Bernard Thibault

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thibault.

Bernard Thibault

Description de cette image, également commentée ci-après

Bernard Thibault à une manifestation à Paris,
le 19 novembre 2005.

Naissance (55 ans)
Paris
Profession syndicaliste

Bernard Thibault est un syndicaliste français, né le à Paris VIe d’une famille originaire du Morvan.

De 1999 à 2013, il est le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et entrée à la SNCF[modifier | modifier le code]

Il quitte l’école après la classe de troisième.

  • En 1974, à l'âge de 15 ans, il entre au centre d’apprentissage de la SNCF de Noisy-le-Sec, dont il sort en septembre 1976 avec un CAP de mécanique générale. Il est aussitôt embauché par la SNCF au dépôt de Paris-la Villette.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il est marié et a deux enfants.

Militantisme[modifier | modifier le code]

Lors d'un rassemblement à Aulnay-sous-Bois en 2012.
  • En 1977, il adhère à la CGT, et devient responsable de la commission des jeunes du syndicat. En 1980, il devient secrétaire du syndicat de son dépôt.
  • En 1982, il est élu secrétaire des cheminots CGT Paris-Est.
  • En 1987, Bernard Thibault adhère au parti communiste français. Le mois de novembre de la même année, il rejoint le bureau fédéral des cheminots CGT.
  • De 1990 à 1993, il est secrétaire général-adjoint
  • de 1993 à 1999, il est secrétaire général de la fédération CGT des cheminots.
  • En 1997, il entre au bureau confédéral.
  • De 1997 à octobre 2001, il est membre du conseil national du PCF.
  • En janvier-février 1999, lors du 46e congrès, il succède à Louis Viannet à la tête de la confédération CGT.
  • Bien qu'il en reste membre, il quitte ses responsabilités nationales au PCF en 2001 pour marquer la fin du concept de la CGT « courroie de transmission » du Parti communiste[1].

Responsabilités à la CGT[modifier | modifier le code]

Bernard Thibault est l'une des figures principales des grèves de 1995 qui ont fait plier le gouvernement sur sa réforme des retraites. Selon René Mouriaux, il serait devenu l'un des symboles du renouveau de la CGT[2].

Plus jeune que ses prédécesseurs et à la faveur également de la reprise économique en France de la fin du XXe siècle, il parvient à redresser les effectifs de la CGT. Les difficultés internes de la CFDT nées des suites de la loi Fillon sur les retraites, qui entraînent des transferts d'adhésions d'une confédération à l'autre, renforcent le rôle de la CGT.

Favorable au projet de traité constitutionnel européen, il est mis en minorité par le comité confédéral national (souvent présenté comme le « parlement » de la CGT), le 9 février 2005, sans que cela remette en cause son mandat à la tête du syndicat.

Bernard Thibault, en 2009

Le 11 décembre 2009, il est réélu, lors d'un comité confédéral national siégeant en clôture du 49e congrès de la CGT, pour un nouveau mandat de trois ans, qui devrait le conduire à occuper les fonctions de secrétaire général jusqu'au 50e congrès, à l'automne 2012[3]. Depuis 2009, une contestation interne l'accuse d'être trop consensuel dans ses relations avec le gouvernement et le patronat[4],[5],[6],[7].

En 2010, Thibault est l'un des dirigeants syndicaux qui ont appelé aux grandes manifestations et grèves contre la réforme des retraites.

Polémique

Le 17 août 2009, Xavier Mathieu, le délégué CGT de l'usine Continental AG de Clairoix, menacée de fermeture, déclenche une polémique en traitant Bernard Thibault de « racaille » et en l'accusant de « frayer » avec le gouvernement[8].

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Andolfatto, « PC-CGT : la courroie cassée ? », sur istravail.com, Institut Supérieur du Travail,‎ 23 septembre 2005
  2. René Mouriaux, Le Syndicalisme en France, La Découverte, page 79
  3. Source : dépêche « 49e congrès CGT: Bernard Thibault réélu secrétaire général jusqu'en 2012 », 11 décembre 2009, Agence France-Presse.
  4. Reuters, « A la CGT, Bernard Thibault mise sur sa stratégie "unitaire" », Le Point,‎ 7 décembre 2009 (lire en ligne)
  5. « CGT : l'heure des comptes pour Bernard Thibault », Le Point,‎ 7 décembre 2009 (lire en ligne)
  6. Derek Perotte, « Les syndicats réformistes ne savent pas comment sortir du conflit », Les Échos,‎ 18 octobre 2010 (lire en ligne)
  7. Luc Peillon, « La base réclame une évolution d’octobre », Libération,‎ 2 octobre 2010 (lire en ligne)
  8. Audrey Garric, « Un homme en colère », Libération,‎ 31 août 2009 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


Précédé par
Louis Viannet
Secrétaire général de la CGT Suivi par
Thierry Lepaon