Petah Tikva

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Petah Tikva
(he) פֶּתַח תִּקְוָה - (ar) بيتح تكفا
Blason de Petah Tikva
Héraldique
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
District District centre
Maire Yitzhak Ohayoun (1999 - )
Démographie
Population 184 200 hab. (2006)
Densité 5 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 32° 05′ 00″ N 34° 53′ 00″ E / 32.08333333, 34.88333333 ()32° 05′ 00″ Nord 34° 53′ 00″ Est / 32.08333333, 34.88333333 ()  
Superficie 3 585,8 ha = 35,858 km2
Divers
Date de création 1878
Localisation

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Petah Tikva

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Petah Tikva
Liens
Site web http://www.petah-tikva.muni.il/

Petah Tikva ((he) פֶּתַח תִּקְוָה, Ouverture vers l’espoir) est une ville d’Israël dans le District Central, au nord-est de Tel-Aviv. Le territoire de la commune couvre 39 km2 et sa population en 2006 est de 184 200 habitants[1]. Elle est considérée comme la « Mère des Implantations » juives en terre d’Israël.

Histoire[modifier | modifier le code]

Petah Tikva en 1912

Petah Tikva a été fondée en 1878 par des pionniers religieux venant de Jérusalem, qui était menés par Yehoshua Stampfer. Ce fut la première implantation agricole juive moderne en Palestine, alors intégrée dans l’Empire ottoman. Elle a depuis prospéré et s’est développée au point de devenir la 7e ville d’Israël.

Les pionniers avaient au départ l’intention de s’établir dans la vallée de l’Achor, près de Jéricho, et commencèrent l’acquisition de terres dans ce but. Ils choisirent le nom de leur implantation d’après la prophétie d’Osée (2, 17) : « Et de là-bas, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai de la vallée de Akor une porte d’espérance, et là elle répondra comme au temps de sa jeunesse. » Cependant, le sultan turc annula la vente et leur interdit de s’implanter à cet endroit, ils gardèrent le nom de Petah Tikva comme symbole de leurs aspirations.

Nullement découragés, les pionniers achetèrent finalement 3,40 km2 de terres du village de Mulabbis, près de la source du Yarkon. Le Sultan permit le développement du projet. Mais l’emplacement était constitué de marais infectés par la malaria et ils durent évacuer le site pour fonder la ville de Yehud à proximité du village arabe de Yehudiyya, à environ 20 kilomètres au sud. Avec l’aide financière du baron Edmond de Rothschild, ils purent drainer suffisamment les marais pour s’implanter à nouveau en 1883, rejoints par les immigrants de la première et de la deuxième Aliyah.

Au cours de la Première Guerre mondiale, Petah Tikva servit de refuge pour les habitants de Tel Aviv et Jaffa, fuyant l’incorporation forcée dans l’armée turque pour repousser l’avancée des troupes britanniques. La ville a particulièrement souffert de sa position entre les fronts turc et britannique au cours de la guerre.

Petah Tikva devint un centre de formation pour des milliers de travailleurs pionniers, qui y apprirent le métier de fermier avant de s’aventurer à créer de nombreuses implantations à travers le pays. Ces écoles agronomiques sont toujours actives aujourd’hui.

Petah Tikva a également été le berceau du mouvement socialiste sioniste, inspiré par les écrits de David Gordon qui vécut à Petah Tikva avant de s’installer à Degania.

Au début des années 1920, Petah Tikva commença à s’urbaniser et on vit apparaître les premières zones industrielles. En 1921, Petah Tikva s’est vu accorder le statut de Conseil local par les autorités britanniques, et en 1937, elle fut reconnue en tant que ville. Son premier maire, Shlomo Stampfer, était le fils de Yehoshua Stampfer, un des pères fondateurs.

Après la création de l’État d’Israël en 1948, plusieurs villages limitrophes furent inclus dans le territoire de la commune de Petah Tikva, qui atteint alors le nombre significatif de 22 000 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Petah Tikva est le deuxième pôle industriel d’Israël (après Haifa). On compte trois principales zones industrielles : Kiryat Arye, Kiryat Matalon et Segula. Les principales industries sont : le textile, la métallurgie, la menuiserie, la plasturgie, les industries agroalimentaires, le caoutchouc et la cosmétique. Au cours des dernières années, des industries High tech se sont implantées à Petah Tikva’s industrial zone, avec notamment les sièges sociaux israéliens de Oracle Corporation, IBM, Intel, SanDisk, et GlaxoSmithKline.

Il y a encore des plantations extensives d’agrumes et du maraichage aux frontières de la ville.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Petah Tikva
Nom Mandat
Shlomo Stampfer 1938-1940
Yosef Sapir 1940-1950
Mordechai Krausman 1951
Pinchas Rashish 1951-1966
Yisrael Feinberg 1966-1978
Dov Tavori 1978-1989
Giora Lev 1989-1999
Yitzhak Okhayoun 1999-

Religion[modifier | modifier le code]

Petah Tikva compte plus de 280 synagogues et cinq mikvot (bains rituels). Il y a deux yeshivot du mouvement des haredim.

Il y a deux cimetières en dehors des limites de la ville.

Éducation[modifier | modifier le code]

Petah Tikva accueille 300 établissements scolaires depuis le jardin d’enfants jusqu’au lycée. Ils accueillent de 43 000 élèves.

En 2006, cinq écoles ont participé au programme national Mofet, qui fait la promotion de l’excellence scolaire.

Terrorisme[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Intifada, Petah Tikva a subi trois attaques terroristes.

  • Le , un kamikaze arabe s’est fait exploser à l’extérieur d’une galerie commerciale, près d’un café, provoquant la mort de deux passants, dont un bébé[2].
  • Le , un kamikaze arabe s’est fait exploser à un arrêt de bus près du pont Geha, en tuant quatre personnes[3].
  • Le , un Palestinien monta à bord d’un taxi collectif et commença à égorger les passagers. Un passager réussit à le maîtriser mais deux passagers moururent[4].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Population estimée au 31 décembre 2006, Bureau Central des Statistiques (הלשכה המרכזית סטטיסטקה), http://www.cbs.gov.il/
  2. (en) (en) « Attacks since start of Al Aqsa intifada » (consulté le 12 mai 2007)
  3. (en) (en) « Suicide Bombings and "Relative Calm" » (consulté le 12 mai 2007)
  4. (en) (en) « Arab Stabs Woman To Death » (consulté le 12 mai 2007)