Alfred Pampalon

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Alfred Pampalon (24 novembre 1867 à Lévis,Québec-Canada - décédé à 28 ans le 30 septembre 1896 à Sainte-Anne-de-Beaupré, Québec.).

Il était un prêtre rédemptoriste qui était connu pour avoir une foi profonde en Dieu et une grande vénération pour Marie.

Alfred Pampalon en 1890 - Collection J.E. Livernois BANQ P560,S2,D1,P983
La Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré

Sa vie[modifier | modifier le code]

Alfred Pampalon est né le 24 novembre 1867 de l'union de Joséphine Dorion et d'Antoine Pampalon, constructeur d'églises, vivant dans la paroisse de Notre-Dame-de-la-Victoire à Lévis, au Québec. Sa maison natale est située au 42, rue Wolfe dans le Vieux-Lévis.

À 9 ans, il poursuit ses études au Collège de Lévis.

À l'âge de 17 ans, il est atteint d'une maladie pulmonaire. Sur la côte de Beaupré, existait un sanctuaire dédié à Sainte Anne. Tout l'entourage d'Alfred va y prier pour sa guérison, et celui-ci fait vœu de devenir prêtre s'il guérit.

Dès qu'il eut repris des forces, il partit en pèlerinage à Sainte Anne, avec son chapelet à la main, et prie longuement au sanctuaire. Fidèle à son vœu, il devint prêtre le 4 octobre 1892. Les Rédemptoristes n'ayant pas encore de maison au Québec, le 22 juillet 1886, Alfred s'embarque pour l'Europe.

Ses supérieurs l'envoient à Mons en Belgique où il exerce son ministère en enseignant le catéchisme, visitant les malades, parlant de l'Évangile, dans la plus grande douceur, avec la plus profonde charité, puisant ses forces dans l'Eucharistie et la récitation du chapelet. Il disait : « J'ai promis à ma Bonne Mère de devenir un saint! Et ma confiance en elle me le fait espérer ! ».

Retour au Québec[modifier | modifier le code]

Son état de santé s'aggravant, ne pouvant plus assumer sa charge, le 15 septembre 1895, Alfred revient au Canada. Il réintègre le monastère de Sainte-Anne de Beaupré, où il continue à exercer son ministère à la Basilique, malgré ses souffrances et son mal. Il refuse la morphine qui aurait pu soulager ses immenses douleurs. Il murmurait : « Ô bonne, ô douce, ô tendre Marie!... Venez me chercher... Je suis prêt à souffrir... jusqu'au jugement dernier... Mais... je désire vous contempler... ô aimable Marie... Venez me chercher... Miséricordieux Jésus..., ayez pitié de moi. »

Le 30 septembre 1896, après avoir entonné le Magnificat, il fixe les yeux au ciel, comme s'il avait une vision, et meurt, entouré de ses frères Rédemptoristes. Son tombeau est situé dans la crypte de la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.

Après sa mort il y eut beaucoup de témoignages de guérisons physiques et spirituelles de personnes qui se rendaient sur sa tombe pour l'invoquer.

Le 14 mai 1991, il a été déclaré vénérable par le pape Jean-Paul II. on lui demande son intercession par le biais d'un texte de prière spécifique et d'une neuvaine (qu'on peut trouver sur internet). cette intercession est sollicitée pour les drogués et les alcooliques. Il est très difficile de trouver un livre sur sa vie mais il semblerait que son propre frère utilisait des substances nocives... Il priait pour lui et avait offert de n'utiliser lui-même aucune "drogue" de quelque sorte que ce soit. Aussi quand, malade en fin de sa vie, on lui proposa de la morphine pour soulager ses douleurs il refusa même cette "drogue médicale".

Patronage[modifier | modifier le code]

Alfred Pampalon est le patron des alcooliques et des toxicomanes.

Sources[modifier | modifier le code]

Archives de la Société d'histoire régionale de Lévis.

Liens externes[modifier | modifier le code]