Soulignonne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Soulignonne
Soulignonne
La bibliothèque et l'église de Soulignonne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Saint-Porchaire
Intercommunalité Communauté de communes Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge
Maire
Mandat
Patrick Machefert
2014-2020
Code postal 17250
Code commune 17431
Démographie
Gentilé Soulignonnais
Population
municipale
730 hab. (2015 en augmentation de 0,27 % par rapport à 2010)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 41″ nord, 0° 47′ 15″ ouest
Altitude Min. 15 m
Max. 60 m
Superficie 14,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine

Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Soulignonne

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Soulignonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Soulignonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Soulignonne

Soulignonne[Note 1] est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Soulignonnais et les Soulignonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Soulignonne se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au Midi atlantique[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

La vallée de l'Arnoult traverse, du sud au nord-ouest, cette commune rurale, assez peu boisée, dont le territoire est consacré en grande partie à l'agriculture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Soulignonne[3]
Saint-Sulpice-d'Arnoult Les Essards
Soulignonne[3]
Corme-Royal Nieul-les-Saintes

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Deux hypothèses différentes ont été évoquées sur l'origine du toponyme :

  • la première au mot lignon dérivé de laigne (bois, taillis, en ancien français).
  • la seconde se réfère au Lignon, ancien petit affluent de l’Arnoult, rivière qui traverse la commune.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Guillaume de Ransanne est le premier seigneur connu du fief au XIVe siècle. En 1518 ce fief a droit de haute et basse justice, comme le montre l'hommage d'Andrée de Ransanne au roi.

Durant la seconde moitié du XVIIe siècle une longue querelle opposa le curé Richard, prêtre de la paroisse, à Madeleine de Solière, dame de Soulignonne, d'abord à propos d'un tabernacle puis d'une cloche. Les registres paroissiaux gardent la trace écrite de ce conflit resté dans les annales.

Du XIXe à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Soulignonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jeanine Fragnaud    
2008 en cours Patrick Machefert DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 730 habitants[Note 2], en augmentation de 0,27 % par rapport à 2010 (Charente-Maritime : +2,83 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696688608673735755731747778
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
771782749700688695668660645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
662663648569596592586592569
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
548509483457494544670688726
2015 - - - - - - - -
730--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Outre les exploitations agricoles et autres parcelles maraîchères (dont certaines sont consacrées à la culture des mogettes), une casse automobile et une casse pour les véhicules « poids lourd » sont implantées sur la commune de Soulignonne.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le château de Ransanne et son pigeonnier : le château fut érigé dans la seconde moitié XVe siècle.
  • L’église Sainte-Geneviève-de-Soulignonne : du XIIe siècle fut modifiée au XVe siècle. À la nef et l’abside romanes fut accolé une chapelle gothique flamboyante. Son clocher, reconstruit au XVIe siècle, ressemble beaucoup à un donjon. Son portail, détérioré à la Révolution, fut également restauré à la fin du XIXe siècle.
  • L’ancienne tour de guet du XVe siècle, a été transformée en bibliothèque municipale à la fin du XXe, ne conservant que l'aspect extérieur.
  • Le four banal a été entièrement restauré.
  • Le moulin Bureau : L'ancien moulin à blé érigé entre 1850 et 1875 fonctionnait grâce à une roue alimentée par l’eau de l’Arnoult. En 1935 Anatole Bureau installe une turbine Teisset, Rose et Brault (Paris), complétée par un moteur diesel. Électrifié en 1940, son exploitation cessa en 1976.
  • Plusieurs moulins à vent, en ruine ou restaurés, existent également sur le territoire de la commune : Le moulin au sud-ouest de Bapaume est restauré. Celui au nord de Bapaume, ainsi que ceux situés au sud-sud-ouest, au nord, au sud-sud-est et au nord-est de Bapaume sont à l'abandon ou en ruines.
  • Un crucifix, érigé en 1647, restauré en 1987, situé près de l'actuel cimetière.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Soulignonne a sa fête communale (« frairie ») annuelle, le week-end de Pentecôte. Fête appelée aujourd'hui SOULI'FESTY pour son festival de musique.
  • À échéance variable, la commune organise aussi une fête de la goraille, dédiée à la cuisine de la viande de porc.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Souvent orthographié Soulignonnes avec un « s » final, y compris sur les panneaux d'entrée et de sortie d'agglomération du village, en dépit du toponyme officiel Soulignonne retenu par l'INSEE.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :