Ali Bongo

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Ali Bongo
Ali Bongo Ondimba and Hillary Clinton.jpg
Fonctions
3e président de la République gabonaise
Actuellement en fonction
Depuis le 16 octobre 2009
(&&&&&&&&&&&&08862 ans, 5 mois et 4 jours)
Élection 30 août 2009
Premier ministre Paul Biyoghe Mba
Raymond Ndong Sima
Prédécesseur Omar Bongo
Rose Rogombé (par intérim)
Biographie
Nom de naissance Alain-Bernard Bongo
Date de naissance 9 février 1959 (1959-02-09) (53 ans)
Nationalité Gabonaise
Parti politique PDG
Conjoint Lynn Collins Bongo (divorcés)
Sylvia Valentin (mariés)
Enfants Malika Bongo Ondimba
Noureddin Bongo Ondimba
Jalil Bongo Ondimba
Bilal Bongo Ondimba
Diplômé de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Coat of arms of Gabon.svg
Présidents de la République gabonaise

Ali Ben Bongo Ondimba, né Alain-Bernard Bongo le 9 février 1959 à Brazzaville[1], est un homme politique gabonais, fils de l'ancien président Omar Bongo et ministre de la Défense de 1999 à 2009.

Candidat du Parti démocratique gabonais à l'élection présidentielle du 30 août 2009, il est élu président de la République gabonaise avec 41,73 % des voix, lors de l'unique tour.

Sommaire

[modifier] Biographie

Alain-Bernard Bongo est le fils aîné d'Omar Bongo et de Joséphine Nkama (devenue par la suite Patience Dabany). Il prend le nom d'Ali Ben Bongo quand son père convertit la famille à l'islam en 1973. Il fait ses études en France, dans un collège protestant des Cévennes, ses études secondaires partiellement au collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, puis droit à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[2].

Ali Bongo revient au Gabon et travaille dans le cabinet de son père entre 1987 et 1989. De 1989 à 1991, il est ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Casimir Oyé Mba. Il doit démissionner à cause de son âge : la Constitution de 1991 impose d'avoir au moins 35 ans pour exercer des fonctions ministérielles et Ali Bongo a alors 32 ans. Il revient dans le cabinet de son père. Il crée, avec André Mba Obame, un groupe de proches (Alfred Mabika Mouyama, Germain Ngoyo Moussavou…) qui vise à rénover la vie politique gabonaise[3].

Ali Bongo se présente à la députation en 1990 dans le Haut-Ogooué et est élu. En 1996, il cherche à prendre le contrôle du Haut-Ogooué qui est le fief de son cousin, le ministre de la Défense, général et ancien chef d'État-major Idriss Ngari. Ali Ben Bongo s'affronte avec Ngari et patauge (méconnaissance de la langue locale, pas de résidence dans la région) mais il obtient le soutien de son père qui le fait élire[3].

[modifier] 1999 - 2009 : ministre de la Défense

En février 1999, il est nommé ministre de la Défense en remplacement de Ngari au sein du gouvernement. Ali Bongo dépense beaucoup pour sa popularité au sein de l'armée et place ses alliés. Son beau-frère, le ministre de l'Économie Paul Toungui, le trouve trop dépensier et bloque un achat militaire. Ali Bongo est réélu député en 2001 et 2006.

[modifier] Depuis 2009 : président de la République gabonaise

Vice-président du Parti démocratique gabonais, Ali Bongo est désigné candidat par le parti au pouvoir pour l'élection présidentielle prévue le 30 août 2009 et destinée à remplacer Omar Bongo mort en juin 2009. Dans une interview accordée à Voice of America, il explique se vouloir candidat au changement[4]. Le 3 septembre 2009, les résultats sont rendus publics : Ali Bongo Ondimba est officiellement élu président de la République avec 41,73 % des voix, face à Pierre Mamboundou (25,64 %) et André Mba Obame (25,33 %). Ces derniers contestent la légalité de la proclamation et la sincérité des résultats[5]. Selon une rumeur, Ali Bongo serait un enfant du Biafra adopté par Bongo, ce que l'intéressé dément[6]. Le candidat à la présidentielle Luc Bengono Nsi a déposé un recours pour annuler l'élection du 30 août pour cette raison[7]. Après la validation des résultats de l'élection, Ali Bongo est investi le 16 octobre 2009[8].

Au début de sa présidence, il mène notamment une politique de « grands chantiers »[9].

[modifier] Liens avec la France

Il possède un appartement avenue Foch à Paris et deux Ferrari, biens révélés par l'enquête de la justice française sur les « biens mal acquis »[10].

Ali Bongo a été reçu à l'Élysée par le président français Nicolas Sarkozy, en juin 2008, à l’occasion du SIAE ; et il a reçu en mai 2009, lors de son hospitalisation à Neuilly-sur-Seine, le secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant[11]. Le 24 février 2010, Nicolas Sarkozy le décore Grand Officier de la Légion d'honneur, en même temps que Rose Rogombé (grade de Commandeur)[12].

Robert Bourgi, conseiller de Nicolas Sarkozy pour les relations avec les pays africains a soutenu ouvertement Ali Bongo lors de la présidentielle de 2009 : « Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra[13]. »

[modifier] Vie personnelle

Ali Bongo rencontre Inge Lynn Collins Bongo, touriste originaire de Los Angeles lors d'une soirée en 1975. Ils se marient à Madrid en 1994. Ali Bongo a déclaré qu'il avait divorcé dans les années 1990, ce que Inge Bongo conteste[14].

Ali Bongo se remarie avec une Française, Sylvia Valentin, fille d'Édouard Valentin, patron du groupe d'assurance Omnium Gabonais d'Assurances et de Réassurances (OGAR), lui-même marié à une fille d'Omar Bongo[15],[16].

Ali Bongo a quatre enfants : Malika Bongo Ondimba, Noureddin Bongo Ondimba, Jalil Bongo Ondimba et enfin Bilal Bongo Ondimba.

[modifier] Notes et références

[modifier] Annexes

[modifier] Bibliographie

  • « Ali Ben Bongo Ondimba. Le dauphin naturel », in Janis Otsiemi, Guerre de succession au Gabon : les prétendants, Édilivre, Paris, 2007, p. 22-25 (ISBN 9782356070630)

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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