Pressac

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Pressac
Le vieux pont, le vieux puits et le Clain.
Le vieux pont, le vieux puits et le Clain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Availles-Limouzine
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Roland Debiais
2014-2020
Code postal 86460
Code commune 86200
Démographie
Population
municipale
644 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 00″ N 0° 34′ 18″ E / 46.1166666667, 0.57166666666746° 07′ 00″ Nord 0° 34′ 18″ Est / 46.1166666667, 0.571666666667  
Altitude Min. 141 m – Max. 216 m
Superficie 49,21 km2
Localisation

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Pressac est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jardin de l'église.

La commune est située au bord du Clain à la limite entre les départements de la Charente et de la Vienne et aux confins des limites entre langue d'oïl et langue d'oc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pressac
Mauprévoir Saint-Martin-l'Ars
Pleuville
(Charente)
Pressac Availles-Limouzine
Épenède
(Charente)
Hiesse
(Charente)
Lessac
(Charente)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l'anthroponymie gallo-romain Priscius avec le suffixe latin indiquant la propriété "-acum" devenu "-ac" signifiant "le domaine de Priscius"[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monuments aux morts de 1914-1918.

Pressac accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires. Et ce symbole est attaqué lors de la réaction royaliste[2]. Le roi Louis XIII s'y refugiera quelque temps

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[3] Roland Debiais DVD Conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 644 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
869 771 850 886 801 997 1 066 1 190 1 200
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 145 1 107 1 120 1 144 1 161 1 212 1 219 1 258 1 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 159 1 123 1 136 1 035 1 057 1 036 984 879 858
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
792 737 721 687 628 576 539 531 629
2011 - - - - - - - -
644 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 11 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La diminution de 8 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

En outre, parmi les 8 pays et les deux agglomérations structurant le département de la Vienne, sur la période 1999-2006, le pays Montmorillonais est le seul à avoir une moyenne négative de l’évolution de sa population : - 0,23 % par an. De plus, contrairement à d’autres villes moyennes comme Loudun, Montmorillon, au sein de cette zone n’exerce aucune attractivité puisque sa propre population a diminué en moyenne sur cette période de 0,66 % par an, alors que dans le même temps, le département a gagné 8 000 habitants.

Cette chute démographique s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2 %, il est de 32,7 % dans le département de la Creuse, 29 % dans le département de l’Indre et 26,3 % pour le département de la Charente[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[7], il n'y a plus que 32 exploitations agricoles en 2010 contre 41 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[8].

Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois augmenté de 9% et sont passées de 3 965 hectares en 2000 à 4 341 hectares en 2010 dont 485 sont irrigables[9]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10].

32% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 11% pour les oléagineux (1/5ème en colza et 4/5ème en tournesol), 1% pour les protéagineux, 41% pour le fourrage et 12% reste en herbes. En 2000,un hectares (0 en 2010) était consacré à la vigne[11].

11 exploitations en 2010 (contre 12 en 2000) abritent un élevage de bovins (2 314 têtes en 2010 contre 1 682 en 2000)[12]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[13].

24 exploitations en 2010 (contre 33 en 2000) abritent un élevage important d'ovins (14 860 têtes en 2010 contre 13 591 têtes en 2000)[14]. C'est l'un des troupeaux le plus important du département de la Vienne qui compte en 2011, 214 300 moutons[15].

L'élevage de volailles s'est un peu développé au cours de cette décennie[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Ancienne gendarmerie au débouché du pont.
Église Saint-Just.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Des deux arbres de la liberté plantés en mars 1948, pour célébrer le centenaire de la révolution de février 1848 et la proclamation de la Deuxième République, seul le tilleul planté dans la cour de l’école des filles a survécu. Celui de la place du champ de foire est mort rapidement[17].

  • L'église Saint-Just de Pressac, devenue célèbre à la suite du miracle eucharistique survenu le 2 avril (Jeudi saint) 1643[18]
  • Les anciennes maisons du centre du village
  • Le pont qui enjambe le Clain

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 145-146
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Etude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  7. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  8. Agreste – Enquête Structure 2007
  9. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  14. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  15. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  16. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  17. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 225
  18. Claude Garda, "Il y a 350 ans : le miracle eucharistique de Pressac", in Bulletin du Groupe de recherches historiques et archéologiques de l'Isle-Jourdain, n° 3, 1993, p. 19-40.