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Emile Griffith est un boxeur des Îles Vierges américaines né le 3 février 1938 à Saint-Thomas.
Il devient champion du monde des poids welters le 1er avril 1961 en stoppant dans la 13e reprise Benny Paret[1]. Battu aux points lors du combat revanche organisé le 30 septembre 1961[2], Griffith remporte la belle le 24 mars 1962 par arrêt de l'arbitre dans le 12e round[3]. Ce combat est tristement célèbre car Paret, plongé dans le coma suite aux nombreux coups reçus au dernier round, meurt dix jours plus tard de ses blessures. L'arbitre, Ruby Goldstein, fut alors critiqué par la presse pour ne pas avoir stoppé le combat plus tôt (Paret, « KO debout » et adossé aux cordes, avait en effet encaissé près d'une vingtaine de coups sans réagir), et n'a plus arbitré par la suite. L'acharnement de Griffith lors de ce combat fut souvent expliqué par une insulte homophobe (« maricón ») lancée par Benny Paret peu avant le combat, en allusion à la bisexualité revendiquée d'Émile Griffith.
Passé dans la catégorie des poids moyens en 1966, il décroche le titre mondial WBA & WBC le 25 avril aux dépens du nigérian Dick Tiger[4]. Il confirme cette victoire face à Joey Archer puis est battu par l'italien Nino Benvenuti le 17 avril 1967[5]. Emile Griffith remporte le second combat le 29 septembre 1967[6] puis perd le troisième le 4 mars 1968[7].
Il continue à boxer jusqu'en 1977 et échoue par quatre fois pour un nouveau titre mondial : en 1969 face à José Nápoles (pour les titres WBA & WBC des welters) ; en 1971 et 1973 contre Carlos Monzón (pour les titres WBA & WBC des poids moyens)[8],[9] et en 1976 contre Eckhard Dagge (pour le titre WBC des super-moyens).
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Boxeur membre de l’International Boxing Hall of Fame |
| L’ère moderne |
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| Les anciens temps |
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| Les pionniers |
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| Ère moderne : dernier combat après 1943 ; anciens temps : entre 1893 et 1942 ; pionniers : avant 1893. |