Célestine
| Célestine Catégorie VII : sulfates, sélénates tellurates, chromates, molybdates, tungstates[1] |
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(22x15 cm XX 10.1 cm) |
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| Numéro CAS | |
| Classe de Strunz |
7.AD.35
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| Classe de Dana |
28.3.1.2
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| Formule brute | Sr[SO4] |
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| Masse formulaire[2] | 183,68 ± 0,02 uma O 34,84 %, S 17,46 %, Sr 47,7 %, |
| Couleur | incolore, bleu ciel ou pâle, jaunâtre, rougeâtre |
| Classe cristalline et groupe d'espace | dipyramidale - Pbnm |
| Système cristallin | orthorhombique |
| Réseau de Bravais | primitif P |
| Macle | sur {210}, et {110} |
| Clivage | parfait sur {001}, bon sur {201} |
| Cassure | irrégulière |
| Habitus | tabulaire, pyramidal, fibreux, massif, prismatique, globulaire, éeode |
| Échelle de Mohs | 3 - 3,5 |
| Trait | blanc |
| Éclat | vitreux, nacré |
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| Indice de réfraction | α=1,621-1,622 β=1,623-1,624 γ=1,630-1,632 |
| Pléochroïsme | incolore |
| Biréfringence | Δ=0,009-0,010 ; biaxe positif |
| Dispersion | 2vz ~ 50° |
| Fluorescence ultraviolet | fluorescence et thermoluminescence, souvent par inclusions organiques |
| Transparence | transparent à translucide |
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| Densité | 3,9 |
| Fusibilité | fond difficilement en colorant la flamme en rouge |
| Solubilité | très faiblement soluble dans l'eau, et les acides |
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| Magnétisme | aucun |
| Radioactivité | aucune |
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La célestine est une espèce minérale composée de sulfate naturel de strontium de formule SrSO4 avec des traces de Ba, Ca. La célestine (pôle strontium) donne un isomorphisme complet avec la baryte (pôle baryum). Elle fait partie du groupe de la Baryte. Paradoxalement la couleur bleu pâle qui semble la caractériser n'est pas la plus couramment rencontrée.
Sommaire |
Inventeur et étymologie [modifier]
L'étude chimique a été faite par Martin Heinrich Klaproth en 1797, mais elle fut décrite par Abraham Gottlob Werner en 1798. Le nom est inspiré du latin caelestis = céleste, en allusion à la couleur de ses premiers échantillons[3].
Topotype [modifier]
Bell's Mill, Bellwood, Blair Co., Pennsylvanie, USA[4].
Cristallographie [modifier]
- Paramètres de la maille conventionnelle :
= 8,359 Å,
= 5,352 Å,
= 6,866 Å, Z = 4; V = 307,17 Å3 - Densité calculée = 3,97 g/cm3
Cristallochimie [modifier]
Isostructurelle avec la baryte et l'anglésite, elle appartient au groupe de la baryte.
Groupe de la baryte [modifier]
Ces minéraux ont une structure orthorhombique et une formule chimique qui répond au terme général A(SO4) où A peut être le plomb, le baryum, le strontium ou le chrome…
Gîtologie [modifier]
Minéral d'origine sédimentaire, typique des dépôts évaporitiques lagunaires, elle est fréquente dans les calcaires et les grès, où elle est associée avec calcite, dolomite, gypse, halite, soufre, fluorine.
Synonymie [modifier]
Il existe pour ce minéral de nombreux synonymes[5] :
- celestite - célestite ;
- cliftonite (Thomson) ;
- Coelestine (A.H. Chester 1896) ;
- colestine ;
- dioxynite ;
- eschwegite (Lévy 1837)[6] ;
- schutzite ;
- sicilianite (D.G. Lenz 1800)[7] ;
- strontiane sulfatée (René Just Haüy 1798).
Variétés [modifier]
- Barian Celestine (synonyme : barytocélestine, barytocélestite, célestobarite pour les francophones ; barytocölestin (Ernst Friedrich Glocker 1839) pour les allemands[8] ; barytosulfate of Strontian (T. Thomson, 1836), pour les anglo-saxons[9]) de formule (Sr,Ba)SO4, elle est le terme intermédiaire entre la célestine et la baryte. Il existe de nombreuses occurrences dans le monde notamment en France :
- Plan de Labasse, Nabias, Vallée d'Aure, Hautes-Pyrénées[10] ;
- Basse Normandie.
- Calciocélestine (synonyme : calciocélestite), de formule SrCa[SO4]. Décrite par Wicke en 1860[11]. Il semble n'exister qu'une seule occurrence mondiale de ce minéral : Sierra Oscura, Socorro Co., New Mexico, USA.
Gisements remarquables [modifier]
- Angleterre
- Nouveaux Grès rouges près Pyle-Hill, Bristol
- France
- Rémuzat (gisement « Laget »), Buis-les-Baronnies, Drôme[12]
- Carrière de Gypse d'Arignac, Tarascon-sur-Ariège, Ariège[13]
- Italie
- Tunisie
Galerie [modifier]
-
Célestine - Turkménistan - Muséum de Toulouse
Utilisations [modifier]
La célestine est le seul minéral extrait pour la production de sels de strontium, qui sont utilisés dans l'industrie sucrière pour l'enrichissement des mélasses et pour la production de feux artificiels (couleur rouge), sous forme de Sr(NaNO3)2. Fabrication de colorants, de batteries électriques, de verres spéciaux et de céramiques.
Notes et références [modifier]
- La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates
- Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007, sur www.chem.qmul.ac.uk
- (de) M.H. Klaproth, Beiträge zur Chemischen Kenntniss der Mineralkörper, II, 1797, p. 92-98 (as Schwefelsaurer Strontianit aus Pennsylvanien)
- (en) Charles Palache, Harry Berman et Clifford Frondel, The System of Mineralogy of James Dwight Dana and Edward Salisbury Dana, Yale University 1837-1892 : Halides, Nitrates, Borates, Carbonates, Sulfates, Phosphates, Arsenates, Tungstates, Molybdates, Etc., vol. II, John Wiley and Sons, Inc., 1951, 1124 p., p. 418
- « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
- A. Lévy, Description d’une collection de minéraux formée par M. Henri Heuland, et appartenant à M. Ch. H. Turner, de Rooksnest, dans le comté de Surrey en Angleterre. 3 volumes et atlas de 85 plaques, London, vol. 1, 1837, p. 224
- (de) D.G. Lenz (1800) Versuch einer vollständigen Anleitung zur Kenntniss der Mineralien, System: 233
- (de) E.F. Glocker, Handbuch der Mineralogie, 2nd. edition, Nürnberg, 1839, p. 634
- (en) Outlines of Mineralogy, Geology, and Mineral Analysis. 2 volumes, London, vol. 1, p. 111
- (en) Joel Brugger, Michel Bonin, Kurt J. Schenk, Nicolas Meisser, Peter Berlepsch et Alain Ragu, « Description and crystal structure of nabiasite, BaMn9[(V,As)O4]6(OH)2, a new mineral from the Central Pyrenees (France) », European Journal of Mineralogy, vol. 11, no 5, 1999, p. 879-890
- Wicke, dans Arch. Pharm., vol. 152, 1860, p. 32
- R. Martin, « Minéralogie des septarias du gisement "Laget", Rémuzat (Drôme) », dans Le Règne Minéral, vol. 64, 2005, p. 42-47
- D. Descouens, « Les Mines de gypse d'Arnave et Arignac », dans Monde et Minéraux, vol. 62, 1984, p. 16-17
- S. Bouhlel, J.P. Fortuné, N. Guilhaumou et J.C. Touray, Les minéralisations stratiformes a F-Ba de Hammam Zriba-Jebel, 1988
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