Châtelperron
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. |
| Châtelperron | ||
Vue sur Châtelperron |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Allier | |
| Arrondissement | Vichy | |
| Canton | Jaligny-sur-Besbre | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Val de Besbre Sologne Bourbonnaise | |
| Maire Mandat |
André Ratinier 2008-2014 |
|
| Code postal | 03220 | |
| Code commune | 03067 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
149 hab. (2010) | |
| Densité | 7,2 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 234 m — Max. 352 m | |
| Superficie | 20,8 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Châtelperron est une commune française située dans le département de l'Allier et la région administrative Auvergne. Les découvertes préhistoriques qui y ont été faites lui ont valu de donner son nom à une période de la Préhistoire, le châtelperronien.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Longitude est : 03° 39′ 00″ (degrés-minutes-secondes) 3,65 degrés décimaux 0,063705 radians
Latitude nord : 46° 23′ 00″ (degrés-minutes-secondes) 46,3833 degrés décimaux 0,809542 radians
Châtelperron est longé par la Besbre sur la limite occidentale de la commune et traversé par le Graveron, ruisseau qui se jette dans la Besbre en rive droite, à la pointe nord de la commune.
Héraldique [modifier]
|
« Écartelé d'or et de gueules. » Blason des seigneurs de Châtelperron |
|
|
« Écartelé aux 1 et 4 d'or au dauphin pâmé d'azur aux 2 et 3 de gueules au lion d'hermine, lampassé et couronné d'or. »
|
Histoire [modifier]
Le premier possesseur connu de la terre de Châtelperron est Guichard de Castro Petri qui reconnaît la détenir du seigneur de Beaujeu en 1132. En 1215, Étienne, fils de Régnier de Chastel-Perron est homme lige du sire de Bourbon.
En 1220, Vilhelmus de Castro Petri ou Castropertis, est, en 1220, seigneur de Saint-Léon, Vaumas, Liernolles et Lenax.
En 1329, Châtelperron est rattaché, par le mariage d'Isabeau de Châtelperron à Robert Dauphin de Jaligny, à la terre de Jaligny. Il le restera jusqu'au début du XVe siècle et, après avoir été quelques années propriété de Claude Montaigu, il sera vendu à Jacques Ier de Chabannes, seigneur de La Palice, le 17 mai 1443, pour « neuf mille trois cents écus d'or vieil ». Marie de Meulun, veuve de Charles de Chabannes, s'installera à Châtelperron où elle décédera en 1553. C'est à cette période qu'auraient été percées les fenêtres supplémentaires sur la façade principale du château qui possède, sur le linteau de la cheminée du premier étage, les armes des Chabannes.
À l'extinction des Chabannes, le fief revient, comme le reste de leurs biens, à la famille de Tournon puis, en 1571, à la famille de La Guiche. Châtelperron sera vendu en 1682 puis, de nouveau en 1685 à Gabrielle de Marmande. Après avoir été en possession d'Antoine de Charry des Gouttes, ce qui subsiste de la propriété - le château, quelques maisons du bourg et quatre domaines[1] - sera racheté, en 1803[2], par Jean-Baptiste Collas, qui réussira à reconstituer presque entièrement l'ancienne terre[3].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 149 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Église Saint-Pierre [modifier]
XIIe siècle : Comprise dans l'ancienne enceinte du château, elle appartenait à sa première construction. Elle se compose d'une seule nef, dont les arcades sont à plein-cintre et le mur latéral droit décoré d'arcades appliquées, et de deux chapelles latérales, de chaque côté du Chœur, formant un transept de taille réduite Celle de gauche a été entièrement reconstruite au XIXe siècle par la famille Collas de Chatelperron. Les trois autels -dont le maître-autel en marbre du pays- sont d'un travail postérieur à l'édifice. Le portail est orné d'un tympan en bâtière, de grès fin rouge, représentant en bas-relief l'Agneau pascal, entouré de motifs végétaux, posé sur une croix pattée[7]. Ce fronton est soutenu par six colonnes dont cinq ont été remplacées, dans la seconde partie du XXe siècle par des colonnes de grès rose, sous l'égide de Marcel Génermont, architecte des Monuments historiques et président de la Société d'émulation du Bourbonnais.
Le portail est classé monument historique depuis le 7 juin 1933. Le reste de l'église a été inscrit à l'inventaire supplémentaire le 8 février 1986.
|
|
Cet article présente trop d'images par rapport à sa longueur.
Ceci va à l'encontre de l'esprit de synthèse, rend la lecture difficile, et allonge la durée de téléchargement pour les connexions lentes. Il est conseillé de faire un choix, et éventuellement d'utiliser une galerie et/ou de renvoyer vers Commons en utilisant le modèle {{galerie détaillée}} (pour une section) ou {{Autres projets}} (en fin d'article). Voir les recommandations sur les images.
|
Château [modifier]
XIIe et XVe siècles : Ce qui reste du bâtiment d'origine est du XVe siècle. Il avait, à l'origine, la forme d'un parallélogramme flanqué de quatre tours. Le château est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 9 décembre 1929.
Site préhistorique de la grotte des Fées [modifier]
La grotte des Fées est située à environ 1 km au nord du bourg, sur la rive gauche du Graveron (03° 03’ 18”E, 46°24’42”N), à 5 ou 6 m au-dessus du niveau du ruisseau. C'est au site de la grotte des Fées (35 000 - 30 000 ans av. J.-C.) que le « castelperronien » ou « châtelperronien » doit son nom.
Ce site a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles au XIXe siècle et XIXe siècle, initialisées, pour les premières, lors de la construction du chemin de fer devant relier les mines de Bert à Dompierre-sur-Besbre.
C'est au site de la grotte des Fées (35 000 - 30 000 ans av. J.-C.) que le « castelperronien » ou « châtelperronien » doit son nom. Les résultats des fouilles ont notamment alimentés la controverse sur la cohabitation ou non entre les Hommes anatomiquement modernes, et les Néandertaliens[8].
Autres [modifier]
- Château de Chassimpierre XVe et XIXe siècles.
- Les Escures[9], maison forte, pied-à-terre de Jean II le Bon : vestiges de la chapelle (XVe siècle) et une pierre héraldique taillée aux armes de Jean Ier de Bourbon, de Jean II de Bourbon après son mariage avec Jeanne de France, fille de Charles VII, et de Charles III, connétable de Bourbon.
- Demeures des XVIIIe et XIXe siècles (Les Gondeaux, Bellevue... ).
- Les carrières de marbre : leur exploitation, commencée à l'époque romaine, a duré en jusqu'en 1924. Elles étaient exploitées à ciel ouvert sur différents sites : La Grande Loge, Le Colombier, Le Tureau noir. Ce marbre a été utilisé pour la construction de la façade du Théâtre des Champs-Élysées. La tradition locale le dit employé pour le pavé du Chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris et les colonnes de l'église de la Madeleine. Le monument aux morts de la commune est en marbre blanc de Châtelperron, ainsi que, dans l'église Saint-Pierre, le maître-autel et le bénitier. En 1925, a été ouverte une carrière de porphyre noir.
Galerie [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Henri Delporte : préhistorien, auteur de recherches sur le site de la grotte des Fées.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- En Bourbonnais, le vocable domaine désigne une exploitation agricole.
- Le cinquième jour complémentaire de l’an XI.
- Cette famille deviendra par la suite Collas de Chatelperron.
- Conseil général de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Certains ont voulu voir dans cet emblème la preuve de la présence d'une commanderie de Templiers. Une telle présence aurait été incompatible avec celle, au même endroit et à la même période, avec celle du seigneur attesté de ces terres, Vilhelmus (Guillaume) de Castro Petri.
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméeszilhao. - Les seigneurs des Escures étaient seigneurs de Pontcharraud, de La Tour-du-Bois, de Gincay, de Brulle, de Lesparre, de La Vernède, de PIaisance, de Sauzat, de La Vivère, de Marcellange, du Reray, de Prabillard.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- H. Delporte, F. Surmely, A. Urgal, Châtelperron : un grand gisement préhistorique de l’Allier, Moulins, Conseil général de l’Allier, 1999, 48 p.
- René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, 2004, 684 p. (ISBN 2-84494-199-0)
