Années 540 av. J.-C.

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Évènements[modifier | modifier le code]

Le temple d'Apollon à Delphes
  • 548 av. J.-C. : Incendie du temple d’Apollon à Delphes. Les amphictyons obtiennent l’aide financière de tout le monde grec comme celle du pharaon Amasis pour sa reconstruction. Les Alcméonides, famille d’aristocrates athéniens exilés par Pisistrate, prennent en charge l’adjudication du nouveau temple (terminé vers 513/505 av. J.-C.).
  • 547 av. J.-C. : Bataille de la Ptérie (bataille de l'Halys, bataille de Pteryum) entre Crésus, roi de Lydie et Cyrus II. Cyrus II conquiert la Lydie, prend Sardes et les cités grecques d’Ionie[1]. Crésus, condamné au bûcher évoque le nom du sage Solon qui lui aurait dit : « ne dit personne heureux avant sa fin ». Cyrus apprécie l’avertissement, épargne Crésus et en fait son ami.
  • 546 av. J.-C. : Pisistrate, soutenu par Thèbes et Argos, reprend définitivement le pouvoir à Athènes sur le parti aristocratique et impose une tyrannie modérée, respectant, et même imposant face à l'oligarchie, les lois de Solon et laissant subsister les magistratures (il «se contente» d'y mettre ses proches).
    • Pisistrate réduit les taxes, octroie des terres et des ressources aux pauvres et subvient aux malades et aux vieux. Il unifie l’Attique, étend l’influence d’Athènes en reprenant Sigée, qui commandait l’entrée de l’Hellespont (Dardanelles), et acquiert la Tauride (Crimée).
  • 546 av. J.-C. : Après la prise de Sardes les Perses de Cyrus le Grand soumettent l’Ionie, la Lydie et l’Éolide. Destruction de Magnésie, Colophon et Smyrne. Les Phocéens, dont la cité est détruite, doivent se réfugier dans leurs colonies de Méditerranée occidentale (Alalia). Seule, Milet bénéficie du statut privilégié d’alliée.
  • Entre 546 et 540 av. J.-C., selon l'hypothèse la plus couramment avancée[2], Cyrus II se tourne vers l’Iran oriental, conquiert la Parthie, l’Arie, la Sogdiane, la Bactriane et la haute vallée de l’Indus[1]. Il met à la raison les populations nomades ou sédentaires, assure la sécurité de ses approvisionnements, impose des tributs qui lui donnent des moyens humains et financiers de poursuivre sa politique de conquête.
  • 545 av. J.-C. :
    • Refondation d'Abdère par des colons de Téos qui cherchent à échapper à l'emprise perse[3].
    • Victoire de Sparte sur Argos à la « bataille des Champions », où, selon la tradition, deux corps de 300 hoplites se seraient affrontés. Le spartiate Othryadès aurait donné la victoire à son camp en restant à son poste. Argos perd le contrôle de Thyréatide, plaine côtière au sud de la plaine d’Argos[4]. Sparte devient la première puissance de Grèce. Elle s’allie avec Épidaure et Trézène, et établit des contacts avec Crésus en Lydie, Amasis en Égypte et avec la Scythie.
  • 545-525 av. J.-C. : Règne de Lygdamis, tyran de Naxos, appuyé par Pisistrate contre le parti aristocratique.
  • Vers 545 av. J.-C. : Harpage est nommé par Cyrus II à la tête de la Lydie.
  • Vers 545-535 av. J.-C. : Le général Carthaginois Malco tente de débarquer en Sardaigne, mais se fait repousser[5].
  • 543 av. J.-C. : Première purification de Délos ordonnée par Pisistrate.
  • 543−493[6] ou 525-500 av. J.-C.[7] : Dates supposées du règne de Bimbisâra, roi de Magadha au sud du Bihâr en Inde, contemporain du Bouddha. Fils de Mahapadma (dynastie Shaishunâga selon la tradition tibétaine), Bimbisâra, grâce à sa politique matrimoniale et à ses conquêtes, constitue un état puissant à l’Est (prise du royaume d’Anga, sur la côte orientale). Il se dote d’une administration efficace et d’une armée puissante. Il bâtit sa capitale à Râjargrha (Râjgir). Il s’attache au développement de l’agriculture et encourage le défrichement et la mise en culture de nombreuses terres. Il n’y a pas de propriétaires terriens, l’État a la mainmise sur l’agriculture. Bimbisâra, pour alimenter les caisses publiques, met en place un système de collecte d’impôts efficace, employant des fonctionnaires opérant jusque dans les villages. Il favorise le bouddhisme et le jaïnisme, ce qui lui permet de se libérer de l’influence du clergé hindou et d’avoir une politique indépendante en gardant la réputation d’être un homme pieux pour avoir l’appui du peuple.
  • 543-538 av. J.-C. : Réforme fiscale et agraire à Zheng, au Henan (Chine).
  • Vers 540 av. J.-C. :

Économie et société[modifier | modifier le code]

Tétradrachme d'Athènes en argent (Wappenmünzen), VIe siècle av. J.-C., musée de l'Agora antique d'Athènes
  • Le commerce avec l’Orient des cités grecques d’Asie Mineure est favorisé dans un premier temps par la domination perse.
  • Monnaies d’argent à Athènes (Wappenmünzen), à usage uniquement local sous la tyrannie de Pisistrate. Corinthe frappera des monnaies peu de temps après.
  • Pisistrate développe le commerce et l’industrie et commence la création d’un empire maritime.
  • L’architecte Eupalinos de Mégare construit des aqueducs qui approvisionnent Athènes en eau sous Pisistrate.
  • Le territoire de Sparte s’étend sur 7 500 km2, et correspond plus à un ethnos qu’à une cité normale. Il regroupe deux blocs distincts ethniquement et géographiquement, la Laconie et la Messénie. Sa population est divisée en citoyens de plein droit, périèques et hilotes. Les Spartiates ne forment qu’une minorité (maximum 10 000 hoplites mobilisables).
  • Marseille frappe sa monnaie d’argent.

Art et culture[modifier | modifier le code]

  • Émigration de nombreux artistes grecs d'Ionie (Égypte, Italie du Sud, Étrurie).
  • Pisistrate protège les arts et orne Athènes de nombreux édifices (l’Olympiéion et l’Hécatompédos, sur l’Acropole). Il fonde la première bibliothèque publique et organise des concours de tragédies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil,‎ 1995 (ISBN 9782020086325, présentation en ligne)
  2. Pierre Briant, Histoire de l'Empire perse : De Cyrus à Alexandre, Fayard,‎ 1996 (ISBN 9782213639468, présentation en ligne)
  3. Françoise Ruzé, Le monde grec antique, Hachette Éducation Technique,‎ 2011 (ISBN 9782011818348, présentation en ligne)
  4. Françoise Ruzé, Jacqueline Christien, Sparte : Géographie, mythes et histoire, Armand Colin,‎ 2007 (ISBN 9782200242428, présentation en ligne)
  5. Véronique Krings, Carthage et les Grecs c. 580-480 av. J.-C. : textes et histoire, BRILL,‎ 1998 (ISBN 9789004108813, présentation en ligne)
  6. Edward James Rapson, R. R. Sethi, The Cambridge History of India, CUP Archive,‎ 1952 (présentation en ligne)
  7. Alain Daniélou, Histoire de l'Inde, Fayard,‎ 1983 (ISBN 9782213639536, présentation en ligne)
  8. Élisabeth J. Lacelle, Pierre Robert, L'incontournable échange : conversations œcuméniques et pluridisciplinaires, Les Éditions Fides,‎ 1994 (ISBN 9782890077683, présentation en ligne)
  9. Pierre Pinta, Liban, Éditions Olizane,‎ 2011 (ISBN 9782880863937, présentation en ligne)