Availles-Limouzine

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Availles-Limouzine
Village et église d'Availles-Limouzine.
Village et église d'Availles-Limouzine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Availles-Limouzine
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Joël Faugeroux
2014-2020
Code postal 86460
Code commune 86015
Démographie
Gentilé Availlais
Population
municipale
1 297 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 19″ N 0° 39′ 23″ E / 46.1219444444, 0.656388888889 ()46° 07′ 19″ Nord 0° 39′ 23″ Est / 46.1219444444, 0.656388888889 ()  
Altitude Min. 120 m – Max. 224 m
Superficie 57,90 km2
Localisation

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Availles-Limouzine

Availles-Limouzine (en occitan limousin Avalhas Lemosina) est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Availlais[1] et en ancien français : les Availlauds.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avancée de la langue d'oc dans une région où domine la langue d'oil, la langue est, ici, différente de celle des villages situés plus au nord.

L'occitan limousin et le marchois

Le bourg, dont l'église se dresse au sommet de l'éperon que gravit la rue du vieux village, domine la vallée de la Vienne. Il faut flâner dans le village pour découvrir de vieilles portes et des maisons médiévales.

La région d'Availles-Limouzine présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se compose [2] :

  • d'alluvions dans des vallées étroites et encaissées pour 8 % ;
  • de Terres de brandes (pour 22 %), d'argile à silex peu profonde (pour 17 %), de sols limoneux sur altérite (pour 11 %) et de Bornais (pour 4 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou ;
  • de sols sur granite rose (pour 37 %) sur les collines et les plateaux des massifs anciens ;
  • des constructions de l'agglomération (pour 2 %).

En 2006, 93 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 3 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 3 % de surfaces recouvertes d'eau et 1 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privée représente, en 2007, 434 hectares, soit 7 % du territoire communal[4].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Availles-Limouzine se situe en milieu rural à l'extrémité sud du département de la Vienne. Loin de tous les axes de communication, Availles-Limouzine se situe à 65 km de Poitiers, 70 km de Limoges et 70 km d'Angoulême.

L'autoroute la plus proche (A10 Poitiers Sud) se situe à 70 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Availles-Limouzine est limitrophe avec le département de la Charente et se trouve à quelques kilomètres seulement de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes de Availles-Limouzine
Saint-Martin-l'Ars Le Vigeant Millac
Pressac Availles-Limouzine
Lessac
(Charente)
Abzac
(Charente)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la vallée de la Vienne, rivière qui prend sa source sur le plateau de Millevaches (Limousin). Availles-Limouzine est d'ailleurs la première commune du département de la Vienne traversée par la rivière du même nom.

La commune est traversée par 21 km de cours d'eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de 10 km et la Clouère sur une longueur de 10 km.

Le barrage de Jousseau est d'une capacité de 4,78 millions de m/cube.

Histoire[modifier | modifier le code]

Availles accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et évènements importants de l’époque, comme le brûlement des titres féodaux en novembre 1793, ou l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI[5]. La même année, pour suivre un décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Availles-la-Montagne, hommage à la Montagne[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1953 Félix Guichard PCF Conseiller général du Canton d'Availles-Limouzine (1945-1958)
  mars 1989      
mars 1989 mars 2008 Raymond Brunet PCF[7] Conseiller général du Canton d'Availles-Limouzine (1988-2001)
mars 2008 en cours Joël Faugeroux[8]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 297 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 754 1 800 1 699 1 893 1 905 1 855 1 933 1 906 1 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 050 2 070 2 114 2 074 2 195 2 240 2 246 2 256 2 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 300 2 193 2 167 2 013 2 039 1 911 1 913 1 883 1 668
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 524 1 515 1 397 1 441 1 324 1 309 1 311 1 312 1 297
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, la densité de population de la commune était de 23hab,/km 2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La diminution de la population de la commune s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Cette chute démographique s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2 %, il est de 32,7 % dans le département de la Creuse, 29 % dans le département de l’Indre et 26,3 % pour le département de la Charente[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 41 exploitations agricoles en 2010 contre 55 en 2000[12]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[13].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passée de 4 436 hectares en 2000 à 4 266 hectares en 2010. 35 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre, orges et maïs), 6 % pour les oléagineux (colza et essentiellement du tournesol) , 32 % pour le fourrage et 20% reste en herbes[12].

13 exploitations en 2010 comme en 2011 abritent un élevage de bovins mais avec un nombre de bêtes beaucoup plus important:1 347 têtes en 2010 contre 959 têtes en 2000[12]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[14]. 28 exploitations en 2010 (contre 39 en 2000) abritent un élevage d'ovins (13 929 têtes en 2010 contre 18 335 têtes en 2000)[12]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[14]. L'élevage de volailles et de chèvres ont disparu en 2010 (respectivement 594 têtes réparties sur 25 fermes en 2000 et 422 têtes sur 3 exploitations)[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Availles-Limouzine (86) en mars 2011.

Ruines du château[modifier | modifier le code]

Porte de ville.

Sur les bords de la Vienne (rive gauche) demeurent les restes du château féodal qui marquait l'entrée de la ville. Aujourd'hui encore, une des tours du château a été conservée, ainsi que deux des portes de la ville situées aux deux extrémités de la rue des Cavaliers.

Les Fontaines Salées[modifier | modifier le code]

Situé sur les communes d'Availles-Limouzine et d'Abzac (16) sur la D99, ce lieu-dit jouit de sources naturelles d'eaux salées. De nombreux forages ont été réalisés afin de faire des recherches sur d'éventuels bienfaits naturels de ces eaux. Relancés de nombreuses fois au cours des dernières décennies, un projet de complexe thermal a semble-t-il été abandonné...

La Pierre Fade[modifier | modifier le code]

La Pierre Fade est un menhir datant du Néolithique situé sur une butte longeant la rive gauche de la Vienne en aval du village. Ce menhir situé à environ 2 km du bourg se situe au lieu-dit "Les Grands Moulins" sur la D8. Le menhir a été classé comme Monument Historique en 1889.

Maison rue Adrien-Veillon[modifier | modifier le code]

Cette maison est inscrite comme Monument Historique depuis 2002.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique qui couvrent 1 % de la surface communale:

  • Le Grand Étang de Chez Rateau,
  • L'étang de la Mondie,
  • Les coteaux du Moulin de Vareilles,
  • Le vallon du Puits Tourlet

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[15], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un chêne pédonculé.

L'étang de la Mondie[modifier | modifier le code]

L’étang de la Mondie est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. L’étang et ses environs immédiats (prairie humide, saulaie) d’une dizaine d’hectares est à cheval sur les communes de Le Vigeant et d’ Availles-Limousine. Il s’agit d’un étang peu profond, d’origine artificielle, aux eaux relativement pauvres en substances nutritives, à niveau variable, peuplées d’une végétation aquatique assez dense et dont les berges, en pente douce, ont favorisé le développement de ceintures amphibies remarquables. L’étang est ses rives abritent 38 espèces de plantes.

Parmi les espèces aquatiques, il faut citer la Grande Naïade qui peut former localement des peuplements denses en eau peu profonde ou le Potamot à feuilles de graminée, toujours très localisé car inféodé à des eaux acides et transparentes sur des sols non calcaires.

Les ceintures amphibies situées dans la zone de balancement du niveau de l’eau hébergent, quant à elles, plusieurs espèces adaptées à ces conditions très particulières de submersion et d’exondation ; les plus remarquables d’entre elles sont la Gratiole officinale et la Littorelle uniflore, cette dernière pouvant constituer des gazons assez denses, toutes deux en forte raréfaction à l’échelle de la France entière et bénéficiant de ce fait d’un statut de protection officiel sur l’ensemble du territoire national.

Toutes ces espèces sont étroitement dépendantes d’une bonne qualité de l’eau et ne sauraient supporter ni «engraissement» par apports d’engrais en vue d’une pisciculture intensive, ni apports d’effluents ménagers ou agricoles en provenance des habitations situées en périphérie immédiate.

En 2008, la faune de l’étang n’avait pas encore fait l’objet d’un inventaire complet, notamment des oiseaux et des mammifères vivant dans ou grâce au lac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Tamarelle, homme politique
  • Johnny Griffin, saxophoniste de renom
  • Alain Renoux, 2 fois Champion du Monde de cyclisme handisport (1986-1990)
  • Adrien Veillon, Médecin et bactériologiste français. Met point une technique de culture des bactéries anaérobies dit "tubes de Veillon". Il met en évidence le bacille de la gangrène gazeuse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 194
  6. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 (charles.bouyssi.free.fr), consulté le 18 novembre 2008
  7. Parti communiste français, liste des maires communistes, publiée le 6 mars 2008 (sic), consultée le 25 septembre 2010
  8. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  12. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Enquête Structure 2007
  14. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  15. Poitou-Charentes Nature, 2000