Roquefère

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Roquefère
Roquefère
Vue générale.
Blason de Roquefère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne noire
Maire
Mandat
Francis Bels
2020-2026
Code postal 11380
Code commune 11319
Démographie
Gentilé Rocaférais
Population
municipale
80 hab. (2018 en augmentation de 17,65 % par rapport à 2013)
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 28″ nord, 2° 22′ 50″ est
Altitude Min. 299 m
Max. 983 m
Superficie 8,06 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Carcassonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Orbiel
Législatives Première circonscription
Localisation
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Roquefère

Roquefère est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont les Rocaférais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département du Tarn.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roquefère[1]
Mazamet (Tarn)
Mas-Cabardès Roquefère Labastide-Esparbairenque
Les Ilhes
(par un quadripoint)

Topographie[modifier | modifier le code]

Le village et son château.
Hameau de Cubserviès.

Le village est situé à 330 m d'altitude au cœur du Cabardès. Il est encaissé dans un méandre de la vallée du Rieutort, affluent de l'Orbiel. Il est dominé par son château bâti sur un éperon rocheux et toujours habité de nos jours. Il comprend aussi deux hameaux perchés : Saint-Julien et Cubserviès, respectivement à 650 m et 730 m d'altitude, accessibles par une route étroite et sinueuse qui grimpe à flanc de montagne. Roquefère est distant de 25 km de Carcassonne, chef-lieu du département, et de 2 km de Mas-Cabardès, chef-lieu du canton.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d’un climat tempéré au confluent d’influences océaniques et méditerranéennes. Mais en fond de vallée, les influences méditerranéennes dominent. Les températures peuvent dépasser 30 °C en été, bien que cela soit peu fréquent, et demeurent le plus souvent positives en hiver. La pluviométrie est assez abondante, de l'ordre de 800 mm.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Roquefère est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (89,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Roquefère sont mentionnés pour la première fois au début du XIIe siècle. En 1124, Guillaume de Roquefère, premier seigneur du lieu dont le nom est connu, fit allégeance à Bernard Aton Trencavel, vicomte de Carcassonne[8]. Ses descendants ont été, comme les seigneurs de Cabaret, des protecteurs de la cause cathare, ce qui entraîna leur destitution à l’issue de la croisade conduite par Simon de Monfort.

Louis VIII aurait alors attribué la seigneurie de Roquefère à un certain Henri ALAMANN. Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis, confirma cette donation et l’assortit des droits de justice. Henri Alamann aurait suivi Saint-Louis dans ses croisades et ce dernier lui aurait fait donation d’une épine de la couronne du Christ encore vénérée aujourd’hui dans l’église de Roquefère. Ramond est le dernier représentant de la lignée Alamann à apparaître dans des documents de 1338.

En 1372, Maurice de Bar, qui possédait déjà la baronnie de Capendu et les seigneuries d’Aigues-Vives et de Marseillette, est mentionné comme seigneur de Roquefère. Roquefère demeura un siècle et demi entre les mains de cette famille, puis fut transmise par le mariage de Jeanne de Bar à Jean de Narbonne-Talairan. En 1553, Aymeric, successeur de Jean, revendit le fief à Jean de Maurel, seigneur d’Aragon.

Roquefère, comme tous les villages de la région, eut à souffrir des guerres de religion. Le château fut pris par les protestants le , puis retomba aux mains des catholiques un mois plus tard.

En 1633, Bertrand de Maurel se dessaisit de la seigneurie au profit d’Antoine de Cansac, bourgeois du Mas-Cabardès, pour le prix de 12 000 livres. La seigneurie qui comprenait aussi Cubserviès et Labastide-Esparbairenque fut ensuite attribué à Antoine Cathala (ou Cathelan), neveu des Cansac. Celui-ci à partir de 1638 entrepris la restauration du château qui était en très mauvais état. La famille acquit un titre de noblesse et le nom de François de Cathelan de Roquefère apparait en 1693 à l’occasion de l’enregistrement des armoiries de la famille.

Au XVIIIe siècle, on signale un long procès intenté par la communauté de Labastide aux châtelains à propos des droits d’usage des forêts. L’essentiel du patrimoine foncier fut conservé par la famille lors de la Révolution. Par la suite ce patrimoine fut progressivement vendu.

La famille de Roquefère s’éteignit en 1902.

À partir de la fin du XIXe siècle, Roquefère, comme tous les villages de la région, connut un déclin économique qui eut pour conséquence un important exode rural.

Le village a retrouvé aujourd’hui, mais à un niveau faible, une relative stabilité démographique avec la présence de retraités qui goûtent la tranquillité des lieux.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roquefère (Aude).svg

Blasonnement de la commune : De sable aux deux pals d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? juin 1995 Robert Bels PS Conseiller général (1974-1992)
juin 1995 En cours Francis Bels PS Conseiller général (1992-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 80 habitants[Note 3], en augmentation de 17,65 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
267276316253279276310293266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261273286263258230219252231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20321320115012411111110598
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
755039445756806979
2018 - - - - - - - -
80--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château - façade nord.
Clocher de l'église Sainte-Foy.
Cascade de Cubserviès.

Trois dolmens (monuments funéraires préhistoriques ) ont été édifiés au lieu-dit Ventajous au nord de la commune.

Ce château dont l'origine remonte au XIIe siècle est construit sur une protubérance rocheuse dominant le Rieutort. Il surveillait cette vallée qui était une voie de communication vers l'Albigeois[13]. Depuis l'époque féodale il n'a subi que peu de modifications dans sa configuration. Mais une partie de l'édifice actuel (notamment les deux tours carrées et la façade sud) date du XVIIe siècle. Le château a toujours été occupé depuis ses origines. Il appartient aujourd'hui à une personne privée.

Ce calvaire a été édifié au XIXe siècle à l'initiative de la famille propriétaire du château. Des cérémonies religieuses se sont déroulées sur ce site jusqu'au milieu du XXe siècle. Il a ensuite été abandonné et s'est rapidement délabré. Cédé à la commune, il fait l'objet aujourd'hui d'un projet de réhabilitation et d'une demande d'inscription aux monuments historiques. Il n'est pas pour l'instant accessible au public.

  • Église Sainte-Foy.

Cette église renferme l'épine de la couronne du Christ qui, selon la légende, aurait été offerte par Saint-Louis au seigneur de Roquefère qui l'avait accompagné dans ses croisades.

  • Cascade de Cubserviès

Cette cascade, une des plus hautes de la région (50 m environ), est visible d'un belvédère situé dans le hameau de Cubserviès.

Vie locale[modifier | modifier le code]

L'animation se concentre dans la période estivale.

Le village de Roquefère est désormais connu pour son festival "Jazz sous les chataigniers" qui rassemble chaque année début août au pied du château de très nombreux amateurs.

La commune accueille également de nombreux randonneurs. Elle fait partie du circuit des "Villages perchés en Montagne Noire".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  8. Archives départementales de l'Aude, Fonds Cathala de Roquefère.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Marie-Elise GARDEL, Le Cabardès, Aude Aménagement, 1998

Liens externes[modifier | modifier le code]