La Tourette-Cabardès

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La Tourette-Cabardès
La Tourette-Cabardès
Vue générale.
Blason de La Tourette-Cabardès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne noire
Maire
Mandat
Jean-Claude Pech
2020-2026
Code postal 11380
Code commune 11391
Démographie
Gentilé Tourettois
Population
municipale
24 hab. (2018 en augmentation de 20 % par rapport à 2013)
Densité 4,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 53″ nord, 2° 20′ 09″ est
Altitude Min. 355 m
Max. 803 m
Superficie 5,03 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carcassonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Orbiel
Législatives Première circonscription
Localisation
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La Tourette-Cabardès

La Tourette-Cabardès est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Tourettois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Carcassonne, située dans le Haut Cabardès sur le flanc sud de la montagne Noire, à 27 km au nord de Carcassonne, elle est traversée par le méridien de Paris et la Méridienne verte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Tourette-Cabardès est limitrophe de trois autres communes.

Carte de la commune de La Tourette-Cabardès et de ses proches communes.
Communes limitrophes de La Tourette-Cabardès[1]
Les Martys
Caudebronde La Tourette-Cabardès
Miraval-Cabardes

Relief[modifier | modifier le code]

A une altitude moyenne de 450 m, le village est situé sur une protubérance d’un versant de la vallée creusée par le Ruisseau de la Tourette, affluent de l'Orbiel. Cette particularité lui vaut la qualification de « village perché »

Le territoire communal est pour l’essentiel constitué de versants de vallée en forte pente. Cependant, le relief s’adoucit quelque peu au sud en formant un petit plateau vallonné d’où l’on peut observer la ville de Carcassonne et dans le lointain la chaîne pyrénéenne, ainsi qu’à l’ouest où se trouve un autre plateau en bordure de la commune de Caudebronde.

Géologie et pédologie[modifier | modifier le code]

Affleurements de schistes.

Le territoire se situe dans une zone de schistes métamorphiques qui affleurent à de nombreux endroits. Ces schistes présents dans toute cette zone de la Montagne Noire ont été exploités jusqu’au début du XXe siècle dans des ardoisières pour la production d’ardoises de couverture de toits et de façades.

Du point de vue pédologique, on a affaire à des sols limono-sableux, légers, pauvres, acides, en général peu profonds sauf sur les bas de versants.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 147 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,7 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cuxac-Cabardes », sur la commune de Cuxac-Cabardès, mise en service en 1991[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 12,2 °C et la hauteur de précipitations de 972,7 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, mise en service en 1948 et à 19 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 14,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[13].

Végétation[modifier | modifier le code]

Bois entourant le village.
Latourette 09-20 2.jpg
Châtaignes.

Le territoire dans sa majeure partie est couvert par une végétation correspondant à l’étage supra-méditerranéen caractérisé par la prédominance du chêne pubescent. Mais cette essence a été partiellement remplacé par le châtaignier dans le courant du XVIIIe siècle notamment sur les versants ombragés les plus humides. De ce fait, bien qu’implanté artificiellement, le châtaignier est devenu l’arbre emblématique du village et plus largement du Cabardès. Sur les hauteurs à partir de 700 m d’altitude, l’étage supra-méditerranéen fait transition avec l’étage montagnard caractérisé par le hêtre et par des conifères d’implantation récente. Dans certaines zones basses, plus sèches, on rencontre une végétation que l’on peut rattacher à l’étage méso-méditerranéen caractérisé par le chêne vert. Sur une surface limitée, on peut donc observer, selon l'altitude et l'exposition, trois étages de végétation ainsi que des espaces de transition entre ces différents étages, ce qui fait du territoire communal une zone particulièrement intéressante du point de vue écologique

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[14] : les « gorges de l'Orbiel à Miraval-Cabardès » (830 ha), couvrant 3 communes du département[15] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[14] :

  • les « crêtes et pièmonts de la Montagne Noire » (27 188 ha), couvrant 26 communes dont 24 dans l'Aude et 2 dans l'Hérault[16] ;
  • la « montagne Noire occidentale » (24 257 ha), couvrant 26 communes dont 25 dans l'Aude et 1 dans le Tarn[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait d'une carte Cassini avec le village et ses dépendances (vers 1800)

Le nom du village a évolué au cours des siècles :

  • Turetta (XIIIe siècle)
  • La Toreta (XIVe siècle)
  • Latourette (1793)
  • La Tourrette (début XIXe siècle) selon la carte Cassini
  • La Tourette-Cabardès (1933).

Les dénominations successives sont reprises dans le paragraphe suivant résumant l'histoire du village.

Turetta, connue dès le XIIIe siècle, signifie petite tour. Ceci laisse supposer que le nom du village provient d'une des tours de l'ancien château-fort sur lequel a été construite l'église du village ; il s'agit peut-être de la tour semi-circulaire qui contient le chœur actuel de l'église. L'ajout de Cabardès est beaucoup plus récent ; il souligne l'appartenance de la commune au pays du Cabardès dont le nom est issu du château de Cabaret où résidait le seigneur de la région au XIIIe siècle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Tourette-Cabardès est une commune rurale[Note 5],[18]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (77,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (27,5 %), prairies (7,2 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a connu un passé tourmenté[24].

Lors de la période cathare, de par sa situation proche du château de Cabaret, le village de La Tourette appelé alors Turetta est un centre actif de l’hérésie. Il constitue un refuge pour de nombreux croyants et parfaits dont plusieurs sont victimes de l’Inquisition au moment de la croisade contre les Albigeois au début du XIIIe siècle. Le cas le plus connu est celui des parfaites Raymonde et Marceline, parentes de Raymond et Bertrand de Miraval. Avec l'aide de ces derniers, elles réussissent à quitter le château de Cabaret avant sa reddition en 1229 et se réfugient à Turetta.

Au XIVe siècle le fief de La Toreta (nouvelle dénomination) appartient au roi de France qui le cède en 1402 au chapitre Saint-Nazaire de Carcassonne. Le chapitre demeure seigneur de la Toreta jusqu’à la Révolution de 1789.

Au cours de cette période (XVe au XVIIIe siècle), les conditions de vie demeurent précaires pour la majorité de la population composée de petits paysans et d'artisans. Les paysans cultivent des céréales (avoine et seigle), élèvent quelques moutons et exploitent les forêts environnantes. Les artisans travaillent principalement le bois (scieurs, tonneliers, savetiers...) ou la laine (tisserands, tailleurs, fileuses...). La confection de draps constitue une spécialité de la région et plus particulièrement du village.

Église Saint-Pierre-de-Vals.

La vie religieuse se concentre à Saint-Pierre-de-Vals, église paroissiale des deux communautés de La Tourette et de Miraval-Cabardès, située à équidistance de ces deux villages.

Au XVe siècle l'histoire du lieu est marqué par les nombreux conflits opposant les villageois qui font état de droits d’usage sur les forêts et le Chapitre qui veut les exploiter à son seul bénéfice.

Au XVIe siècle le village est secoué comme toute la Montagne Noire par les guerres de religion. Il connait même un épisode tragique : en 1591 l’armée de la Ligue commandée par le duc de Joyeuse prend le lieu et exerce des exactions sanglantes sur la population y compris les enfants.

Au XVIIe siècle et XVIIIe siècle plusieurs épidémies de peste ravagent la région et déciment, notamment en 1628 et 1650, une partie de la population. On note aussi entre 1644 et 1686 des conflits opposant les communautés de La Tourette et de Miraval aux vicaires représentant les chanoines, "bénéficiers" de Saint-Pierre-de-Vals, qui n'exercent pas convenablement leurs obligations (exercice du culte, entretien de l'église, aumônes) malgré les redevances qu'ils prélèvent. En 1689, cette église est pour ces raisons interdite de culte et la vie religieuse est transférée à l'église Sainte-Anne au cœur du village.

Le XIXe siècle est moins tourmenté, avec des conditions de vie qui s’améliorent sensiblement mais qui demeurent difficiles. Après la Révolution, avec la création des communes, le village prend le nom de Latourette en 1793.

Au XXe siècle, La Tourette-Cabardès (dénomination adoptée en 1933 et toujours en vigueur) connait, comme beaucoup de communes rurales, un exode continu compte tenu de ses faibles ressources et de potentialités agricoles limitées. Le développement de la mine d'or de Salsigne au cours de la première moitié du siècle, et les petites industries lainières de la vallée de l’Orbiel, pourvoyeuses d’emploi, mais actuellement disparues, n’ont pu qu’un temps freiner cet exode rural.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tourette-Cabardès (La) Blason
Écartelé d'azur et d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 0 et 99, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de sept[25],[26].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes de la Montagne Noire et du canton de la Vallée de l'Orbiel (avant le redécoupage départemental de 2014, La Tourette-Cabardès faisait partie de l'ex-canton de Villemoustaussou).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Edouard Barthas    
  1984 René Sénille    
janvier 1985 2001 André Imbert    
mars 2001 en cours Jean-Claude Pech[27] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29]. En 2018, la commune comptait 24 habitants[Note 7], en augmentation de 20 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
224233248199222228222240220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
223191184113174171164158143
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
132125118928671607042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
353626192532252423
2013 2018 - - - - - - -
2024-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Socio-économie[modifier | modifier le code]

Avec le déclin progressif à partir des années 1970 et finalement la fermeture de la mine d'or de Salsigne et de l’industrie lainière de la vallée de l’Orbiel, le village a connu comme les autres villages de la région des difficultés économiques croissantes au cours des dernières décennies.

De plus, les faibles potentialités agricoles du territoire (exiguïté des structures foncières, pauvreté des sols, fortes pentes...) n’ont pas permis aux quelques exploitations agricoles existantes pratiquant des systèmes de polyculture-élevage traditionnels de se moderniser et de se maintenir. Une seule exploitation, pratiquant un élevage bovin viande de type extensif, subsiste à ce jour (2016). La castanéiculture a quasiment disparu. Les châtaigneraies ne sont plus entretenues et ne fournissent plus aujourd'hui qu'une modeste production destinée à la consommation familiale. Il en est de même de l'exploitation forestière du châtaignier utilisé jusque dans les années 1960 pour le palissage de la vigne, le matériel de vendanges et la tonnellerie. Cette exploitation procurait des revenus complémentaires à beaucoup de familles. Le village était en effet connu pour la qualité de sa production artisanale de piquets de vignes, de "douelles" (produites dans une scierie située à Saint-Pierre-de-Vals) utilisées pour la fabrication de tonneaux et de "comportes", et de "pals"[Note 8] servant au transport des comportes remplies de raisins lors des vendanges. La modernisation de la viticulture languedocienne avec la transformation de ses modes de production a porté un coup fatal à cette filière forestière.

Une petite activité touristique a pu prendre le relais, mais demeure insuffisante pour compenser la désindustrialisation du territoire et le déclin de l’agriculture. Aujourd’hui deux gîtes ruraux ont été créés sur la commune et permettent d’accueillir quelques touristes durant la période estivale. En outre, l’occupation de résidences secondaires par des résidents étrangers contribue au relatif regain d’activité constaté durant cette période.

Compte tenu de sa taille, le village ne compte aujourd’hui ni commerce permanent, ni école, ni service de santé. Mais on les trouve à proximité au Mas-Cabardès, distant de 4 km, et à Cuxac-Cabardès, distant de 8 km.

Une telle situation explique que le village soit aujourd’hui habité, d’une part par une population de retraités d’origine locale, d’autre part par des « néo-tourettois » en provenance d’autres territoires ou pays qui, séduits par le charme et la tranquillité du lieu, ont décidé de s’y installer en pratiquant des activités diversifiées (touristiques, d’artisanat, de service...)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Anne.
Croix de la place de La Tourette.

L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2013[32].

Elle a été construite au XVIIe siècle, vraisemblablement en utilisant deux tours et la chapelle de l’ancien château. Le clocher est constitué d’une tour carrée coiffée d’une partie octogonale avec un toit de lauzes. Il est éclairé par deux rangées superposées de fenêtres à colonnette. Il enjambe une rue par un porche qui était peut-être l’entrée du château. Notons aussi qu’il abrite une cloche datée de 1594. Le clocher est inscrit aux monuments historiques depuis 1948 et l'église dans sa totalité depuis 2013[33]. Une deuxième tour demi-circulaire portant mâchicoulis contient le chœur de l’église. L’intérieur de l’église contient plusieurs œuvres remarquables : un petit retable en bois polychrome du XVIIe siècle situé dans la chapelle Saint-Joseph, un tableau dédié à sainte Anne au fond de l’église vraisemblablement aussi du XVIIe siècle, une inscription gravée sur un chapiteau portant le nom de trois consuls datée du , un lustre à pendeloques non daté. Dans la sacristie, se trouvait le joyau de l’église, une magnifique croix de procession en argent datée de 1693. Mais elle a été déplacée pour raison de sécurité.

Église Saint-Pierre-de-Vals

Cette croix en fer forgé datant du XVIe siècle est inscrite aux monuments historiques. Elle est située sur la place principale du village.

Située à 2 km du village, cette église est de construction très ancienne puisqu'elle est déjà mentionnée dans des documents au XIIIe siècle[34]. Elle est aujourd'hui en ruine. Mais ses vestiges sont encore assez importants, notamment un clocher-porche quadrangulaire et une succession de chapelles couvertes en berceau brisé. Saint-Pierre-de-Vals a été l'église paroissiale commune pour La Tourette, Miraval-Cabardès et Les Martys jusqu'au XVIIe siècle.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Carte des randonnées autour du village.
Signalisation Village perché.

L'animation se concentre dans la période estivale :

- Courant juillet, le rallye automobile de la Montagne Noire comptant pour la coupe de France des rallyes première division attire un large public sur la boucle de La Tourette. Il y eut même une épreuve du championnat de France des rallyes en 2003

- Courant août, la municipalité organise un concert de musique classique ou de musique du monde dans l'église Sainte-Anne ou sur la place du village.

Par ailleurs, le village qui se trouve au carrefour de plusieurs sentiers de randonnée pédestre accueille de nombreux randonneurs. Il fait partie du circuit des "Villages perchés en Montagne Noire".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ernest Gengenbach, écrivain, y a vécu de 1951 à 1968.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  8. Selon le dictionnaire du vigneron :
    • Une comporte est un récipient constitué d’un assemblage de douelles de bois cerclé de fer et muni de poignées appelées "cornaillières". Une comporte peut contenir 80 kg de raisin environ.
    • Une douelle est une planche de bois constituant l’unité de base des comportes ou des tonneaux.
    • Un pal (ou semailler) est un barre de bois arrondie, d’une longueur de 2 m environ, d’un diamètre plus important en son milieu qu’à ses extrémités. Une paire de pals permet à 2 hommes de porter une comporte avec un minimum d’effort.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Cuxac-Cabardes - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre La Tourette-Cabardès et Cuxac-Cabardès », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Cuxac-Cabardes - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre La Tourette-Cabardès et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Tourette-Cabardès », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  15. « ZNIEFF les « gorges de l'Orbiel à Miraval-Cabardès » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « ZNIEFF les « crêtes et pièmonts de la Montagne Noire » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « ZNIEFF la « montagne Noire occidentale » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  20. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. Archives départementales de l'Aude : La Tourette, monographie
  25. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  26. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  27. Site officiel de la préfecture de l’Aude - liste des maires (doc pdf)
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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