Démographie de la République tchèque

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Démographie de la République tchèque
Évolution démographique de la République tchèque
Évolution démographique de la République tchèque
Dynamique
Population 10 512 419 hab.
Accroissement naturel -0,06 %
Indice de fécondité 1,21 enfant par
Taux de natalité 9,02 ‰
Taux de mortalité 10,59 ‰
Taux de mortalité infantile 3,89 ‰
Espérance de vie à la naissance 76,22 ans
Âge médian
Homme 37,5 ans
Femme 41,1 ans
Structure par âge
0-14 ans 14,4 %
15-64 ans 71,2 %
65 ans et plus 14,5 %
Rapport de masculinité
À la naissance 106 /100
Moins de 15 ans 106 /100
15-64 ans 101 /100
65 ans et plus 64 /100
Migration
Solde migratoire 0 97 ‰
Composition linguistique
Tchèque  
Composition ethnique
Tchèques 90,4 %
Composition religieuse
Église catholique romaine 26,8 %
Protestantisme 2,1 %
Autres 3,3 %
Non-spécifié 8,8 %
Aucune 59 %

Au 31 décembre 2013 la République Tchèque compte 10 512 419 habitants d'après le CZECH statistical office [1]

Depuis l'expulsion des Allemands des Sudètes en 1945 et la partition, en 1993 de la République fédérale tchécoslovaque en deux pays indépendants, la population de la Tchéquie est dans sa grande majorité (94 %) ethniquement ou linguistiquement tchèque.

Comme la plupart des pays de l'ex-bloc communiste, la population a connu un déclin depuis 1989, du fait d'une baisse drastique de la natalité : la suppression des politiques natalistes généreuses d'une part et les incertitudes liées à la transition économique d'une économie étatisée à une économie capitaliste d'autre part expliquent ce fait.

Le pays, avec près de 70 % de la population ne se déclarant d'aucune religion, est l'un des plus athée d'Europe. Le phénomène est ancien, lié au rejet de l'Église catholique perçue comme la religion d'État de l'Empire austro-hongrois. La population juive, autrefois importante, a été exterminée ou assimilée.

Evolution de la population[modifier | modifier le code]

Population au 1 janvier de chaque année, sources Eurostat [2]

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
10 201 182 10 192 649 10 195 347 10 198 855 10 223 557 10 254 233 10 343 422 10 425 783 10 462 088 10 486 731 10 505 445 10 516 125



Migration et composition culturelle[modifier | modifier le code]

Les chiffres suivants sont à prendre avec précaution. La loi reconnait la citoyenneté (par définition tchèque) et la nationalité : tchèque (mais pas morave qui sont considérés comme tchèques par le législateur en particulier et les ethno-linguistes en général), slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom, etc.

Si l'indication de la nationalité est obligatoire sur la plupart des papiers d'identité, les chiffres ci-dessous sont issus du recensement de 2001 au cours duquel les habitants pouvaient librement se déclarer membre de telle ou telle nationalité.

En termes d'évolution (entre le recensement de 1991, non indiqué ici, et celui de 2001), on notera les faits suivants:

  • 1991 est marqué par un bouillonnement identitaire voire une crispation identitaire (qui mènera entre autres à la scission de la Tchéquie et de la Slovaquie), avec le recul, ceci se calme ;
  • Le pourcentage de ceux qui se déclarent Moraves passe de 13,2 à 3,7 % ; il en va de même pour ceux qui se réclament de la minorité silésienne qui perd les trois-quart de ses effectifs entre les deux recensements ;
  • Le pourcentage de ceux qui se déclarent Slovaques passe lui aussi de 3,1 à 1,9 %, non qu'un vaste mouvement de retour vers la Slovaquie ait eu lieu après la scission mais les Slovaques résidant en Tchéquie ont tendance à se considérer Tchèques, après un certain temps ;
  • la minorité vietnamienne, issue de l'immigration pour des raisons éducatives, de travail ou humanitaire entre « pays-frères » sous le communisme, s'émancipe et se revendique, passant de rien (alors qu'ils étaient déjà là en 1991) à 0,2 % (ou 17 400 membres) en 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]