Antoine Durenne

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Antoine Durenne est né le 7 juillet 1822 à Paris, et mort le 12 juillet 1895 à Presles, Val-d'Oise. C'est un fondeur d'art, français, de renommée internationale et éditeur d'art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aubin Antoine Durenne est né à Paris le 7 juillet 1822 où son père Antoine était chaudronnier. Son grand-père Jean Baptiste Durenne, était marchand de charbon et ferraille, au 47, Rue du Faubourg-Saint-Antoine, à Paris.

Antoine Durenne sort de l'École des arts et métiers d'Angers en 1841, et de l'École des beaux-arts en 1842. Il est membre fondateur de l'École nationale des arts décoratifs.

En 1857, il rachète la fonderie de Sommevoire, Haute-Marne[1].

Grâce à sa collaboration étroite avec des artistes tels qu'Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Emmanuel Fremiet, Pierre Louis Rouillard, Paul-Édouard Delabrièrre, Auguste-Nicolas Cain, Mathurin Moreau, Auguste Bartholdi, Eugène Hiolle, ou encore Hector Guimard au Castel Béranger, et avec une qualité technique indiscutable, il va rapidement tenir une place prépondérante dans la fonte d'art française. Avec lui, la fonte de fer et d'ornement acquiert son titre de noblesse[2].

La firme collectionne les récompenses lors des Expositions Universelles de Paris en 1867 et en 1900, à celle de Vienne en 1873. Les bronzes ou fontes Durenne, ornent des villes en Espagne, aux Etats-Unis, au Canada, au Vénézuela, en Colombie, en Russie, en Guinée...

Il est aussi entrepreneur à Bar-le-Duc, Meuse, en 1876. Il apporte le brevet de raccordement de canalisations Lavril, et s'associe au Maître de forges, Ernest Bradfer, sous le nom de Bradfer et fils et Cie. A.A. Durenne[3].

Suivant le catalogue de l'exposition universelle de Paris, de 1889, le siège social de sa société : la Société anonyme des établissements métallurgiques A. Durenne se situe, 26 Rue du Faubourg-Poissonnière, à Paris (anciennement au 30 rue de la Verrerie)[4].

Il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur, suite à l'exposition Universelle de Londres de 1862, puis, suite à l'exposition Universelle de Vienne de 1873, il est promu au grade d'Officier de la Légion d'honneur, le 7 juillet 1874.

Il décède le 12 juillet 1895 à Presles (Val-d'Oise)[5]. L’usine de Sommevoire est devenue la S.A A. Durenne en 1895 à son décès.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Parc de l'ancien Château Neudeck (de), en Silésie, (actuellement Świerklaniec, en Pologne), Oeuvres d'Emmanuel Fremiet, (1872) : quatre groupes de statues animalières, une fontaine, un mât

Quelques oeuvres en France

A l'étranger

La fonderie, de nos jours[modifier | modifier le code]

Après des acquisitions, comme la fonderie d'art du Val d'Osne en 1931, et autres créations d’entreprises, l’usine prend en 1971 le nom de la Sté Générale Hydraulique et Mécanique (G.H.M.)[6],[7],[8].

La Société G.H.M. a conservé une production de mobilier urbain et de fonte d’ornement.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Prosper Servais et Alexandre-Lucien-César Blanchard, Discours prononcés aux funérailles de M. Antoine-Aubin Durenne,... Presles, le 16 juillet 1895. - Allocution prononcée au service funèbre de M. A. Durenne… le 2 août 1895, dans l'église Notre-Dame de Sommevoire, Paris, 1895
  • Fontes, revue de l'ASPM, n°19/20 juillet 1995, p. 13

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les usines Durenne - Sommevoire, sur le site patrimoineindustriel-apic.com, consulté le 3 février 2015
  2. Université de Lille - Les monuments aux morts, sur le site monumentsmorts.univ-lille3.fr, consulté le 3 février 2015
  3. Monument à Ernest Bradfer à Bar-le-Duc (55), sur le site petit-patrimoine.com, consulté le 3 février 2015
  4. Etablissements Métallurgiques Durenne], sur le site abebooks.fr, consulté le 3 février 2015
  5. Notice nécrologique d'Antoine Durenne, sur le site clio.ish-lyon.cnrs.fr, consulté le 4 février 2015
  6. Les Fontes d'Art de Sommevoire, L'Art dans la Ville, sur le site fontesdart-sommevoire.org, consulté le 3 février 2015
  7. Durenne - GHM, sur le site fontesdart.org, consulté le 3 février 2015
  8. GHM - Le travail de la fonte : les étapes de fabrication, sur le site patrimoineindustriel-apic.com, consulté le 3 février 2015

Annexes[modifier | modifier le code]

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