Antoine Duclaux

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Antoine-Jean Duclaux (né à Lyon le 26 juillet 1783- Baptisé le 28 juillet 1783 à l'Eglise Saint-Nizier - mort à Sainte-Foy-lès-Lyon (69), lieu-dit Fontanière, le 21 mars 1868), âgé de 85 ans, était un peintre français paysagiste et animalier de l'École Lyonnaise ou École de Lyon (peinture).

Biographie[modifier | modifier le code]

La Reine Hortense à Aix-les-Bains, 1813
Musée Napoléon, Arenenberg, Suisse.

Sous la Terreur la famille Duclaux est persécutée et chassée de Lyon[1]. Elle se réfugie en Bourgogne, à Charrecey où elle possède le domaine Chandelux (sis rue de l'Église, voisin du cimetière actuel) [2]. Elle y vit assez misérablement et doit recourir à la charité de ses vignerons. Plusieurs parents des Duclaux sont guillotinés et fusillés dans le Lyonnais. On conçoit que la jeunesse du peintre, assombrie par l'aliénation de son père, la mort de ses deux frères, les massacres de Lyon et le manque d'argent, marque son caractère d'un certain désenchantement souvent teinté d'ironie. Sa mère n'envisage pas que son seul fils survivant puisse consacré sa vie à la peinture. Elle fait entrer Antoine - âgé de 17 ans - dans une maison de commerce, mais cela ne répond nullement aux aspirations du jeune homme. Heureusement, vers 1805, il a l'occasion de partir pour Naples en qualité de secrétaire du général Fursy Compère. Il peut avoir fait la connaissance de ce dernier lors du passage à Lyon du Premier Consul, auquel il aurait offert la première peinture connue de Duclaux, représentant un cheval. Il passe deux ans à la Cour de Joseph Bonaparte où s'affirme son talent de dessinateur.

Lors de ses séjours dans sa maison de campagne de Vourles entre 1830 à 1850 (l'actuelle propriété Lestra) et au manoir de Moncorin chez son cousin Léonard-Alexandre Olphe-Galliard, il a gravé, dessiné et peint des paysages du village et de ses environs.
À part quelques dessins réalisés à Charrecey (sans date précise) faute de séjours plus prolongés à l'âge adulte, on pensait que le peintre n'avait réalisé aucune peinture dans cette commune. Or l'on vient de découvrir qu'une huile sur toile de 1835 intitulée Going to market - dimensions 32,5x40,5 cm a été vendue aux enchères par Rosebery's le 14 mars 2006, à Londres ; puis celle-ci ayant été revendue sous l'appellation A Farmyard Chat - (même description) par Christie's le 20 juillet 2008, était en réalité une appellation anglo-saxonne fantaisiste. En effet ce tableau représente une scène de la vie campagnarde au domaine Chandelux de Charrecey[3].

Il est inhumé dans la Chapelle Testenoire où repose également le sculpteur Joseph Fabisch, au Cimetière de Loyasse de Lyon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Peintures[modifier | modifier le code]

Musées, monuments, expositions[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Antoine-Jean Duclaux – Peintre, dessinateur et graveur lyonnais », par Evelyne Pansu et Françoise Dupuis-Testenoire. In édition Plaquette d’exposition des Beaux Arts (nombreuses illustrations de l’œuvre et biographie) – Lyon 1990.
  2. Témoignages : interview de l’abbé Jean Barge (ancien curé de Charrecey, lui-même apparenté à la famille du peintre) recueilli par Pr Jean Pelletier-Thibert de l’Académie de Mâcon :
    L’abbé Barge avait retrouvé deux originaux de Duclaux réalisés dans le voisinage immédiat du domaine Chandelux à Charrecey.
    Il s’agit de crayons avec rehauts de blanc sur papier bistre, représentant : 1- le puits d’entrée à la « Grand’ Cour » sis rue de l’église ; 2 - la jonction du chemin de « la Planchotte » avec l’actuelle rue de l’église (angle Est du cimetière, qui à l’époque n’existait pas)
    NB. L’œuvre semble très dispersée dans des collections privées :
    Les originaux de tels croquis ont été retrouvés au hasard de brocantes, achats signalés notamment par Pr Jean Combier de l’Académie de Mâcon.
  3. L'endroit vu de l'intérieur d'une propriété privée, ayant peu changé, a été formellement identifié par Pr Jean Pelletier-Thibert de l’Académie de Mâcon pour avoir lui-même fréquenté ce lieu dans son enfance.

4. Michel Régnier, mairie de VOURLES.