des Six Jours (1967), le trafic augmenta rapidement; un vol depuis la Roumanie a été inaugurée : c'est le premier vol en direction d'Israël en provenance d'Europe de l'Est, après une longue interruption.

Le 8 mai 1972, quatre terroristes palestiniens détournent un avion de la Sabena parti de Vienne, et l’obligent à atterrir à l’aéroport Ben-Gourion. Des commandos israéliens prirent d’assaut l’avion, tuèrent deux des pirates de l’air et capturèrent les deux autres. Un passager est mort au cours de l’assaut.

Le 30 mai 1972, au cours d’un événement connu sous le nom de massacre de l'aéroport de Lod, 26 personnes (dont deux terroristes) sont tuées et 80 blessées dans l’attaque de la zone d’arrivée des passagers par l’Armée rouge japonaise[4]. Parmi les victimes, on compte Aharon Katzir, éminent biophysicien et un groupe de 20 touristes porto-ricains qui venaient d’arriver en Israël.

Depuis 1973 : l'Aéroport David-Ben-Gourion[modifier | modifier le code]

En décembre 1973, après le décès de l'ancien et premier premier ministre israélien David Ben Gourion, le Gouvernement renomme l'aéroport de Lod en Aéroport David-Ben-Gourion.

En 1977, la Knesset adopte le projet de loi sur l'Autorité des Aéroports (Airports Authority bill), qui confie la direction des aéroports à l'entreprise publique Israel Airports Authority nouvellement créée.

Dans les années 80, une nouvelle tour de contrôle est bâtie, le terminal passagers est étendue, et les technologies de communication ont été améliorées. Une ligne à destination de l'Égypte est mise en place. En 1986, pour commémorer les 50 ans de l'activité aéroportuaire de l'aéroport, un timbre a été émis en collaboration avec les Services Postaux.

Au début des années 90, Israël a subi l'énorme vague d'immigration des Juifs d'Ex-URSS. Un hall pour accueillir ces nouveaux 'olims a été créé. Des vols directs depuis l'ex-URSS ont été mis en place. Le trafic a augmenté très fortement durant cette période.

En 2007, environ 11 millions de passagers internationaux ont transité par cet aéroport, c'est le principal aéroport d'Israël. En juillet 2007, une décision du Ministère de la Défense de fermer l'aéroport Sde Dov[5] (l'autre aéroport de l'agglomération de Tel Aviv) entraînera la répartition du trafic comme suivante : le trafic civil sera transféré vers l'aéroport David-Ben-Gourion, le trafic militaire vers la base de Palmachim. L'aéroport doit encore s'attendre à une forte augmentation de trafic.

Terminal 1 de l’aéroport

L'aéroport en 2008[modifier | modifier le code]

2007 a été la meilleure année de l'aéroport, avec plus de 10,5 millions de passagers transitant par l'aéroport.

En 2006, plus de 40,6 % des vols internationaux étaient effectués par El Al, 4,16 % par la Lufthansa, 3,96 % par Continental Airlines, 3,85 % par Israir Airlines, 3,83 % par Arkia.
Toujours en 2006, une étude conduite par le Conseil international des aéroports classe l'aéroport Ben Gourion premier sur 40 aéroports européens en termes de relations clientèle[6], et huitième sur 77 aéroports du monde entier. C'est aussi, d'après le CIA, le meilleur aéroport du Moyen-Orient[7].

En janvier 2008, l'IAA a annoncé la construction d'un nouveau terminal pour les vols privés[8], en très forte augmentation. L'IAA va investir 10 millions de sheqels (environ 2 millions d'euros).

Terminaux[modifier | modifier le code]

Terminal 1[modifier | modifier le code]

Ce terminal sert aux vols nationaux.

Après une longue période de travaux, le Terminal 1 rouvre le 20 février 2007[9]. Il servait jusqu'alors aux vols internationaux; cette fonction a été transférée au Terminal 3. Les travaux, d'un coût de 14,5 millions de sheqel ont duré un an et demi, ils ont été achevés à temps.
En 2006, plus de 400 000 passagers sont passés par ce terminal, la grande majorité pour aller à Eilat.

Terminal 2[modifier | modifier le code]

Le Terminal 2 a été inauguré en 1969 lorsque la compagnie privée israélienne Arkia reprend les vols à destination de cet aéroport, à la suite de la guerre des Six Jours.
Jusqu'au 20 février 2007, ce terminal servait aux vols nationaux. La direction pensait le démolir pour agrandir les zones de fret, puis elle a décidé de le reconvertir en terminal pour les vols à bas coût (low cost).

Terminal 3[modifier | modifier le code]

Terminal 3

Le Terminal 3 sert pour les vols internationaux.

Il a ouvert le 28 octobre 2004[10], sous le nom de « Natbag 2000 »; devenant ainsi la principale porte d'entrée et de sortie pour Israël. Le bâtiment a été dessiné principalement par Black & Veatch Corporation, Skidmore, Owings and Merrill et par Moshe Safdie. Le vol inaugural fut un vol à destination de l'aéroport John-F.-Kennedy de New York.

Le terminal est conçu pour recevoir plus de 10 millions de passagers par an. Aucun nouvel agrandissement de l'aéroport est prévu, à cause de la proximité de l'agglomération de Tel-Aviv (la plus grande agglomération d'Israël). Si le trafic continue de croître, un autre aéroport sera construit. Le nouveau terminal mesure plus de 100 000 mètres carrés[11], dispose de 133 postes de contrôle, 40 escaliers roulants, 55 ascenseurs. Les bus transportant les passagers de l'avion au terminal ont été remplacés par 24 ponts.

Terminal 4[modifier | modifier le code]

Ce terminal, construit en 1999, était prévu pour accueillir le surplus de passagers en 2000, mais n'a jamais été inauguré officiellement. Il a été utilisé pour accueillir les passagers venant d'Asie durant l'épidémie de SRAS[12], pour le rapatriement de la cassette du Colonel Ilan Ramon après le désastre Columbia, pour celui de l'homme d'affaires, otage au Liban, Elchanan Tannenbaum, et des cassettes de trois soldats morts au Liban en janvier 2004.

Pistes[modifier | modifier le code]

Principale piste 12/30[modifier | modifier le code]

Piste de l'aéroport

En anglais main runway, en hébreu מסלול הראשי.

C'est la piste la plus proche des terminaux 1 et 3; elle est suivie par une voie de circulation (taxiway). Elle mesure 3 112 mètres, et est orientée d'Ouest en Est (12/30). La piste est prêt à accueillir l'A380 suite aux travaux de 2007 qui ont coûtés plus de 17 Millions de Shekels. La piste est temporairement fermée depuis 2011 pour permettre les travaux de rallongement de la piste 03/21.

Petite piste 03/21[modifier | modifier le code]

En anglais short runway, en hébreu en hébreu מסלול הקצר.

Auparavant, cette piste servait aux avions-cargos de l'armée de l'air israélienne. Fin 2011, la piste ferme et la majorité des activités militaires à l'est de la piste est transférée à la base aérienne militaire de Nevatim, dans le sud d'Israël. Actuellement la piste est en cours de travaux de rallongement pour atteindre près de 9.100 pieds (2.800 m). A la fin des travaux (prévue pour début 2014), la piste sera équipée d'une ILS et sera commercialement opérationnelle.

La piste 03/21 deviendra alors la piste d’atterrissage principale (en place de la 12/30 qui deviendra une piste secondaire). Ce changement permettra de faire fonctionner l'aéroport tel un "V ouvert" qui permettra les atterrissages et décollages en simultanés, ce qui accroîtra la sécurité aérienne ainsi que la capacité maximale de trafics aériens.

Piste « silencieuse » 26/08[modifier | modifier le code]

En anglais quiet runway ou silent runway, מסלול השקט.

C'est la plus grande des pistes de l'aéroport (elle mesure 3 657 mètres), et la principale piste d'atterrissage pour les vols provenant de l'Est. Cette piste est surnommée « tranquille » car lors des décollages vers l'Est, les avions ne causent pas de pollution sonore sur les zones d'habitations à l'ouest de l'aéroport (agglomération de Tel Aviv). Elle a été aménagée en 2006 pour accueillir l'Airbus A380[13].

Destinations et compagnies aériennes[modifier | modifier le code]

Tous les vols internationaux partent et arrivent au Terminal 3, sauf les vols d'Easyjet et Jet 2 qui arrivent a Terminal 3 mais partent de Terminal 1, tandis que le Terminal 1 est utilisé pour toutes les vols domestiques.

Charter[modifier | modifier le code]

Cargo[modifier | modifier le code]

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, une gare existe au sous-sol du Terminal 3 de l'aéroport, Ben Gurion Airport Railway Station. Elle est gérée par l'opérateur national de chemins de fer, Israel Railways.
Cette station est reliée à Tel-Aviv, Haïfa, d'autres villes du nord, et dans le sud-ouest à Modiin-Maccabim-Reout[14]. À noter que le train ne fonctionne pas le samedi (jour de Shabat) et pendant les fêtes juives. La ligne vers Haïfa fonctionne 24 heures sur 24.
Le train est peu cher : le train Ben-Gourion - Haïfa coûte environ 36 sheqel, soit moins de 8 euros. Pour rejoindre le centre de Tel-Aviv, le voyage coûte 12 sheqel, soit moins de 3 euros.

Il n'y a pas encore de ligne directe de l'aéroport vers Jérusalem. Il existe une ligne Aéroport-Modiin, le tronçon Modiin-Jérusalem doit être complétée d'ici 2012[15]. Ce sera une ligne à haute vitesse.

Bus et taxis[modifier | modifier le code]

L'aéroport est desservi par des bus de manières régulières. Les principales compagnies de bus du pays sont Dan Bus Company[16] et Egged.

La station de taxis de l'aéroport est localisée au rez-de-chaussée. Les taxis y stationnant sont sous le contrôle de l'autorité de l'aéroport[17].

Il existe en Israël une sorte de taxis collectifs, les Shirout, qui fonctionnent comme des taxis. Ce sont généralement des vans, qu'on peut héler[18] à la sortie de l'aéroport.

Voiture[modifier | modifier le code]

Il y a deux parkings à la sortie de l'aéroport.

Il y a de nombreuses agences de locations de véhicules dans l'aéroport : Serves Avis, Eldan, Budget, Hertz, Sixt.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]