François Jullien

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François Jullien est philosophe et sinologue.

Sommaire

Biographie[modifier]

Ancien élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégé de l’Université, il a ensuite étudié la langue et la pensée chinoises aux universités de Pékin et de Shanghai ; il a été ensuite responsable de l'Antenne française de sinologie à Hong-Kong, puis pensionnaire de la Maison franco-japonaise à Tokyo. Docteur de troisième cycle, puis docteur d'État en études extrême-orientales.

Il a été successivement président de l'Association française des études chinoises (de 1988 à 1990) ; directeur de l'UFR Asie orientale de l'Université Paris VII (1990-2000) ; président du Collège international de philosophie (1995-1998) ; professeur à l'Université Paris Diderot et directeur de l'Institut de la pensée contemporaine ainsi que du Centre Marcel-Granet ; membre senior de l'Institut universitaire de France.

Il a dirigé plusieurs collections aux Presses Universitaires de France ainsi que l'Agenda de la pensée contemporaine aux Presses Universitaires de France puis aux éditions Hermann.

Il est actuellement titulaire de la chaire sur l'altérité créée à la Fondation Maison des sciences de l'homme.

Divers colloques ont été organisés autour de sa pensée, en France et à l'étranger (Allemagne, Argentine, Chine, Viêt Nam), dont le dernier à l'université Paris Diderot et à la Bibliothèque Nationale de France (décembre 2010), sous le titre Dérangements-Aperçus, Autour du travail de François Jullien (actes du colloque publiés chez Hermann en 2011). En 2010, il a obtenu le Prix de philosophie politique Hannah Arendt et en 2011, le Grand prix de philosophie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.

À l'occasion de la remise du Grand prix de philosophie de l'Académie Française pour l'ensemble de son œuvre (2011) à François Jullien, Monsieur Angelo Rinaldi a présenté ainsi son travail : " La variété des sujets auxquels s'est attaché ce philosophe sinologue pourrait faire croire à une œuvre dispersée. Il y a au contraire, chez François Jullien, une forte unité de pensée et de parcours. Pierre Nora la résume d'une formule : penser entre la Chine et la Grèce. Il s'agit en effet de réfléchir à l'impensé de notre pensée, dont la Grèce a posé les fondements. Et, pour ce faire, la Chine offre les moyens d'une prise oblique, une possibilité de nous retourner sur nous-mêmes et de nous considérer du dehors. C'est à la constitution de cette extériorité que s'attache d'abord François Jullien, l'autre versant de son travail étant de revenir aux fondamentaux de la pensée européenne. A l'horizon de ces chemins l'attendent des questions générales qui nous intéressent tous directement : il y a t-il un universel, que peut-on avoir en commun, quelles significations ont l'unité, la différence et la conformité ? En définitive, c'est ce que l'on appelle aujourd'hui le "dialogue des cultures" qui est au centre des préoccupations de ce philosophe, et c'est ce thème, constamment présent, qui lui donne son actualité".

Plus d'informations sur l'actualité de François Jullien

Œuvre[modifier]

L'œuvre de François Jullien trouve son point de départ dans l'écart qu'il fait travailler entre les pensées de l'Europe et de la Chine ainsi que dans le dialogue philosophique qui en découle. Non pas en prônant l'altérité de la Chine, mais en tirant stratégiquement parti de l'extériorité de la pensée chinoise vis-à-vis de l'européenne pour ouvrir des prises obliques sur notre impensé — et ce, dans divers domaines : la morale (Dialogue sur la Morale), les logiques du sens (Le Détour et l'Accès), l'art (Éloge de la Fadeur, Le Nu Impossible), et aussi la stratégie (Traité de l'Efficacité), la création poétique, les relations entre maîtres et disciples, etc.

Critiques[modifier]

Le travail de François Jullien a été critiqué par certains sinologues, au premier rang desquels Jean-François Billeter. Celui-ci a principalement publié deux textes contre François Jullien et sa méthode :

Réponse et arguments[modifier]

François Jullien a répondu à la critique de vouloir faire de la Chine, "une alterité", dans Chemin faisant, Connaître la Chine, relancer la philosophie. Il y montre, preuves à l'appui, que son contradicteur ne l'a pas lu, que celui-ci cite entre guillemets, mais sans références, des formules inventées de toutes pièces et tente de construire une image fantaisiste de l'œuvre de François Jullien pour tenter de caler contre elle ce qui serait sa propre position. Car il ne faut pas confondre extériorité et altérité: l'extériorité de la Chine, dont part François Jullien, se constate dans la langue aussi bien que dans l'Histoire ; l'altérité, elle, est à construire et se retrouve également des deux côtés, européen et chinois. Bien loin donc d'isoler la Chine en un monde à part, le travail de François Jullien tisse, maille après maille, un filet problématique entre la Chine et l'Europe qui permet de capter un impensé ; et contribue à construire les conditions d'une nouvelle réflexivité.

Concernant plus précisément la critique à engager à l'encontre de l'idéologie chinoise, François Jullien rappelle qu'il en a traité dans maintes parties de son travail: La Propension des choses, chapitre II; Le Détour et l'accès, chapitres I à VI; Un sage est sans idée, dernières pages, etc. Il n'a donc rien à voir avec ceux qui se sont complu dans l'image d'une Chine «autre» par désir de l'étrange et tentation exotique. Mais il se sépare tout autant de ceux qui, comme Billeter, versent dans un humanisme mou, se recommandant de la «personne» et prétendument universaliste, manquant ainsi les chances d'une diversité de la pensée humaine. Car il faut refuser à la fois l'universalisme facile et le relativisme paresseux. C'est ainsi que François Jullien comprend le dia-logue des cultures : à la fois le dia de l'écart faisant apparaître la fécondité d'une pensée multiple et le logos permettant à celles-ci de communiquer entre elles dans une commune intelligence.

Il a aussi été répondu collectivement à la critique de Jean-François Billeter dans Oser construire, Pour François Jullien avec des contributions notamment de Philippe d'Iribarne, Jean Allouche, Jean-Marie Schaeffer, Wolfgang Kubin, Du Xiaozhen, Léon Vandermeersch, Bruno Latour, Paul Ricœur, Alain Badiou.

Plusieurs colloques internationaux ont été organisés sur l'œuvre de François Jullien : à l'Université Fu-Jen de Taïwan en novembre 2004, à l'Université de Hué au Viêt Nam en mai 2005, à Berlin en juin 2007, à l'Université de Pékin en octobre 2007. Tous ces colloques ont donné lieu à publication. Actuellement, un colloque sur son travail 'ouvre a l'université San Martin de BsAs début mars et, également, une journée d'Études à l'université de Louvain la Neuve en Belgique.

Un certain nombre d'ouvrages sont parus sur l'œuvre de François Jullien en français, en allemand, en italien, en chinois, en vietnamien ; son travail est traduit dans une vingtaine de pays.

Publications[modifier]

Lu Xun, Écriture et révolution, 128 p., Presses de l’École normale supérieure, 1979

La Valeur allusive, Des catégories originales de l’interprétation poétique dans la tradition chinoise, 312 p., École Française d’Extrême¬Orient, 1985 ; rééd. Collection « Quadrige », PUF, 2003 ;

La Chaîne et la trame, Du canonique, de l’imaginaire et de l’ordre du texte en Chine, 192 p., Extrême-Orient/Extrême-Occident, no 5, 11 et 12, Presses Universitaires de Vincennes ; rééd. Collection « Quadrige », PUF, 2004 ;

Procès ou création, Une introduction à la pensée des lettrés chinois, 313 p. Paris, Seuil, 1989 ; rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 1996 ;

Éloge de la fadeur, À partir de la pensée et de l’esthétique de la Chine, 137 p., Philippe Picquier, 1991 ; rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 1993 ;

La Propension des choses, Pour une histoire de l’efficacité en Chine, 282 p., Seuil, 1992 ; rééd. collection « Points », Seuil, 2003 ;

Figures de l’immanence, Pour une lecture philosophique du Yi king, 284 p., Grasset, 1993 ; rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 1995 ; rééd. « Points », Seuil, 2012 ;

Le Détour et l’accès, Stratégies du sens en Chine, en Grèce, 462 p., Grasset, 1995 ; rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », 1997 ; rééd. collection « Points », Seuil, 2010 ;

Fonder la morale, Dialogue de Mencius avec un philosophe des Lumières, 219 p., Grasset, 1995 ; rééd. Le Livre de Poche, « Biblio », Dialogue sur la morale, 1998 ;

Traité de l’efficacité, 234 p., Grasset, 1997 ; réed. Le Livre de Poche, 2002 ;

Un Sage est sans idée, ou l’autre de la philosophie, 237 p., « L’ordre philosophique », Seuil, 1998 ;

De l’Essence ou du nu, 152 p., Seuil, 2000 ; rééd. collection « Points », Seuil, Le Nu impossible, 2005 ;

Du « Temps », Éléments d’une philosophie du vivre 211 p., Paris, réed. Le Livre de Poche, 2012 ;

La Grande image n’a pas de forme, ou du non objet par la peinture, 370 p., « L’Ordre philosophique », Seuil, 2003 ; rééd. collection « Points », Seuil, 2009 ;

L’Ombre au tableau, Du mal ou du négatif, 186 p., Seuil, Paris, 2004 ; rééd. collection « Points », Seuil, Du mal / du négatif, 2006 ;

Nourrir sa vie, à l’écart du bonheur, 169 p., Seuil, 2005 ;

Conférence sur l’efficacité, 92 p., PUF, « Libelles », 2005 ;

Si parler va sans dire, du logos et d’autres ressources, 191 p., « L’Ordre philosophique », Seuil, 2006 ;

Chemin faisant, connaître la Chine ou relancer la philosophie, 147 p., Seuil, 2006 ;

De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, 263 p., Fayard, 2008 ; rééd. collection « Points », Seuil, 2010 ;

Les Transformations silencieuses, 198 p., Grasset, 2009 ; réed. Le Livre de Poche, 2010 ;

L’invention de l’idéal et le destin de l’Europe, 291 p., « L’ordre philosophique », Seuil, Paris, 2009 ;

Le Pont des singes, De la diversité à venir, fécondité culturelle face à identité nationale, 63 p., Éditions Galilée, 2010 ;

Cette étrange idée du beau, 263 p., Grasset, 2010 ; réed. Le Livre de Poche, 2011 ;

Philosophie du vivre, 269 p., Gallimard, « Bibliothèque des idées », 2011 ;

Cinq concepts proposés à la psychanalyse, 184 p., Grasset, 2012 ;

Entrer dans une pensée, ou Des possibles de l'esprit, 188 p., Gallimard, « Bibliothèque des idées », 2012 ;

L’Écart et l'entre, 96 p., Galilée, 2012 ;

De l’intime. Loin du bruyant Amour, 256 p., Grasset, 2013 ;

Le travail de François Jullien est réédité au Seuil en deux volumes dans la collection "Opus":

  • I. La Pensée chinoise dans le miroir de la philosophie, 2007
  • II. La Philosophie inquiétée par la pensée chinoise, 2009

Traductions par François Jullien[modifier]

  • Lu Xun, Fleurs du matin cueillies le soir, Alfred Eibel, 1976
  • Luxun, Sous le dais fleuri [Les luttes idéologiques en Chine durant l'année 1925], Alfred Eibel Éditeur, 1978
  • Zhong Yong ou la Régulation à usage ordinaire, traduction et commentaires, Imprimerie nationale, 1993

Traductions de ses livres[modifier]

Le travail de François Jullien a été traduit en quelque 25 pays.

La Chaîne et la trame, Du canonique, de l’imaginaire et de l’ordre du texte en Chine : en castillan (Katz, Buenos Aires, 2008) ;

Procès ou création, Une introduction à la pensée des lettrés chinois : en italien (Pratiche editrice, Parme, 1991) ; en anglais, chapitre 11 (Philosophy East and West, 1991) ; en coréen (KC Publishing House, 2003) ; en turc (Metis, à paraître) ;

Éloge de la fadeur, À partir de la pensée et de l’esthétique de la Chine : en japonais (Heibonsha, Tokyo, 1997) ; en castillan (Siruela, Madrid, 1998) ; en italien (Cortina, Milan, 1999) ; en allemand (Merve, Berlin, 1999) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2003) ; en anglais (Zone Books, New-York, 2004) ; en chinois (Laureate Book, 2005) ; en polonais (Wydawnictwo Uniwersytetu Jagiellonskiego, 2006) ; en coréen (Saemulgyul Publishing, à paraître) ; en slovène (Studentska zalozba Academic press, Ljubljana) ;

La Propension des choses, Pour une histoire de l’efficacité en Chine : en anglais (Zone Book, New­York, 1995) ; en castillan (Anthropos, Barcelone, 2000) ; en vietnamien (Ed. The-Gioi, Hanoï, 2003) ; en japonais (Chisen shokan, Tokyo, 2004) ; en coréen (Hanul, Séoul, 2005) ; en chinois (Presses de l’Université de Pékin, 2008) ;

Figures de l’immanence, Pour une lecture philosophique du Yi king : en brésilien (Editora 34, Sao Paolo, 1997) ; en italien (Laterza, Rome, 2004) ; en portugais (Pedra de Roseta, Lisbonne, 2005) ;

Le Détour et l’accès, Stratégies du sens en Chine, en Grèce : en italien (chap. 2, Bulletin philosophique, Université de Calabre, 1997) ; en chinois (Sanlian, Pékin, 1998) ; en russe (Fonds philosophique, Moscou, 1999) ; en allemand (Passagen, Vienne, 2000) ; en anglais (Zone Books, New­York, 2000) ; en italien (Meltemi, 2004, rééd. Mimesis, Milan, 2011) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2004) ; en castillan (Université Nationale de Bogota, Colombie, 2010) ;

Fonder la morale, Dialogue de Mencius avec un philosophe des Lumières : en castillan (Taurus, Madrid, 1997) ; en brésilien (Discorso editorial, Université de Sao Paolo, 2000) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2000) ; en chinois (Université de Pékin, 2002) ; en japonais (Kodansha, Tokyo, 2002) ; en allemand (Merve Verlag, Berlin, 2003) ; en coréen (Hanul Publishing, Séoul, 2004) ; en arabe (Sud Éditions, 2004) ;

Traité de l’efficacité : en brésilien (Editora 34, Sao Paolo, 1998) ; en italien (Einaudi, Turin, 1998) ; en castillan (Siruela, Madrid, 1999) ; en portugais (Instituto Piaget, Lisbonne, 1998) ; en espagnol (Libros Perfil, Buenos Aires, 1999) ; en allemand (Merve Verlag, Berlin, 1999) ; en russe (Fonds philosophique, Moscou, 1999) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2002) ; en anglais (Presses de l’Université de Hawaii, 2004) ; en bulgare (Lik, Sofia, 2004) ; en estonien (Éditions de l’Université de Tallinn) ; en chinois (Presses de l’Université de Pékin, 2011) ;

Un Sage est sans idée, ou l’autre de la philosophie : en castillan (Siruela, Madrid, 2001) ; en brésilien (Martins Fontes, Sâo Paolo, 2000) ; en italien (Einaudi, Turin, 2002) ; en allemand (Fink, Munich, 2001) ; en anglais (chapitre I ­ 8, Critical Inquiry, Chicago, 2002) ; en suédois (Ed. Anthropos, Göteborg, 2001) ; en grec (I-chap. 7,8, Exantas,­ 2002) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2003) ; en chinois (Shangwu, Pékin, 2004) ; en russe (Progress-Tradition, Moscou, 2005) ; en coréen (Hanul, Séoul, 2010) ;

De l’Essence ou du nu : en allemand (Sequenzia, Munich, 2003) ; en italien (Luca Sosella, Rome, 2004) ; en chinois (Laureate Book, Taipei, 2004) ; en castillan (Alpha Decay, Barcelone, 2004) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2005) ; en anglais (Presses de l’Université de Chicago, 2005) ; en chinois (Bai Hua Éditions, Tianjin, 2007) ; en coréen (Dongnyok Publishers) ; en hongrois (Atlantisz Publishing House, Budapest, 2012) ;

Du « Temps », Éléments d’une philosophie du vivre : en italien (Luca Sossella, Rome, 2002) ; en russe (Progress-Tradition, Moscou, 2004) ; en brésilien (Université Sao Paulo, 2004) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2004) ; en allemand (Diaphanes, Zürich-Berlin, 2004) ; en castillan (Arena Libros, Madrid, 2005) ;

La Grande image n’a pas de forme, ou du non objet par la peinture : en vietnamien, (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2004) ; en italien (Angelo Colla Editore, 2004) ; en allemand (Fink, Munich, 2005) ; en castillan (Alpha Decay, Barcelone, 2008) ; en anglais (Presses de l’Université de Chicago, 2009) ;

L’Ombre au tableau, Du mal ou du négatif : en allemand (Diaphanes, Zürich-Berlin, 2005) ; en italien (Angelo Colla Editore, 2005) ; en anglais (chapitres I - II & XIII, Critical Inquiry, Chicago, 2005) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2005) ; en castillan (Arena Libros, Madrid, 2006) ;

Nourrir sa vie, à l’écart du bonheur : en allemand (Merve Verlag, Berlin, 2006) ; en italien (Cortina, Milan, 2006) ; en castillan (Katz, Buenos Aeres, 2007) ; en anglais (Zone Books, New-York, 2007) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2007) ; en coréen (Hanul, Séoul) ;

Conférence sur l’efficacité : en italien (Laterza, Rome, 2006) ; en allemand (Merve Verlag, 2006) ; en espagnol (Éditions Katz, Buenos Aires, 2007) ; en anglais ( 2008) ; en grec (Crete University Press) ;

Si parler va sans dire, du logos et d’autres ressources : en italien (Laterza, Rome, 2008) ; en arabe (Librairie orientale, Beyrouth, à paraître) ;

Chemin faisant, connaître la Chine ou relancer la philosophie, traduction partielle : en italien (2007) ; en allemand (Merve Verlag, 2008) ;

De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures : en allemand (Merve Verlag, Berlin, à paraître 2009) ; en brésilien (Jorge Zahar, Rio de Janeiro, 2009) ; en italien (Laterza, Rome, 2010) ; en castillan (Siruella, Madrid, 2010) ; en vietnamien (Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2010) ; en anglais (Polity Press, Londres) ; en anglais (chap. 1, 2, 3, 8, 13), The yearbook of comparative Literature, vol. 55, 2009

Les Transformations silencieuses : en italien (Cortina, Milan, 2010) ; en anglais (Seagull books, Calcutta - Londres, 2011) ; en allemand (Merve Verlag, Berlin, 2010) ; en castillan (Bella Terra, 2010) ; en chinois (Presses de l’Université de Pékin, à paraître) ;

L’invention de l’idéal et le destin de l’Europe : en italien (Medusa, Milan, 2011) ; en arabe (Librairie orientale, Beyrouth, à paraître) ;

Le Pont des singes, De la diversité à venir, fécondité culturelle face à identité nationale : en portugais (Revue Entre, Lisbonne, 2010) ; en vietnamien (Nha Xuat Ban Laodong, Hanoi, 2010) ; en allemand (Passagen Verlag, Vienne, 2011)

Cette étrange idée du beau : en anglais (Seagull books, Calcutta - Londres, 2011) ; en italien (il Mulino, Bologne, 2012) ; en coréen (Dongnyok Publishers, à paraître) ; en allemand (Passagen Verlag, 2012) ;

Philosophie du vivre : en anglais (Seagull books, Calcutta - Londres, 2012) ; en espagnol (Octaedro, Barcelone, 2012) ; en vietnamien (Nha Xuat Ban Laodong, Hanoi, 2012) ; en allemand (Passagen Verlag, 2012) ;

Annexes[modifier]

Bibliographie sur le travail de François Jullien[modifier]

Un certain nombre d'ouvrages sont parus sur l'œuvre de François Jullien en français, en allemand, en italien, en chinois, en vietnamien ; son travail est traduit dans une vingtaine de pays.

Penser d’un dehors (La Chine), Entretiens d’Extrême¬Occident, entretiens conduits par Thierry Marchaisse, Seuil, 2000 ;

Der Umweg über China, Ein Ortswechsel des Denkens, Merve Verlag, 2002 ;

Apo ten Ellada sten Kina, metabase kai epanodos, Exantas, 2002 ;

Yuanqu yu guilai, Dialogue entre la Grèce et la Chine, sur la recherche du philosophe français François Jullien, par Du Xiaozhen, Zhongguo renmin daxue chubanshe, 2004 ;

Dépayser la pensée, Dialogues hétérotopiques avec François Jullien sur son usage philosophique de la Chine, (textes de G. Samama, J-F Lyotard, Le Huu Khoa, J-M Schaeffer, T. Marchaisse, L. Vandermeersch, M. Bitbol, R. Lanselle, P. Ricoeur), Ed. Les Empêcheurs de penser en rond (diffusion Seuil), 2003 ;

L’Indifférence à la psychanalyse, Sagesse du lettré chinois, désir du psychanalyste : rencontres avec François Jullien, (textes de L. Cornaz, P. Hassoun, R. Abibon, O. Natahi, H. Fontana, O. Douville, M. Guibal et T. Marchaisse), Presses Universitaires de France, 2004 ;

Furen Daxue di er jie hanxue guoji yantaohui « qi yan qu er zhong : hanxue zuowei dui Xifang de xin quanshi — Faguo de gongxian », Le Détour et l’accès : la sinologie en tant que nouvelle herméneutique pour l’Occident – la contribution française (Colloque international organisé sur le travail de François Jullien par l’Université Fu-Jen de Taïwan 5 et 6 novembre 2004 ; textes de Pierre Chartier, Philippe Jousset, Alain Riou, Wolfgang Kubin) ; bilingue chinois-français Monumenta Serica, français-chinois, juin 2005 ;

La China da que pensar, par Natalia Fernandez Diaz, Anthropos, 2005 ;

Chine / Europe, Percussions dans la pensée. À partir du travail de François Jullien, PUF, 2005 (Collectif de 19 auteurs, dont Alain Badiou, Patrice Bollon, Daniel Bougnoux, André Chieng, Benoït Heilbrunn, Philippe Jousset, Wolfgang Kubin) ;

Sang Viên Dông… Tro Vê Viên Tây, François Jullien, passeur de concepts, concepteur de rencontres, Actes du colloque international organisé par l’Université de Hué, Viêt Nam en mai 2005, Nhà Xuât Ban, Dà Nang, 2005 ;

La pratique de la Chine, en compagnie de François Jullien, par André Chieng, Grasset, 2006 ;

Contre François Jullien, par Jean-François Billeter, Allia, 2006 ;

L’œuvre en cours de François Jullien, un déplacement philosophique, par Philippe Jousset, collection « Philosophie ouverte », L’Harmattan, 2007 ;

Oser construire, Pour François Jullien (Contributions de François Gaillard, Philippe d’Iribarne, Jean Allouch, Patrick Hochart, Philippe Jousset, Jean-Marie Schaeffer, Lin Chi-Ming, Wolfgang Kubin, Ramona Naddaff, Du Xiaozhen, Léon Vandermeersch, Bruno Latour, Paul Ricœur et Alain Badiou), Les Empêcheurs de penser en rond, 2007 ;

Penser l’ « autre » : dialogue autour de la pensée de François Jullien, actes du colloque international organisé par l’Université de Pékin, 15-17 oct. 2007, édités par Du Xiaozhen aux Presses de l’Université de Pékin, 2011 ;

François Jullien, Pensare con la Cina, a cura di Marcello Ghilardi, Mimesis, Milano-Udine 2007;

François Jullien et le public vietnamien, coordonné par An Na Truong Thi, VoXuan Ninh et Jacques Cortès, Synergies Monde, Revue du Gerflint, no 3, 2008 ;

Les apports de la pensée chinoise au pilotage par les processus, réflexion menée à partir des travaux de François Jullien, sous la direction de Dominique Fauconnier, Les Dossiers du Club des Pilotes de Processus, octobre 2008 ;

Autour de De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures de François Jullien (interventions de Marcel Gauchet, Hervé Juvin, Philippe Raynaud et Léon Vandermeersch), Le Débat, Gallimard, p. 157-192 ;

François Jullien & Nghiên cuu so sanh, Van Hoa, Dông-Tây, par Hoang Ngoc Hien, Nha Xuat Ban Laodong, 2009 ;

Chine, la dissidence de François Jullien, par Nicolas Martin et Antoine Spire, p. 312, Seuil 2011 ;

« François Jullien, retour de Chine », (textes de Mathieu Potte-Bonneville, Martin Rueff, Daniel Bougnoux), revue Critique, mars 2011 ;

Dérangements-aperçus, autour du travail de François Jullien (contributions de Bernadette Bricout, Marcel Detienne, Marcel Gauchet, Patrick Hochart, Philippe Jousset, Étienne Klein, Frédéric Mantienne, Jean-Jacques Melloul, Mathieu Potte-Bonneville, Martin Rueff, Bernard Sichère, Léon Vandermeersch), actes du colloque des 7, 8, 9 décembre 2010 réunis par Cécile Serrurier et présentés par Bernadette Bricout, éditions Hermann, 2011 ;

En lisant François Jullien. La foi biblique au miroir de la Chine, sous la direction de Pascal David et Alain Riou (avec Thierry-Marie Courau, Pascal David, Jacques Fantino, Bernard Ganne, Antoine Guggenheim, François Jullien, Pascal Marin, Alain Riou, Bernard Sichère), Paris, Lethielleux, 2012

Entretiens[modifier]

Quelques articles et entretiens :

  • « Universels, les droits de l'homme? » Le Monde Diplomatique, février 2008
  • Le Magazine littéraire, no 339, p. 20
  • « Traité de l'efficacité », Le Magazine littéraire, no 356, p. 131
  • « Du "temps", éléments d'une philosophie du vivre », Le Magazine littéraire, no 398, p. 99-103
  • « La Grande Image n'a pas de forme ou du non-objet par la peinture », Le Magazine littéraire, no 420, p. 94
  • « Dépayser la pensée : un détour par la Chine », entretien avec François Ewald, Le Magazine littéraire, no 429, p. 30-33
  • « Nourrir sa vie, À l'écart du bonheur », Le Magazine littéraire, no 444, p. 88
  • « La voie du désir », Le Magazine littéraire, no 455, juillet-août 2006
  • « Un usage philosophique de la Chine », entretien avec Marcel Gauchet, Le Débat, no 91, 1996
  • « De la Grèce à la Chine, aller-retour », Le Débat, no 116, 2001
  • « Penser entre la Chine et la Grèce : nouveaux chantiers », Le Débat, no 143, 2007

Dans Le Débat :

  • « De la Grèce à la Chine, aller-retour », Paris, Extrait du Débat no 116, Gallimard, septembre-octobre 2001 ;
  • « Penser entre la Chine et la Grèce : nouveau chantier », Paris, Extrait du Débat no 143, Gallimard, janvier-février 2007 ;
  • « Autour de l'universel, de l'uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures », Paris, Extrait du Débat no 153, Gallimard, janvier-février 2009
  • Entretien avec Antoine Spire, Le Monde de l'éducation, septembre 2003
  • « Une déconstruction du dehors : De la Grèce à la Chine, aller-retour », La Vocation philosophique, Centre Pompidou, Bayard, 2004
  • « Comprendre la puissance chinoise, un entretien avec le sinologue François Jullien », Le Monde 2, 3 décembre 2005, p. 21-27
  • en japonais : « Soto (Chügoku) kara kangaeru », Shisô, no 2, 1999, p. 112-130
  • en brésilien : Dossier François Jullien, Ethica, vol. 9 no 1 & 2, 2002, p. 83-107
  • en allemand : « Vom Umweg über China, ein Gespräch mit dem Französischen philosophen und sinologen François Jullien », par Amine Haase, Kunstforum, no 173, 2004
  • en allemand : « Das Andere Europas, Felix Heidenreich im Gespräch mit François Jullien », Information Philosophie, 3/2005
  • en allemand : « Eine Dekonstruktion von aussen », Deutsche Zeitschrift für Philosophie, 4/2005, p. 523-539
  • en chinois : « Wenhua chongji yu weilai de zhexue (Cultural Percussion and Philosophy in Future) », entretien avec François Jullien, Wenhua yanjiu, A Journal of Cultural Studies, no 1, septembre 2005, p. 221-244

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