Démographie de la République tchèque

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Démographie de la République tchèque
Population totale de la République tchèque au 1er janvier entre 1960 et 2014 (en millions, données Eurostat).
Population totale de la République tchèque au 1er janvier entre 1960 et 2014 (en millions, données Eurostat).
Dynamique
Population 10 512 419 (1er janvier 2 014) hab.
Accroissement naturel -0,06 %
Indice de fécondité 1,21 enfant par
Taux de natalité 9,02 ‰
Taux de mortalité 10,59 ‰
Taux de mortalité infantile 3,89 ‰
Espérance de vie à la naissance 76,22 ans
Âge médian
Homme 37,5 ans
Femme 41,1 ans
Structure par âge
0-14 ans 14,4 %
15-64 ans 71,2 %
65 ans et plus 14,5 %
Rapport de masculinité
À la naissance 106 /100
Moins de 15 ans 106 /100
15-64 ans 101 /100
65 ans et plus 64 /100
Migration
Solde migratoire 0 97 ‰
Composition linguistique
Tchèque  
Composition ethnique
Tchèques 90,4 %
Composition religieuse
Église catholique romaine 26,8 %
Protestantisme 2,1 %
Autres 3,3 %
Non-spécifié 8,8 %
Aucune 59 %

Au 31 décembre 2013 (ou 1er janvier 2014) la République Tchèque comptait 10 512 419 habitants d'après le Bureau des statistiques de la République tchèque[1], chiffre repris par Eurostat[2].

La population totale du territoire qui est aujourd'hui la République tchèque a peu varié du début du vingtième siècle (9,3 millions) à 1939 (11,2 millions). Après la perte d'environ trois millions d'habitant pendant et juste après la deuxième guerre mondiale (8,8 millions en 1947), la croissance démographique a repris, mais de plus en plus faible puis quasi-nulle. Avec la fin du régime communiste, la population baissait légèrement de 10,36 millions en 1990 à 10,19 millions en 2003, avant de reprendre modérément.

Depuis l'expulsion des Allemands des Sudètes en 1945 et la partition, en 1993 de la République fédérale tchécoslovaque en deux pays indépendants, la population de la Tchéquie est dans sa grande majorité (94 %) ethniquement ou linguistiquement tchèque.

Le pays, avec près de 70 % de la population ne se déclarant d'aucune religion, est l'un des plus athée d'Europe. Le phénomène est ancien, lié au rejet de l'Église catholique perçue comme la religion d'État de l'Empire austro-hongrois. La population juive, autrefois importante, a été exterminée ou assimilée.

Évolution de la population totale[modifier | modifier le code]

Population au 1er janvier de chaque année, source Eurostat (milliers)[2] :

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
10 201 10 193 10 195 10 199 10 224 10 254 10 343 10 426 10 462 10 487 10 505 10 516 10 512

Au début de la 2ème guerre mondiale, la population résidant dans ce qui est aujourd'hui la République tchèque atteint son plus haut niveau (11,2 millions). En raison des persécutions des slaves et des juifs et l'expulsion des résidents allemands après la guerre, la population diminua d'environ trois millions, s'était réduite à 8,8 millions en 1947. La croissance de la population reprit de plus en plus lentement (0,7 % par an de 1947 à 1960, 0,3 % par an de 1960 à 1980) pour rester pratiquement stationnaire de 1980 à 1994 (0,01% par an), avec un maximum à 10,36 millions en 1990.

Comme la plupart des pays de l'ex-bloc communiste, la population a d'abord connu un déclin depuis 1990, du fait d'une baisse de la natalité due, entre autres, à la suppression des politiques natalistes généreuses d'une part et aux incertitudes liées à la transition économique d'une économie étatisée à une économie capitaliste d'autre part. Ce déclin est resté très faible, avec une baisse de 170 000 résidents en treize ans, jusqu'en 2003 (10,19 millions). La croissance démographique a ensuite repris : (10 516 125 au 1er janvier 2013, 10 512 419 au 1er janvier 2014)[2].

Migration et composition culturelle[modifier | modifier le code]

Les chiffres suivants sont à prendre avec précaution. La loi reconnait la citoyenneté (par définition tchèque) et la nationalité : tchèque (mais pas morave qui sont considérés comme tchèques par le législateur en particulier et les ethno-linguistes en général), slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom, etc.

Si l'indication de la nationalité est obligatoire sur la plupart des papiers d'identité, les chiffres ci-dessous sont issus du recensement de 2001 au cours duquel les habitants pouvaient librement se déclarer membre de telle ou telle nationalité.

En termes d'évolution (entre le recensement de 1991, non indiqué ici, et celui de 2001), on notera les faits suivants:

  • 1991 est marqué par un bouillonnement identitaire voire une crispation identitaire (qui mènera entre autres à la scission de la Tchéquie et de la Slovaquie), avec le recul, ceci se calme ;
  • Le pourcentage de ceux qui se déclarent Moraves passe de 13,2 à 3,7 % ; il en va de même pour ceux qui se réclament de la minorité silésienne qui perd les trois-quart de ses effectifs entre les deux recensements ;
  • Le pourcentage de ceux qui se déclarent Slovaques passe lui aussi de 3,1 à 1,9 %, non qu'un vaste mouvement de retour vers la Slovaquie ait eu lieu après la scission mais les Slovaques résidant en Tchéquie ont tendance à se considérer Tchèques, après un certain temps ;
  • la minorité vietnamienne, issue de l'immigration pour des raisons éducatives, de travail ou humanitaire entre « pays-frères » sous le communisme, s'émancipe et se revendique, passant de rien (alors qu'ils étaient déjà là en 1991) à 0,2 % (ou 17 400 membres) en 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]