Antoine Français de Nantes

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Antoine Français de Nantes, portrait par Jacques-Louis David, 1811. Paris, Musée Jacquemart-André.

Le comte Antoine Français, dit de Nantes est un haut fonctionnaire français né à Beaurepaire (Isère) le 17 janvier 1756 et mort à Paris le 7 mars 1836.

[modifier] Biographie

Directeur des douanes à Nantes lorsqu'il fut élu en 1791 à l'Assemblée législative par le département de la Loire-Inférieure, Français de Nantes se signala par de violentes attaques contre la ferme générale, le pape et les prêtres. Il ne fut pas réélu à la Convention.

Il revint alors dans son pays natal "décidé, disait-il, à y bêcher tranquillement son jardin". Membre des assemblées primaires de l'Isère convoquées par l'administration départementale après le coup de force de la Convention contre les Girondins (31 mai et 2 juin 1793), il s'exprima le 25 juin 1793. Par son éloquence et l'habileté de son discours, il convainquit les assemblées de ne pas entreprendre d'actions contre la Convention et ne pas rejoindre le mouvement fédéraliste.

Après ces événements, Antoine Français de Nantes entra au Directoire du Département de l'Isère le 7 nivôse An II (27 décembre 1793). Il y resta jusqu'au 1er ventôse An III (19 février 1795), époque où il fut destitué comme étant trop jacobin.

Il se réfugia alors dans le Queyras. Son séjour lui inspira le Manuscrit de feu M. Jérôme et le Recueil des fadaises de M. Jérôme

En 1798, il fut élu au Conseil des Cinq-Cents par le département de l'Isère et devint l'un des secrétaires de cette assemblée. L'année suivante, il vota contre le Directoire.

Sous le Consulat, il fut nommé préfet de la Charente-Inférieure après le 18 brumaire, puis fut nommé conseiller d'État. Il fit partie de la Section de l'Intérieur du Conseil d'État. En 1804, il fut nommé directeur général des droits réunis (contributions indirectes). Il fut fait comte de l'Empire et élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'honneur.

En 1814, il se retira de la vie publique mais, de 1819 à 1822, il représenta le département de l'Isère à la chambre des députés et, sous la monarchie de Juillet, il fut fait pair de France.

Pendant qu'il était directeur des Droits réunis, Français de Nantes recueillit dans ses bureaux beaucoup de gens de lettres que la Révolution française avait atteints. Son nom est davantage connu par les éloges que lui ont adressés les hommes de lettres qu'il a protégés et secourus que par ses œuvres personnelles, qui sont pourtant nombreuses. On peut citer : Le Manuscrit de feu M. Jérome (1825) ; Recueil de fadaises composé sur la montagne à l'usage des habitants de la plaine (1826) ; Voyage dans la vallée des originaux (1828) ; Tableau de la vie rurale, ou l'agriculture enseignée d'une manière dramatique (1829).

Il a habité de 1827 à 1832 un hôtel particulier rue d'Antin, où il recevait notamment le général Merlin, Joseph Droz, Pierre-François Tissot, Charles-François Lebrun, Casimir Delavigne.

Vers la fin de sa vie il s'occupa surtout d'agriculture.

[modifier] Œuvres

  • Le manuscrit de feu M. Jérome, Paris, Bossange, 1825 [1]
  • Recueil de fadaises, composé sur la montagne à l'usage des habitans de la Plaine par M. Jérome, Paris, Bossange, 1826 [2]
  • Voyage dans la vallée des Originaux, par feu M. Du Coudrier, Paris, Beaudoin, 1828 [3]
  • Voyage sur les Alpes cottiènes et maritimes ou second manuscrit de feu M. Jérome, Paris, Dupont, 1833 [4]

[modifier] Source

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  • Auguste Prudhomme, Un nouveau chapitre de l'histoire de la Révolution en Dauphiné. Le Fédéralisme dans l'Isère et Français de Nantes. Juin-Juillet 1793, Grenoble, 1907 [5]


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