Ateliers Varan

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Les Ateliers Varan
Informations
Fondation 1981
Type Association
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 28″ N 2° 23′ 18″ E / 48.857712, 2.38831748° 51′ 28″ Nord 2° 23′ 18″ Est / 48.857712, 2.388317  
Ville Paris
Pays France
Direction
Président Claude Guisard
Divers
Site web www.ateliersvaran.com/

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Les Ateliers Varan

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Les Ateliers Varan

Les Ateliers Varan créés sous l'impulsion de Jean Rouch proposent depuis 30 ans une pédagogie de formation au cinéma documentaire basée sur l'enseignement par la pratique et l'échange entre élèves. Cette école de cinéma unique qui a formé plus de mille professionnels[réf. nécessaire] développe par ailleurs des ateliers de réalisation pérennes[réf. nécessaire] à travers le monde entier.[réf. nécessaire]

Les Ateliers Varan, école de cinéma reconnue à l'échelon international[réf. nécessaire] est membre du CILECT (Centre International de Liaison des Écoles de Cinéma et de Télévision) qui regroupe les principales écoles de cinéma du monde entier et du GEECT (Groupement Européen des Écoles de Cinéma et de Télévision).

C'est aussi un lieu atypique[non neutre] au cœur de Paris, des salles de montage et une salle cinéma où sont régulièrement organisés des avant-premières, des séminaires de réflexions, des projections ouvertes à tous : un lieu d'échanges et de rencontres autour du cinéma.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1978, les autorités de la jeune république mozambicaine demandent à des cinéastes connus de venir filmer les mutations du pays. Jean Rouch propose à la place de former de futurs cinéastes locaux afin qu’ils puissent filmer leur propre réalité. Avec Jacques d’Arthuys, attaché culturel de l’Ambassade de France, ils constituent un atelier de formation à la réalisation documentaire à la pédagogie toujours actuelle : l’enseignement par la pratique. Après cette première expérience qui va s'enrichir, se développer puis se disperser dans le monde entier, seront créés à Paris les Ateliers Varan.

L’enseignement par la pratique[modifier | modifier le code]

Ce n’est pas une école au sens classique et académique du terme[réf. nécessaire] : les méthodes de travail y poussent à l’extrême le principe de l’enseignement par la pratique. Tout s’articule, pour chaque étudiant, autour de la fabrication de films « en grandeur réelle », dans un espace de liberté hors des contraintes des lois du marché audiovisuel[réf. nécessaire] où on incite les élèves à traverser une véritable[non neutre] expérience cinématographique. Les apprentis cinéastes y apprennent à chercher leur propre chemin de langage. C’est en réalisant son film que chaque stagiaire s’initie à l’écriture cinématographique, à la prise de vue, à la prise de son, à la réalisation et au montage. C’est ainsi participer à tous les stades de la fabrication d’un film, puisque l’on y fait immanquablement l’image et le son de celui des autres stagiaires. C’est aussi une pédagogie en mouvement, où le passage obligé par un partage collectif à tous les stades de la fabrication du film enrichit[non neutre] la démarche individuelle, aiguise le regard critique[non neutre]. Suscité par les choix et principes généraux qui sont proposés aux étudiants, on peut s’apercevoir avec le temps qu’apparaît un véritable « style Varan »[non neutre].

Dans la lignée du cinéma direct de Jean Rouch, Richard Leacock, Pierre Perrault ou Frederick Wiseman, l’enseignement aux Ateliers Varan, c’est apprendre à rendre la parole trop souvent dérobée au sujet filmé[non neutre], lui restituer sa respiration propre et ses complexités[non neutre], dans la durée. C’est également apprendre sinon à s’effacer, du moins à se mettre au service, en recherchant la place la plus pertinente, à définir son point de vue, à situer son regard[non neutre]. N'y sont pas pour autant délivrées des recettes pour réaliser ou monter un film mais y est cherché à accorder les regards et les jugements autour de notions fortes : l'intérêt, la sincérité, le respect des personnes filmées, la probité d'une démarche de réalisation que le montage vient préciser et renforcer; le sérieux de l'observation n'excluant par une dimension dramaturgique, il peut laisser place à l'émotion. Faire du cinéma c’est être sensible au monde, curieux de l’autre, muni d’esprit critique, d’une bonne dose d’inventivité et surtout être animé d’un fort désir de partage[non neutre]

En complément à cette formation à la réalisation mondialement réputée[réf. nécessaire], les Ateliers Varan ont créé un ensemble de formations professionnalisantes qui explorent les pratiques actuelles du documentaire, de l'écriture d'un projet à la conception d'un webdocumentaire en passant par l'apprentissage du montage et l'approfondissement sonore d'un film. Ces nouvelles formations adaptées à l'essor de la vidéo numérique et au contexte actuelle de la production documentaire mettent en oeuvre la pédagogie collective des Ateliers Varan dans un aller-retour permanent entre pratique et réflexion éthique, analyses d’œuvres marquantes et recherche d'une écriture personnelle. 

Ateliers à l'étranger[modifier | modifier le code]

Depuis l’origine, les Ateliers Varan mettent en place des ateliers dans différents pays du monde. À l’issue de la formation de réalisation, ils accompagnent les étudiants du pays le temps nécessaire pour assurer le fonctionnement autonome et pérenne de l’atelier. Il y a vingt cinq ans, les Ateliers Varan s’attachaient à donner à ceux qui n’y avaient pas accès, la possibilité de maîtriser les outils audiovisuels : «l’objectif, expliquait alors Jacques d’Arthuys, est de former des gens qui ne sont ni universitaires ni cinéastes ­ parfois même des analphabètes ­ à une technique très simple, pour leur permettre de créer leurs propres systèmes de communication», pour «permettre à des gens qui n’ont pas une tradition de culture écrite de fixer la mémoire», disait Pierre Baudry. Aujourd'hui, l’usage de la vidéo numérique s’est démocratisé presque partout[réf. nécessaire]. Cependant, l’uniformisation des médias de masse laisse peu de place à l’émergence d’un regard d’auteur.[réf. nécessaire] Le genre documentaire est même souvent absent du nouveau paysage audiovisuel de bien des pays. [réf. nécessaire]

Les Ateliers Varan préconisent un recrutement ouvert, représentatif des différentes réalités sociologiques du pays. L’expérience a prouvé que cette diversité ethnique, culturelle, professionnelle, crée des échanges, favorise une dynamique et une réflexion particulièrement fertiles.[réf. nécessaire] Raconter une grande ville, un pays, ou tout au moins faire sentir quelques-uns de ses visages les plus représentatifs est une entreprise difficile. Les films réalisés montrent un éventail de situations et de personnages qui, dans son ensemble, permet de mieux saisir la complexité du pays[non neutre]. Certains de ces ateliers ont eu une existence éphémère[réf. nécessaire] – le temps de mettre en place un ou deux stages – mais ils ont permis la formation de cinéastes de référence et la production de films régulièrement sélectionnés et primés dans les festivals de cinéma du monde entier[réf. nécessaire]. En revanche, dans d’autres, un travail suivi a pu être effectué sur plusieurs années et des groupes forts se sont structurés.

Les membres Varan[modifier | modifier le code]

Une quarantaine de professionnels du cinéma (réalisateurs, chefs monteurs, producteurs, ingénieurs du son, chefs opérateurs …) constitue l’équipe des Ateliers Varan. Ils transmettent leur expérience et leurs pratiques professionnelles dans les formations et les ateliers qu’ils organisent.


Ils ont participé à la création des Ateliers Varan :


Ils ont été membres Varan :

Liens[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]