Villardonnel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Villardonnel
Villardonnel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne noire
Maire
Mandat
Luciano Stella
2020-2026
Code postal 11600
Code commune 11413
Démographie
Population
municipale
499 hab. (2018 en diminution de 1,96 % par rapport à 2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 10″ nord, 2° 18′ 44″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 550 m
Superficie 16,63 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carcassonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Orbiel
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
Voir sur la carte administrative de Occitanie (région administrative)
City locator 14.svg
Villardonnel
Géolocalisation sur la carte : Aude
Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Villardonnel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villardonnel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villardonnel

Villardonnel (Vilardonèl en occitan languedocien) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Villardonnellois.

Villardonnel.jpg

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Carcassonne située sur la Méridienne verte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villardonnel est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,8 %), zones agricoles hétérogènes (25,8 %), prairies (21,3 %), terres arables (2,6 %), cultures permanentes (2,5 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Chartreuse de La Loubatière possédait une grange monastique au lieu-dit Capservy (43° 19′ 30″ N, 2° 18′ 01″ E). En 1372, les chartreux sollicitent l'attribution de l'église de Villardonnel et le droit de patronage[Note 3] et s'opposent aux moines de l'abbaye Saint-Jean-Baptiste de Montolieu qui prétendent que le droit de présentation appartient à leur abbé. En 1390, le pape Clément VII confirme les droits aux chartreux[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villardonnel Blason
D'argent à la lettre V capitale de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1941 M. Tesseyre ? révoqué par le Gouvernement de Vichy[9]
1947 mars 1977 Maurice Costis PS  
mars 1977 mars 2008 Jean Miramond PS  
mars 2008 août 2008 Yves Guedez Les Verts  
août 2008 2016 Daniel Géri PCF  
2017 En cours Lionel Stella Divers Gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2018, la commune comptait 499 habitants[Note 4], en diminution de 1,96 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
582594668699703731703712691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
644681683641646614604540534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
532565570557567556511475439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
355317342331365412515530507
2017 2018 - - - - - - -
498499-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Grotte de Canecaude[14],[15],[16],[17] (cauna cauda "grotte chaude"). Principales périodes chronologiques identifiées : Aurignacien, Magdalénien moyen, Néolithique, Protohistoire, Médiéval[18].
  • Cimetière communal situé sur une colline à une distance assez inhabituelle du village. Il s'y trouve une chapelle carolingienne du IXe siècle Notre-Dame-de-Canabès qui aurait été selon la légende édifiée par Charlemagne. On y trouve aussi la chapelle-caveau de la famille Mahul en assez mauvais état.
  • Dans l'église paroissiale de Saint-Jean-Baptiste (XIIIe siècle) reconstruite en 1520, on peut admirer, auprès de l'autel, des colonnes de marbre rose provenant des carrières de Caunes-Minervois.
  • Au sud de la commune, sur la route conduisant à Salsigne, se trouvent les ruines d'une ancienne mine d'or. Le ruisseau qui coule à cet endroit comporte de magnifiques formations géologiques du type "marmites de géants". Malheureusement, l'accès est peu facile mais le site est unique en son genre. Ces formations sont connues des habitants sous leur nom occitan : Gourg des oules.
  • Au centre du village, au milieu d'un grand parc, se dresse le château de la famille Mahul, actuellement propriété privée. C'est un ouvrage curieux XIXe siècle faussement néo-gothique.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : AOC Cabardès.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. C'est-à-dire de présentation à l’évêque et de nomination d'un desservant aux églises ou cures (paroisses) où il percevait les grosses dîmes
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  8. Griffe, Élie, Études d'histoire audoise : IXe – XIVe siècles av. J.-C., Carcasonne, Sallèles-Cabardès, , 124 p. (lire en ligne).
  9. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96143729/f5.item.r=canton.zoom
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. [Escalon 1968] Max Escalon de Fonton, « Languedoc-Roussillon », Gallia Préhistoire, vol. 11, no 2,‎ , p. 463-464 (lire en ligne [sur persee]).
  15. [Escalon 1972] Max Escalon de Fonton, « Languedoc-Roussillon », Gallia Préhistoire, vol. 15, no 2,‎ , p. 508-509 (lire en ligne [sur persee]).
  16. [Renault-Miskovsky & Leroi-Gourhan (Arl.) 1981] Josette Renault-Miskovsky et Arlette Leroi-Gourhan, « Palynologie et archéologie : nouveaux résultats, du Paléolithique supérieur au Mésolithiquee », Quaternair, vol. 18, nos 3-4,‎ , p. 121-128 (lire en ligne [sur persee]), p. 123.
  17. [Renault-Miskovsky 1979] Josette Renault-Miskovsky, « Analyse pollinique des sédiments de la grotte de Canecaude (Villardonnel, Aude) », compte-rendu du colloque franco-soviétique, Marseille « Dynamique des interactions entre le milieu naturel et les sociétés préhistoriques »,‎ , p. 191-193.
  18. « Canecaude I (Grotte de Canecaude I) »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur aurignacien.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :