Base aérienne 278 Ambérieu-en-Bugey

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Base aérienne 278
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Ambérieu-en-Bugey
Coordonnées 45° 58′ 24″ N 5° 20′ 32″ E / 45.973344573508, 5.3423166275024 ()45° 58′ 24″ Nord 5° 20′ 32″ Est / 45.973344573508, 5.3423166275024 ()  
Altitude 251 m (823 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Base aérienne 278
Pistes
Direction Longueur Surface
01/19 2 000 m (6 562 ft) Asphalte
02/20 800 m (2 625 ft) Gazon
Informations aéronautiques
Code AITA pas de code
Code OACI LFXA
Type d'aéroport militaire
Site web gestionnaire Consulter
Cartes SIA VAC

La Base aérienne 278 Ambérieu-en-Bugey de Armée de l'air française est située à environ cinq kilomètres au nord- nord-ouest d'Ambérieu-en-Bugey dans le département de l'Ain dans l'est de la France. Elle porte le nom du Colonel Chambonnet.

La base aérienne d'Ambérieu-en-Bugey est principalement un centre d'approvisionnement et de réparation d'équipements électroniques de bord d'avions et matériels de détection de télécommunications au sol et d'aide à la navigation et centre de fabrication d'équipements simples. Elle assure aussi l'étalonnage et la réparation de tous les dispositifs de mesure de la force aérienne ainsi que la fabrication et la réparation d'équipements de sécurité, de sauvetage et de survie des pilotes.

Historique[modifier | modifier le code]

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La base aérienne a été construite pendant la Seconde Guerre mondiale comme terrain temporaire tous temps par l'United States Air Force XII Engineer Command fin août 1944, après que les forces allemandes se sont retirées de la zone. Des plaques métalliques perforées (de type Marsden Matting) ont été utilisées pour les pistes, les aires de stationnement et les voies d'accès. En outre, des tentes ont été utilisées pour le cantonnement et les installations de soutien. Ont été aussi construits une route d'accès pour rejoindre le réseau routier existant, un dépôt pour les fournitures, munitions et fûts d'essence, avec eau potable et réseau électrique minimal pour les communications et l'éclairage. L'aérodrome est connu sous le nom Ambérieu Airfield ou Advanced Landing Ground Y-5.

La base a été confiée pour une utilisation opérationnelle à la douzième Force aérienne, le 6 septembre 1944. Le 324e Fighter Group, volait sur Curtiss P-40 Warhawk depuis ce terrain en septembre 1944, après quoi il fut transféré à Tavaux. Dès que les P-47 ont déménagé de l'aérodrome d'Ambérieu, celui-ci est devenu une base de soutien de la zone arrière, géré par le 1er Escadron de service aérien, pour les mouvements d'avions de transport apportant fournitures et équipement au front.

Avec la fin de la guerre en Europe en mai 1945, les Américains ont commencé à retirer leurs avions et personnels. Le contrôle de l'aérodrome a été remis aux autorités françaises le 29 mai 1945.

1945 - 1966[1][modifier | modifier le code]

En 1945, la compagnie de réparation n°91 s'installe sur le terrain jusqu'à sa dissolution en 1946. Elle devient alors un entrepôt de l'armée de l'Air sous la désignation EAA 11-601. Elle change de nouveau de nom en 1951 pour devenir EAA 11-611. De 1945 à 1957, la base aérienne mène plusieurs activités liées à la logistique et au soutien : stockage de pièces détachées, réparation de certains aéronefs tels les Republic P-47 Thunderbolt. En 1957, l'EAA 11-611 devient atelier de réparation de l'armée de l'air n°624 (ARAA 624) pour devenir quelques années plus tard, en 1959, atelier de révision de l'armée de l'air n°624. Jusqu'en 1966, l'ARAA poursuit sa mission de réparation en étant orienté vers les équipements de bords et la réparation de certains aéronefs, comme le T6.

1966 - 2010[modifier | modifier le code]

En 1966, l'atelier de révision cesse d'œuvrer au profit des avions pour recueillir les ateliers spécialisés des télécommunications air (ASTA) d'Orléans et d'Aix-en-Provence.

Au cours des années, la base a reçu d'autres missions liées à la maintenance :

  • soutien des matériels de communication et des équipements de bord
  • étalonnage des appareils de mesures (métrologie)
  • confection et maintenance de matériels de sécurité - sauvetage - survie (dont les sièges éjectables)
  • entretien des équipements de détection radar

En janvier 2008, l'ARAA 624 devient l'Atelier industriel de l'aéronautique au sein du Service industriel de l'aéronautique.

Missions[modifier | modifier le code]

La base aérienne assure essentiellement des missions de soutien logistique et de réparation :

Organisation[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurer, Maurer. Air Force Combat Units of World War II. Maxwell AFB, Alabama: Office of Air Force History, 1983. (ISBN 0-89201-092-4).
  • Mauer, Mauer (1969), Combat Squadrons of the Air Force, World War II, Air Force Historical Studies Office, Maxwell AFB, Alabama. (ISBN 0892010975)
  • Johnson, David C. (1988), U.S. Army Air Forces Continental Airfields (ETO), D-Day to V-E Day ; Research Division, USAF Historical Research Center, Maxwell AFB, Alabama.

Notes et références[modifier | modifier le code]