Rhéa (mythologie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rhéa.
Rhéa, 1888

Dans la mythologie grecque, Rhéa, ou Rhéia (en grec ancien Ῥέα / Rhéa ou Ῥεία / Rheía) est une Titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), sœur et femme du Titan Cronos, et mère des dieux Hestia, Déméter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus. D'après Diodore de Sicile, elle était appelée Pandore par certains[1].

Mythe[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, Cronos et Rhéa règnent sur l'univers. Cronos, averti par Ouranos et Gaïa qu'un de ses enfants doit le détrôner, cherche à échapper à son destin en dévorant ses enfants. Lors de la naissance de Zeus, Rhéa dupe son mari en lui donnant à avaler une pierre enveloppée d'un lange. Entre-temps, elle a caché l'enfant en Crète. Plus tard, quand Zeus atteint l'âge adulte, il force son père à dégurgiter la pierre et ses cinq frères et sœurs.

Dans la mythologie romaine, Rhéa est assimilée à Cybèle, surnommée l'aïeule des dieux, la « Grande Déesse phrygienne », la « Grande Mère » (Magna Mater) ou la « Mère des dieux ». Celle-ci fait l'objet d'un culte orgiastique, avec mutilation rituelles, qui s'est répandu d'Asie Mineure jusqu'à Rome, où elle est officiellement accueillie sous sa forme de « Pierre Noire ».

Sur les représentations, elle est souvent escortée de lions. Peu présente dans les récits, elle intervient dans l'histoire de Dionysos qu'elle guérit de sa folie en l'initiant à ses mystères. Mais elle est surtout connue pour l'amour éconduit du bel Attis (son parèdre) qui devint fou et s'émascula.

On surnomme aussi Rhéa suivant les localités : déesse du Dindyme, de l'Ida, des Bérécynthes, etc. Elle est également assimilée à Ops, déesse sabine de la fertilité liée à la Terre.

Hommage[modifier | modifier le code]

Rhéa est une des 1 038 femmes représentées dans l'œuvre contemporaine de Judy Chicago, The Dinner Party, aujourd'hui exposée au Brooklyn Museum. Cette œuvre se présente sous la forme d'une table triangulaire de 39 convives (13 par côté). Chaque convive étant une femme, figure historique ou mythique. Les noms des 999 autres femmes figurent sur le socle de l'œuvre. Le nom de Rhéa figure sur le socle, elle y est associée à la déesse serpent, cinquième convive de l'aile I de la table[2].


Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne] (III, 57).
  2. Musée de Brooklyn - Rhéa

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :