Château de Shimabara
| Château de Shimabara | ||||
Donjon du château de Shimabara |
||||
| Nom local | 島原城 | |||
|---|---|---|---|---|
| Début construction | 1624 | |||
| Coordonnées | ||||
| Pays | ||||
| Région | Kyūshū | |||
| Préfecture | Nagasaki | |||
| Commune | Shimabara | |||
|
Géolocalisation sur la carte : Japon (ouest) Géolocalisation sur la carte : Japon |
||||
| modifier |
||||
Le château de Shimabara (島原城, Shimabara-jō?), aussi connu sous les noms château de Moritake (森岳城, Moritake-jō?) et château de Kōrai (高来城, Korai-jō?), est un château japonais situé à Shimabara, province de Hizen (maintenant préfecture de Nagasaki. Ce bâtiment blanc de cinq étages contraste fortement avec le noir château de Kumamoto dans la préfecture voisine de Kumamoto.
Sommaire |
Description[modifier]
Le château de Shimabara est un château de plaine (平城, Hirajō?) situé entre la mer d'Ariake et le mont Unzen. Les douves extérieures de quelque 15 m de profondeur pour 30 à 50 m de large, s'étendaient sur 360 m sur l'axe est/ouest et 1 260 m du nord au sud, avec l'enceinte intérieure divisée en trois cours. Les murs s'étendaient sur 3 900 m et avaient 16 yagura de tailles différentes à des points clés. Le principal donjon avait cinq étages pour une hauteur de 33 m et était relié à deux donjons secondaires de trois étages chacun. En termes d'échelle, c'était beaucoup plus que la normale pour un daimyō disposant de revenus de seulement 40 000 koku.
Histoire[modifier]
Le clan Arima, qui était Kirishitan daimyō, régna sur le domaine de Shimabara à la fin de l'époque Muromachi, du château de Hinoe au château de Hara. Après le début de la politique d'isolation nationale (sakoku), le shogunat Tokugawa interdit la christianisme à partir de 1614 et remplaça Arima Naozumi par Matsukura Shigemasa. Matsukura, qui fit strictement appliquer l'interdiction contre le christianisme par des exécutions de masse, augmenta fortement les taxes pour financer la construction de son nouveau château de Shimabara de 1618 à 1624. L'oppression des paysans fut un facteur majeur conduisant à la rébellion de Shimabara.
Le château fut assiégé durant cette rébellion mais ne fut pas endommagé. Il servit ultérieurement de siège pour le clan Kōriki, qui régna sur Shimabara de 1638 à 1668, le clan Matsudaira (1668–1747, 1774–1871) et le clan Toda (1747–1774)
Le daimyō Matsudaira résida au château de Shimabara jusqu'à la restauration de Meiji en 1868. Ce fut le siège du gouvernement local jusqu'en 1871, quand l'ancien domaine de Shimabara fusionna avec la nouvelle préfecture de Nagasaki. Le donjon fut abattu en 1876, comme le furent la plupart des structures porteuses. La troisième enceinte servit de terrain pour une école et presque toute l'enceinte intérieure fut distribuée aux paysans.
De nos jours il ne reste de la structure originale que des murs de pierres et le fossé. Un certain nombre de yagura (poivrières) ont été restaurés en 1960 et 1972 et en 1964 le donjon a été reconstruit en béton armé pour servir de musée municipal exposant des éléments de la culture Kirishitan, de la rébellion Shimabara et de l'époque féodale.
En 1980, un musée mémorial a été ouvert en l'honneur du sculpteur Seibo Kitamura (1884-1987).
Galerie[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Morton S. et Schmorleitz, Castles in Japan, Tokyo, Charles E. Tuttle Co., 1974 (ISBN 0-8084-1102-4), p. 144–145
- (en) Hinago et Motoo, Japanese Castles, Tokyo, Kodansha, 1986, 1re éd., 200 p. (ISBN 978-0-87011-766-4)
- (en) Jennifer et Mitchelhill, Castles of the Samurai: Power and Beauty, Tokyo, Kodansha, 2004, 1re éd., 112 p. (ISBN 978-4-7700-2954-6)
- (en) Stephen et Turnbull, Japanese Castles 1540-1640, Oxford, Osprey Publishing, 2003, poche, 64 p. (ISBN 978-1-84176-429-0)
Notes et références[modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Shimabara Castle » (voir la liste des auteurs)