Base aérienne 720 Caen-Carpiquet

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La Base aérienne 720 de Caen-Carpiquet était une base aérienne école française (BE 720) situé à Carpiquet dans la périphérie de Caen. Créée le 17 août 1939[1], elle est fermée en 1967, ces infrastructures étant réutilisées par l'aéroport de Caen - Carpiquet.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'idée de créer un aérodrome près de Caen remonte à 1926 après la visite d'une délégation composée de militaires[2].

En 1930, le ministère de l'Air décide de la création d'un aérodrome à Caen[3]. Le 28 avril 1930, le ministère décide d’acquérir un terrain de 100 hectares à Carpiquet. Mais les acquisitions s'enlisent puis s'arrêtent. C'est le conseil général du Calvados qui relance le projet en 1935 en votant une subvention de 1,5 millions de francs pour la création du « centre aéronautique de Carpiquet »[4]. La mairie de Caen vote, quant à elle, une subvention de 500 000 francs[5].

Les travaux débutent en juillet 1937 et se terminent en mars 1938[6].

La base aérienne 720 Caen-Carpiquet est inaugurée le 17 août 1939. Prise par la Luftwaffe en juin 1940, elle sert de base arrière pour la bataille d'Angleterre. La piste de l’aérodrome est alors allongée et bétonnée par les Allemands.

Lors des combats de la bataille de Normandie, en juin et juillet 1944, le contrôle de l'aérodrome fait l'objet de longs et durs combats (voir l’article : bataille de Caen) entre troupes anglo-canadiennes et allemandes. Après guerre, l'aérodrome est reconstruit et aménagé pour l'Armée de l'air.

Après sa destruction, en 1945, elle renaît avec le centre d'instruction militaire (CIM) 233, unité destinée à la formation initiale des appelés du contingent. En 1951, elle prend en charge le Bataillon de l'Air 1/132 et devient la Base Aérienne 120.

Cette Base accueille, la même année 1951, l'école des élèves officiers de l'Armée de l'air (EEOAA), qui formait des élèves-officiers issus de la Préparation militaire supérieure, du concours des élèves officiers de réserve (EOR) et de la Préparation militaire obligatoire. Elle assurait également les "pelotons" pour devenir caporal et caporal-chef, et la formation de sous-officiers.

D'autres types de formations viendront étoffer son activité, comme celle des comptables et secrétaires, au sein de la Division d'Instruction Administrative, devenue l'escadron d'instruction des services généraux (EISG).

Elle prend alors la dénomination de Base École 120 (BE 120), puis, en 1958, Base École 720 (BE 720), le radical "7" désignant les bases aériennes dédiés à l'instruction militaire et/ou technique. Actuellement, c'est la base Aérienne 120 Cazaux qui a repris cet indicatif.

En 1965, est créé le Groupement École 306 (GE 206), unité supervisant l'ensemble des Écoles installées à Caen-Carpiquet.

La formation des élève officier de réserve de l'Armée de l'air a ainsi été assurée de 1951 à 1967, date de fermeture de la base aérienne de Caen-Carpiquet et du transfert de l'ensemble de ses activités vers la base Aérienne 105 Evreux-Fauville, toujours en Normandie.

La DIOM formait les observateurs (élèves-officiers) et les mitrailleurs sur avions (qui n'étaient pas officiers), sélectionnés lors de batteries de tests dans des centres d'expertise médicales du personnel navigant. Ils seront affectés notamment sur les avions d'appui-feu en Algérie (T6, T28) ; certains furent affectés sur Super-Constellation pour des missions SAMAR/SATER, d'autres furent affectés comme mitrailleurs sur hélicoptère "Pirate" (Sikorsky H34 armé), toujours en Algérie.

L'arrêté ministériel du 16 mai 1969 affecte l'aérodrome au secrétariat général à l'aviation civile dépendant du ministère des transports[7].

Insignes de la Base Aérienne de Caen-Carpiquet[modifier | modifier le code]

La Base Aérienne 120 reçoit un insigne spécifique, numérot A 511 au "Répertoire des blasons et insignes de l'Armée de l'air. Cet insigne est de forme triangulaire, comme la plupart des insignes des Bases Ecoles. Sur fond ("champ") rouge, il présente deux lions dorés, symboles de la Normandie. En son milieu, figure une épée pointe en bas, symbole de commandement et une tour sur un écu. L'inscription "BE 720" y figure. Autour d'une étoile, deux ailes symbolisent l'arme aérienne.

Celui des élève officier de réserve porte l'homogation numéro A 516.

L'insigne des observateurs mitrailleurs (DIOM) est homologué sous le numéro A 802 du même Répertoire.

L'insigne de la Division Administrative est homologué sous le numéro A 832.

Articles et liens connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thibault Richard, L'aventure aéronautique en Normandie (1920 - 1940), Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 2006, p. 81
  2. « Un aérodrome à Caen ? », Ouest-Éclair - édition de Caen,‎ 15 septembre 1927 (lire en ligne)
  3. « L'assemblée générale de l'aéro-club de Caen et du Calvados », Ouest-Éclair - édition de Caen,‎ 29 mars 1933 (lire en ligne)
  4. « Le conseil général du Calvados vote 1.500.000 francs pour le centre aéronautique Carpiquet », Ouest-Éclair - édition de Caen,‎ 7 novembre 1935 (lire en ligne)
  5. « Conseil municipal », Ouest-Éclair - édition de Caen,‎ 13 novembre 1935 (lire en ligne)
  6. « Aéroport de Caen - Historique », sur http://www.caen.aeroport.fr, Aéroport de Caen (consulté le 29 août 2012)
  7. Journal officiel de la République française, 24 juin 1969, p. 6452 [lire en ligne]

Voir aussi liens internes et articles connexes[modifier | modifier le code]