Charles Sylvester

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Charles Sylvester

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Buste de Charles Sylvester, sculpture de Francis Chantrey (Musée de Derby)

Naissance 1774
Décès 1828
Activité principale Chimiste, inventeur

Charles Sylvester (1774–1828) est un chimiste et un inventeur né à Sheffield. Il a travaillé sur la galvanisation, le chauffage et l'assainissement des bâtiments publics et les frottements dans le transport sur rail, entre autres sujets d'études.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Sylvester est né en 1774 à Sheffield, qui faisait alors partie du Derbyshire. Il épousa Sarah Dixon en 1798, trois mois avant la naissance de leur fils John. Sarah donna ensuite naissance à deux autres fils ainsi qu'à trois filles, mais John fut le seul garçon à parvenir à l'âge adulte.

Charles Sylvester fit des expériences sur la galvanisation du fer et de l'acier. La méthode qu'il breveta avec ses deux co-inventeurs impliquait de constituer une pile voltaïque à partir des objets à galvaniser et de morceaux de zinc, puis de plonger l'ensemble dans l'eau de mer[1].

Plans de toilettes à ventilation et nettoyage automatiques.

En 1807, Charles Sylvester déménagea pour Derby où il travailla avec William Strutt à la construction de l'infirmerie royale de la ville. Sylvester joua un rôle déterminant dans la conception du système de chauffage du nouvel hôpital. Il publia ses idées dans The Philosophy of Domestic Economy: as exemplified in the mode of Warming, Ventilating, Washing, Drying, & Cooking, ... in the Derbyshire General Infirmary, en 1819. Toutefois, le livre est dédié à Strutt auquel Sylvester prend soin d'attribuer de nombreuses inventions, en précisant en outre que les dispositifs de chauffage qu'il a lui-même installés dans la nouvelle infirmerie avaient déjà été expérimentés dans les maisons de Strutt et de ses amis. Sylvester décrit également les dispositifs conçus pour l'amélioration de l'hygiène, comme les toilettes à nettoyage et ventilation automatiques[2] : ces toilettes disposaient d'une porte spécialement conçue pour renouveler l'air à la sortie de l'usager. Le même mouvement de la porte déclenchait le nettoyage de la cuvette[2].

Charles Sylvester a décrit d'autres caractéristiques de l'infirmerie, comme sa construction à l'épreuve du feu et l'installation qui permettait aux patients de respirer un air chaud renouvelé tandis que l'air usé était canalisé vers le dôme de verre et de fer placé au centre[3]. Sa description des avancées accomplies par Strutt a été un succès à trois niveaux : il a pu lui-même appliquer les innovations réalisées en matière de chauffage dans de nombreux autres projets de construction[2] ; l'infirmerie de Derby a été considérée comme à la pointe de l'architecture européenne, architectes et personnalités en visite sont venus en observer les caractéristiques ; pour finir, l'élection de Strutt à la Royal Society a été soutenue par cinq parrains distingués, dont Marc Isambart Brunel et James Watt[3].

Charles Sylvester fut membre, comme William Strutt, de la Société philosophique de Derby animée par Erasmus Darwin[4].

Sylvester fut chargé par le président de la compagnie Liverpool and Manchester Railway d'une mission de conseil et il écrivit un Rapport sur les chemins de fer et les machines locomotrices. Il y inclut une comparaison entre canaux et voies ferrées. Il observa qu'un surcroît d'énergie fournissait plus de vitesse sur le rail, alors que sur l'eau l'énergie requise pour augmenter la vitesse variait comme le carré de celle-ci[5].

Un buste de Charles Sylvester a été modelé par Francis Chantrey. Une copie en est exposée au musée de Derby.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dr Zamenzadeh, « Some Failure Analysis Case Histories in Galvanized Steel Products » (consulté le 19 août 2011).
  2. a, b et c (en) Charles Sylvester, The Philosophy of Domestic Economy: as exemplified in the mode of Warming ...,‎ 1819, 48 et al. p. (lire en ligne).
  3. a et b (en) Paul Elliott, « The Derbyshire General Infirmary and the Derby Philosophers: The Application of Industrial Architecture and Technology to Medical Institutions in Early-Nineteenth-Century England », Medical History, vol. 46,‎ 2000, p. 65-92 (lire en ligne).
  4. (en) [PDF] R.P. Sturges, « The membership of Derby Philosophical Society », Midland history, Birminghan University (consulté le 1er janvier 2009), p. 215–223.
  5. (en) Charles Sylvester, Report on rail-roads and locomotive engines,‎ 1825, 39 p. (lire en ligne).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Charles Sylvester » (voir la liste des auteurs).

Liens externes[modifier | modifier le code]