James Ferguson (1710-1776)

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James Ferguson

James Ferguson (né le 25 avril 1710 près de Rothiemay, dans le Banffshire – mort le 17 novembre 1776) est un mécanicien et astronome écossais[1]. Il donna à Londres des leçons publiques de physique, publia des tables et des calculs astronomiques, et composa plusieurs ouvrages qui obtinrent un grand succès.

Il était membre de la Société royale de Londres. On a de lui de savants Mémoires dans les Transactions philosophiques de cette société.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ferguson est issu d'une famille modeste. D'après son autobiographie, il apprit la lecture en écoutant les leçons données à son frère aîné par son père et sut lire très correctement avant que ce dernier ait songé à le lui enseigner, grâce à l'aide d'une vieille femme. À l'âge de sept ans, après que son père lui eut appris à écrire, il passa trois mois à la grammar school de Keith.

Philosophe faisant un exposé sur le planétaire, de Joseph Wright of Derby[2].

C'est à la même époque que son goût pour la mécanique fut éveillé accidentellement par la vue de son père utilisant un levier pour soulever une partie du toit de la maison, démonstration de force qui suscita l'émerveillement de l'enfant. En 1720, il fut placé dans une ferme voisine où il gardait les moutons : il se distrayait en construisant des maquettes de machines et, la nuit, en observant les étoiles. Par la suite, domestique d'un meunier puis d'un médecin, il rencontra des difficultés qui le laissèrent avec une constitution affaiblie pour le reste de ses jours. Obligé de rester chez lui pour sa santé, il occupa alors son temps en construisant une horloge dotée de rouages de bois et d'un ressort en fanon de baleine. Légèrement remis, il montra cette invention et quelques autres à un gentilhomme qui l'embaucha pour nettoyer ses horloges et pour faire de sa maison son foyer. C'est là qu'il commença à dessiner des patrons à tapisserie et son succès dans cet art l'amena à songer à se faire peintre.

En 1734, il se rendit à Édimbourg où il commença à peindre des miniatures, moyen par lequel, tout en poursuivant ses études scientifiques, il subvint à ses besoins et à ceux de sa famille pendant de nombreuses années. Il s'établit par la suite à Inverness, où il conçut sa Rotula astronomique pour montrer le mouvement des planètes, la position du soleil et de la lune etc. En 1743, il se rendit en Angleterre, à Londres, où il demeura pour le reste de ses jours. Il écrivit divers articles pour la Société royale de Londres, dont il devint membre en novembre 1763[3], mit au point plusieurs modèles astronomiques et mécaniques et en 1748 commença à donner des conférences de « philosophie expérimentale ». Il reprit celles-ci dans la plupart des grandes villes d'Angleterre. Son profond intérêt pour son sujet, la clarté de ses explications, l'ingénieuse construction de ses schémas et des mécaniques qu'il utilisait (tout comme le Philosophe faisant un exposé sur le planétaire du tableau de Joseph Wright of Derby, aujourd'hui visible au Derby Museum and Art Gallery et pour lequel il a peut-être servi de modèle) firent de lui l'un des conférenciers scientifiques les plus populaires.

C'est néanmoins en tant qu'inventeur et améliorateur d'appareils astronomiques et scientifiques, et comme exemple particulièrement frappant d'autodidactisme, qu'il mérite une place parmi les hommes de science les plus remarquables de son pays. Pendant les dernières années de sa vie, il reçut une pension de cinquante livres sur les revenus personnels du souverain (privy purse). Il mourut à Londres le 17 novembre 1776 et fut enterré au cimetière de St Marylebone.

Écrits[modifier | modifier le code]

Les principales publications de Ferguson sont :

  • L'Astronomie enseignée d'après les principes de Newton (Astronomy explained upon Sir Isaac Newton's Principles, 1756, édité par David Brewster en 1811) ;
  • Leçons sur divers sujets de mécanique, d'hydrostatique, d'hydraulique, de pneumatique et d'optique (Lectures on Select Subjects, 1761, édité par David Brewster en 1805) ;
  • Tables astronomiques (Astronomical Tables, 1763) ;
  • Exercices choisis de mécanique, avec un bref compte rendu de la vie de l'auteur, écrit par lui-même (Select Mechanical Exercises, with a Short Account of the Life of the Author, written by himself, 1773) ;
  • Introduction à l'électricité ;
  • Traité de perspective.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Ferguson, James (1710-1776) » dans Dictionary of National Biography, Londres, Smith, Elder & Co., 1885–1900.
  2. (en) A Philosopher Lecturing on the Orrery (1764-1766), Revolutionary Players, image du Derby Museum and Art Gallery, Derby. Consulté en mars 2011.
  3. (en) « List of Fellows of the Royal Society 1660-2007 », Londres, The Royal Society (consulté le 30 juillet 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'autobiographie de Ferguson est incluse dans une Vie (Life) écrite par E. Henderson (1re édition, 1867 ; 2e, 1870), qui contient également une description complète de ses principales inventions, accompagnée d'illustrations.

Voir aussi The Story of the Peasant-Boy Philosopher (« Histoire du philosophe garçon de ferme ») d'Henry Mayhew (1857).

Liens externes[modifier | modifier le code]