Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré
Image illustrative de l'article Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré
Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Début de la construction 1923
Fin des travaux 1962
Architecte Maxime Roisin
Style dominant style roman
Protection Monument historique cité (2001)
Site web www.ssadb.qc.ca
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Commune Sainte-Anne-de-Beaupré
Coordonnées 47° 01′ 27″ N 70° 55′ 42″ O / 47.024131, -70.928341 ()47° 01′ 27″ Nord 70° 55′ 42″ Ouest / 47.024131, -70.928341 ()  

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré

La basilique Sainte-Anne-de-Beaupré est une église catholique située à Sainte-Anne-de-Beaupré dans la province du Québec. C'est un important lieu de pèlerinage près de Québec. Le principal rassemblement est celui du 26 juillet, fête de sainte Anne, patronne civile et ecclésiastique du Québec, et point culminant de la neuvaine.

Historique[modifier | modifier le code]

Basilique Sainte-Anne de Beaupré en 1901. Complétée en 1876, elle a été détruite par le feu en 1922.

C'est en 1658 que des Bretons en mer, sauvés par leurs appel à la grand-mère de Jésus (Sainte-Anne-de-Beaupré), lancèrent le projet de construire un sanctuaire en son honneur.

En 1658, Étienne de Lessard, un des premiers colons, concède certaines terres en vue de la construction de la première chapelle de bois dédiée à sainte Anne, particulièrement vénérée en Nouvelle-France. Lors de la construction, la guérison d'un ouvrier a lieu, celle de Louis Guimont, attestée par l'abbé Thomas Morel. C'est le premier de nombreux témoignages.

Construite trop près du fleuve, la chapelle est endommagée par les marées et reconstruite en 1661 un peu plus à l'est, au pied de la côte, à l'emplacement actuel de l'ancien cimetière. Après quinze ans d'utilisation, ce nouvel édifice de colombage pierroté survit mal aux rigueurs du climat et est remplacé, en 1676, par une église de pierre. Agrandie et rénovée à plusieurs reprises, elle accueille des milliers de pèlerins pendant près de deux siècles.

Menacée de ruine, elle est démolie en 1876 et ses matériaux sont récupérés afin de construire l'actuelle chapelle commémorative érigée en 1878 sur le transept de l'église originale. Il s'agit de l'un des premiers efforts de conservation du patrimoine bâti au Québec.

L'ancienne église est remplacée officiellement par une nouvelle église plus spatieuse érigée au sud de celle-ci à partir de 1872 sous l'impulsion du curé Gauvreau, dernier prêtre séculier résidant. Les travaux de construction seront exécutés par l'entrepreneur Pampalon de Lévis, père du vénérable Alfred Pampalon, l'un des premiers rédemptoristes canadiens. Dès 1877, le cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau ordonne aux Rédemptoristes de Baltimore, et ensuite de Belgique, de prendre en main le sanctuaire dont la popularité ne cesse de croître depuis l'arrivée du chemin de fer en 1881. Cette église sera officiellement consacrée en 1878 et recevra du pape Léon XIII le titre de basilique mineure en 1886, le deuxième temple catholique au nord du Mexique à porter ce titre (la cathédrale de Québec l'ayant reçu dès 1874).

En 1891, les Rédemptoristes érigent un nouveau monastère ainsi qu'une Scala Santa, une réplique en bois de l'escalier saint conservé à Rome. De plus, en 1896, le séminaire Saint-Alphonse ouvre ses portes.

La basilique, agrandie et achevée sous la direction du père Servais Paquay, rédemptoriste, sera détruite par un incendie le 29 mars 1922. De l'incendie sera préservée la statue colossale en bois représentant sainte Anne qui trône au sommet de la façade. Œuvre de Matthias Zens, sculpteur belge d'origine gantoise, elle sera réinstallée à une position similaire sur le nouvel édifice.

La construction de l'actuelle basilique débute dès 1923 sous l'impulsion initiale de l'architecte Maxime Roisin de Paris qui propose, dans la tradition Beaux-Arts, un monument de style néo-roman avec des proportions gothiques. Dans son travail, il sera assisté par l'architecte Louis-Napoléon Audet, de Sherbrooke, qui surveillera la construction et adaptera les plans au contexte nord-américain. Le gros de l'œuvre sera terminé en 1962 par l'achèvement des flèches surmontant les beffrois tandis que la basilique sera officiellement consacrée en 1976 par le cardinal Maurice Roy. L'édifice demeure toutefois inachevé, comme en témoignent les nombreuses niches vides et corniches non sculptées. En 1993, lors des séries de la Coupe Stanley, l'entraîneur du Canadien de Montréal, Jacques Demers y fit un fameux pèlerinage, et le Canadien gagna les deux matches suivant, éliminant les Nordiques de Québec, en route vers la Coupe Stanley[1].

La basilique[modifier | modifier le code]

Intérieur.

L'actuelle basilique de style roman date de 1923. Elle fut inaugurée officiellement en 1976. Elle compte parmi ses trésors des vases sacrés du XVIIIe siècle ciselés par divers artistes, dont François Ranvoyzé et Laurent Amyot, et une importante collection d'ex-voto. La chapelle commémorative, construite en 1878, contient plusieurs œuvres récupérées lors de la démolition de l'ancienne église, en particulier le clocher, qui a été reconstruit en 1788.

Principales dimensions[modifier | modifier le code]

  • longueur hors tout : 105 m
  • largeur en façade : 48 m
  • largeur du transept : 61 m
  • hauteur des flèches : 91 m
Plan de la basilique actuelle
Structure
Structure
Pose de la pierre angulaire
14 septembre 1924

Artistes impliqués dans la reconstruction[modifier | modifier le code]

  • Frank Moroder (italien), sculpteur sur bois (bancs et stèles).
  • Walter Del Mistro, mosaïste (planchers et voûtes de la crypte).
  • M. Gaudin (français), mosaïste (voûtes de la basilique).
  • Auguste Labouret (français), mosaïste et verrier (voûtes de la basilique et vitraux).
  • Émile Brunet (canadien), sculpteur.
  • Maurice Lord (canadien), sculpteur.
  • Albert Gilles (français), orfèvre (ciborium et portes).
  • Frédéric (canadien), peintre (transept nord de la crypte).
  • Marius Dubois (canadien), peintre (arcades de la crypte).
Bas relief de la façade frontale.

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. http://www.histoirenordiques.ca/saison9293.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Baillargeon, Votre visite au Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, Sainte-Anne-de-Beaupré, Revue Sainte-Anne-de-Beaupré,‎ 2000, 2e éd. (1re éd. 1978), 175 p. (ISBN 2-89238-305-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]