Tony Garnier
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| Tony Garnier | |
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| Présentation | |
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| Naissance | 13 août 1869 Lyon, France |
| Décès | 19 janvier 1948 (à 78 ans) Roquefort-la-Bédoule, France |
| Nationalité | Français |
| Activité(s) | Architecte Urbaniste |
| Formation | École nationale des beaux-arts de Lyon Paul Blondel Louis-Henri-Georges Scellier de Gisors |
| Œuvre | |
| Réalisations | Grande halle des Abattoirs de la mouche Halle Tony Garnier Hôpital Édouard-Herriot |
| Distinctions | Prix de Rome |
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Tony Garnier (13 août 1869 à Lyon - 19 janvier 1948 à Roquefort-la-Bédoule), est un architecte et urbaniste français.
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Biographie [modifier]
Fils d'un dessinateur en fabrique, Tony Garnier nait à la Croix Rousse. A 46 ans il épouse, en 1915, Catherine La Ville de 21 ans sa cadette.
Il fait ses études à l'École technique la Martinière à Lyon (1883), puis à l'École des Beaux Arts de Lyon (1886). Élève de Paul Blondel et de Louis-Henri-Georges Scellier de Gisors, il obtient après six tentatives malheureuses le Premier Grand Prix de Rome en 1899, en présentant pour l'épreuve finale le sujet « Un hôtel pour le siège central d'une banque d'État. »
Ce prix lui permet de séjourner à l'Académie de France à Rome (connue sous le nom de « la Villa Médicis »), du 29 décembre 1899 au 31 décembre 1903. Il y réalise une série d'aquarelles représentant différents sites de la ville. C'est aussi à Rome que Tony Garnier commence à travailler sur son projet de Cité Industrielle. Il envoie ses planches à Paris, mais l'Académie les refuse et le somme d'effectuer les travaux qui lui sont demandés : des études architecturales de sites archéologiques antiques dans la région romaine. Les planches du projet de la Cité Industrielle sont actuellement exposées au Musée Tony Garnier à Lyon, dans le quartier des États-Unis qu'il a réalisé.
Lors de l'arrivée d'Édouard Herriot à la mairie de Lyon en 1905, de grands travaux lui sont confiés, notamment dans l'est lyonnais, théâtre de la principale extension urbaine de Lyon à cette époque.
Tony Garnier meurt le 19 janvier 1948 à Roquefort-la-Bédoule. Son corps est rapatrié à Lyon en novembre 1949, au cimetière de la Croix-Rousse, où il est enterré.
Principales réalisations [modifier]
- La Grande halle des Abattoirs de la mouche (1906 - 1932), vaste ensemble englobant la halle et les abattoirs.
- La halle Tony Garnier (1909-1928), 20, place Antonin Perrin, Lyon 7e. Anciens abattoirs lyonnais, à structure métallique.
Elle est classée en 1975 Monument historique. Cette halle mesure 210 m par 80 m. Elle est utilisée de nos jours comme salle polyvalente (expositions, spectacles, concerts, etc), suite à la 1° rénovation réalisée par les architectes Bernard Reichen et Philippe Robert en 1988. Une deuxième rénovation (architecte Albert Constantin - Atelier de la Rize) a eu lieu en 1999[1]. - L'Hôpital Édouard-Herriot (anciennement Grange-Blanche) (1911-1933), place d'Arsonval, Lyon 3e. Il s'agit aujourd'hui du plus grand hôpital de la région Rhône-Alpes. Sa particularité est d'être composé de multiples pavillons dédiés fonctionnellement dans un cadre de verdure, avec une circulation médicale par un réseau souterrain de coursives. Cette organisation est le reflet des principes hygiénistes appliqués à l'architecture depuis la fin du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle[2].
- Le stade de Gerland (1914-1926), Lyon 7e[3].
- Le quartier des États-Unis (1919-1933), Lyon 8e, dans lequel se trouve actuellement le musée urbain Tony Garnier[4].
- Les villas romaines de Rue de la Mignonne à Lyon, dans l'ancienne commune de Saint-Rambert-l'Île-Barbe[5],[6].
- Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt[7],[8].
Idéologie et principes directeurs [modifier]
Tony Garnier est l'auteur d'une utopie urbanistique richement illustrée proposant une ville idéale s'appuyant sur une séparation des fonctions urbaines et des activités, qu'il présente comme mémoire final au grand prix de Rome. Il y propose une Cité industrielle de 35 000 habitants entièrement en béton armé et verre, ce qui suscite le mépris des académiciens du jury et de ses confrères français à son retour. Ce projet, exposé en 164 plans précis jusque dans les moindres détails de construction, influence par la suite les modèles théoriques d'urbanisation des premières années de l'Union soviétique. On peut voir des reproductions de certaines de ses planches au musée urbain Tony Garnier (quartier des États-Unis à Lyon).
Cet architecte lyonnais emblématique, au style particulièrement reconnaissable, conçoit ses ensembles — tels l'hôpital Herriot ou la cité des États-Unis — comme une cité en miniature, dans le sillage des grandes utopies socialistes du XIXe siècle, et s'appuyant sur le principe des cités-jardins qui sont réalisées à la même époque en Europe et aux États-Unis.
Sa réflexion architecturale se caractérise par l'adoption de principes formels et typologiques forts, tels la recherche d'un rapport intérieur-extérieur et d'îlots dits ouverts, qui inspirent plus tard l'architecture et l'urbanisme. Ses maîtres mots sont le fonctionnalisme, l'espace, la lumière et la verdure.
L'idéal de Tony Garnier de séparation des fonctions urbaines et des activités a été fortement appliquée dans le quartier Slotermeer dans l'ouest d'Amsterdam par l'urbaniste Cornelis van Eesteren auquel a été dédié le musée Van Eesteren, ouvert vendredi le 15 octobre 2010.
Document audiovisuel [modifier]
Voir aussi [modifier]
Création d'une médaille sur l'architecte, Grand prix de Rome, Tony Garnier, en 2008. Médaille carrée de 90 mm de côté, édition de tête en bronze dorée et édition illimitée en bronze. Issue d'un triptyque de médailles sur les architectes de la région lyonnaise (médaille sur Le Corbusier, médaille sur Tony Garnier et médaille sur Soufflot). Création Nicolas Salagnac, graveur médailleur, Meilleur ouvrier de France à Lyon. Voir l'article.
Bibliographie [modifier]
- Institut français d'architecture, Archives d'architecture du vingtième siècle, p. 172-173, Pierre Mardaga éditeur, Liège, 1995 (ISBN 2-87009-446-9)
- M. Savorra, La maison pompéienne, Tony Garnier et la culture architecturale italienne, in Tony Garnier la cité industrielle et l’Europe, Caue du Rhônee, Lyon 2009, pp. 150-163.
Liens externes [modifier]
- Musée urbain Tony Garnier
- Tony Garnier sur culture.fr
- Fiche de Tony Garnier sur le site de la Cité de l'architecture et du patrimoine.
Notes et références [modifier]
- Notice no PA00117810, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00117813, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00117986, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no EA69141254, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00118139, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00118138, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA00119886, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00088077, base Mérimée, ministère français de la Culture
