Armand Félix Marie Jobbé-Duval

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Auguste Louis Jobbé-Duval ni Félix Pol Jobbé-Duval.
Portrait-charge d’Armand Félix Marie Jobbé-Duval par Nadar (circa 1852-1857)

Armand Félix Marie Jobbé-Duval, né à Carhaix (Finistère) le 17 juillet 1821 et mort à Paris le 2 avril 1889[1], est un peintre et homme politique républicain français, quarante-huitard et élu du conseil municipal de Paris sous la Troisième République. Il était membre de la franc-maçonnerie à la loge des Zélés philanthropes.

Sommaire

[modifier] Sa famille

Son père, Thomas-Félix, géomètre au Cadastre du Finistère était en mission à Carhaix, lors de sa naissance. Il avait épousé, le 28 novembre 1811, Charlotte Le Tournoux de Villegeorges, Rennaise comme lui. Armand-Félix est leur quatrième enfant.

Il appartient à une dynastie d'artistes comprenant son fils Jacques et sa petite-fille Andrée. Son cousin germain, le décorateur Auguste Louis Jobbé-Duval a eu trois fils : Frédéric Jobbé-Duval (1846-1929), architecte, (père de l'illustrateur Félix Pol Jobbé-Duval) ; Auguste Jobbé-Duval (1847-1932), décorateur ; et Gaston Jobbé-Duval (1856-1929), artiste peintre.

[modifier] Formation

C'est à la pension Bourriment, à Landerneau, où son père est affecté, qu'Armand-Félix fait ses études qu'il achève au collège de La Tour d'Auvergne à Quimper. Ses talents pour le dessin lui valent une bourse attribuée par le Conseil général qui lui permet de mener des études artistiques à Paris.
En 1840, il entre à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Paul Delaroche, puis dans celui de Charles Gleyre en 1843.
Jobbé-Duval est admis à concourir cinq fois au Grand prix de Rome. Son style privilégie l'expression des sentiments par un geste accentué, d'où une ampleur qui s'exprime avec aisance dans des œuvres monumentales.

[modifier] L'artiste

Il expose au Salon des artistes français presque chaque année de 1842 à 1886.

Il peint de paysages bretons, et exécute des décors monumentaux pour l'ancien Parlement de Bretagne à Rennes. À Paris, on lui commande les décorations des églises Saint-Gervais-et-Saint-Protais, la Sainte-Trinité, Saint-Séverin, Saint-Sulpice, et pour l'hôtel de ville de Lyon.

Jobbé-Duval aurait conseillé la pension Gloanec de Pont-Aven à Gauguin pour ses prix modiques.[réf. nécessaire]

[modifier] L'homme politique

De son vivant, sa renommée d'homme politique fut supérieure à sa renommée artistique. Homme de gauche, laïque et franc-maçon, il est influencé par les théories de Charles Fourier.
Il participe activement aux journées révolutionnaires de 1848.
En 1870 le gouvernement de Défense nationale le nomme adjoint au maire du 15e arrondissement de Paris où il réorganise la Garde nationale d'un quartier ouvrier.
Le 31 octobre, à la suite d'une altercation, les Gardes nationaux ont désarmé un capitaine de la Garde mobile et celle-ci s'apprête à ouvrir le feu. Avec le 178ème bataillon de gardes nationaux, Jobbé-Duval entre dans l'Hôtel de Ville de Paris afin d'éviter une confrontation sanglante.
Pendant la Commune, il ne participe pas aux batailles qui ont lieu de l'autre côté de la Seine et, lors des élections municipales, il est élu premier adjoint au maire du 15e arrondissement avec plus de 7 000 voix d'avance.
Il est condamné, puis amnistié pour son implication dans la Commune de Paris. Il siège ensuite au conseil municipal de Paris après avoir été élu le 30 juillet 1871 dans le quartier Necker du XVe arrondissement. Il y fut réélu jusqu'à sa mort.
> En 1877, à l'écoute de ses administrés, il fait subventionner l'établissement des "Jeunes incurables" tenu par les frères de Saint-Jean de Dieu et créer un établissement laïc similaire ainsi qu'un réseau d'orphelinats municipaux.
Il a fait don à la ville d'un tableau figurant les membres du Bureau du Conseil municipal de Paris prenant possession des locaux de l'Hôtel de Ville reconstruit en 1883. Le peintre y a peint son autoportrait.
Il se présente sans succès à la députation.

Une rue du Quinzième arrondissement de de Paris porte son nom.

[modifier] Œuvres dans les collections publiques

[modifier] Œuvres monumentales dans des édifices religieux

[modifier] Bibliographie

  • Catherine Ménégaux Jobbé-Duval. Armand-Félix Jobbé-Duval (1821-1889), peintre breton et révolutionnaire. In : Bulletin de l'Association bretonne, T. CX, 2002. 128e congrès. Carhaix (Finistère), 2001. pp. 469-494.
  • Denise Delouche, Peintres de la Bretagne, Thèse, Université de Haute-Bretagne, Rennes, 1977.
  • Paul Gauguin, Écrits d'un sauvage, Paris : Gallimard, ?
  • David Owens Evans, Le socialisme romantique
  • François Jaffrennou, Les Carhaisiens célèbres

[modifier] Notes et références

  1. "Le Temps" n° 10195 du 4 avril 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k232111p.r=carhaix.f3.langFR.hl

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