Démographie de la Slovénie

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Démographie de la Slovénie
Dynamique
Population 2 010 347 hab.
Accroissement naturel 7,20 %
Indice de fécondité 1,25 enfant par
Taux de natalité 8,98 ‰
Taux de mortalité 10,31 ‰
Taux de mortalité infantile 4,40 ‰
Espérance de vie à la naissance 76,33 ans
Âge médian
Homme 39,0 ans
Femme 42,2 ans
Structure par âge
0-14 ans 13,8 %
15-64 ans 70,5 %
65 ans et plus 15,7 %
Rapport de masculinité
À la naissance 1,07 /100
Moins de 15 ans 1,06 /100
15-64 ans 1,02 /100
65 ans et plus 63 /100
Migration
Solde migratoire 5,88 ‰
Composition linguistique
Slovène 91,1 %
Serbo-croate 4,5 %
Autres ou non-spécifié 4,4 %
Composition ethnique
Slovènes 83,1 %
Serbes 2,0 %
Croates 1,8 %
Bosniaques 1,1 %
Autres ou non-spécifié 12 %
Composition religieuse
Catholicisme 57,8 %
Église orthodoxe 2,3 %
Autres chrétiens 0,9 %
Islam 2,4 %
Non-pratiquant 3,5 %
Autres ou non-spécifié 23,0 %
Aucune 10,1 %

Cet article contient des statistiques sur la démographie de la Slovénie.

Au 1 janvier 2014 la Slovénie comptait 2 061 085 habitants, soit une augmentation de 0,1% sur un an [1]

Migration et composition culturelle[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de la population (plus de 88 %) de la Slovénie est slovène. La Constitution slovène accorde aux populations hongroises et italiennes un statut de minorité autochtone, qui leur accorde des sièges à l'Assemblée nationale. La plupart des autres groupes proviennent de la Yougoslavie qui ont immigré après la Seconde Guerre mondiale pour des raisons économiques. Les slovènes sont principalement catholiques romains, bien que le pays comporte également un faible nombre de protestants, de chrétiens orthodoxes, de musulmans et de juifs. La langue slovène est une langue slave écrite à l'aide d'un alphabet latin.

Les « effacés » ou « radiés »[modifier | modifier le code]

Le 26 février 1992, 18 355 yougoslaves résidant en Slovénie, soit près de 1 % des habitants, ont été effacés du registre national et transférés sur celui des étrangers, faute d'avoir rempli une demande d'obtention de la nationalité slovène dans les six mois exigés, souvent par manque d'information. 200 000 personnes étaient concernées. Les effacés ont perdu de nombreux droits politiques et sociaux attachés à la qualité de citoyen slovène. Un quart des effacés a arraché un "permis de séjour permanent"; une loi votée en 1999 a réglé d'autres cas litigieux, mais l'essentiel du problème demeure. Ljubljana se montre inflexible, notamment sous la pression de l'extrême-droite locale, malgré une décision favorable en 2004 de la Cour suprême slovène. Une manifestation des effacés est organisée devant le Parlement européen à Bruxelles le 29 novembre 2006 et certains recours ont été déposés devant la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg[2].

Sources[modifier | modifier le code]

  1. http://www.stat.si/eng/novica_prikazi.aspx?ID=6200
  2. http://www.idfa.nl/idfa_en_filmdescription.asp?filmid=18888 et Le Monde, 10 novembre 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]