Transidentité et religion

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Les personnes transgenres indiennes Hijras, ou Aravanis, se marient rituellement avec le dieu hindou Aravan , où ils pleurent sa mort lors d'un festival de 18 jours à Koovagam, en Inde.

La relation entre le transgénérisme et la religion varie considérablement dans le monde. Les religions peuvent aller de la condamnation pour une simple variance de genre jusqu'au traitement avec honneur, en les considérant comme des leaders religieux. Les positions au sein d'une même religion peuvent également varier considérablement.

Religions abrahamiques[modifier | modifier le code]

Les religions abrahamiques ont créé des histoires dans lesquelles Dieu crée des personnes à la fois « homme et femme » [1],[2]. Ceci est parfois interprété comme un mandat divin contre la variance de genre[citation nécessaire]. La Torah contient une interdiction spécifique pour le transvestisement[3] et la détérioration des organes génitaux[4].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Le terme saris, généralement traduit par « eunuque »[5] apparait 45 fois dans le Tanakh. Il fait souvent référence à une personne de confiance, la personne ayant une variance de genre ayant reçu une délégation d'autorité par une personne puissante[6]. Il est difficile de savoir si la plupart étaient réellement castrés[6]. Dans Ésaïe 56, Dieu promet aux eunuques qui font le Sabbat et qui maintiennent leur engagement qu'Il construira un monument dans les cieux pour eux, particulièrement bon[7].

Le judaïsme orthodoxe affirme que le sexe/genre est une catégorie innée et éternelle basée sur des versets du livre de la Genèse[1]. Les opérations de changement de sexe impliquant le prélèvement d'organes génitaux sont interdites, sur la base de la prohibition plus générale suivante : « tout ce qui est mutilé, écrasé, déchiré ou coupé » (Lev. 22:24). Une interdiction supplémentaire dans le Deut. 22:5 proscrit non seulement le transvestissement, mais aussi toute action identifiée comme appartenant au sexe opposé, ce qui pourrait être applicable à une opération de transformation des caractéristiques sexuelles[8]. Néanmoins, certaines autorités orthodoxes reconnaissent l'efficacité de la chirurgie de réassignation sexuelle pour changer la désignation du sexe halakhique[9]. En 2007 Joy Ladin est devenue le premier professeur ouvertement transgenre d'une institution orthodoxe (Stern College for Women à Manhattan)[10],[11].

Le judaïsme conservateur a des points de vues flous concernant les personnes trans. En 2003, le comité sur la Loi et les Standards Juifs a approuvé la loi rabbinique qui stipule que la chirurgie de réattribution sexuelle (CRS) est permise en tant que traitement de la dysphorie de genre, et que le statut sexuel des personnes transgenres est changé par la CRS, en vertu de la loi juive[12]. Il n'existe pas encore de rabbin ouvertement transgenre, ou d'élève rabbinique affilié au judaïsme conservateur. Mais le Jewish Theological Seminary of America, l'une des trois écoles du mouvement conservateur, admet ouvertement les étudiants de toutes orientations sexuelles et identités de genre, pour la formation rabbinique[13]. En outre, Emily Aviva Kapor, qui avait été ordonnée à titre privé, par un rabbin « Conservadox » en 2005, a commencé à vivre en tant que femme en 2012, devenant ainsi la première femme rabbin ouvertement transgenre, dans tout le judaïsme [14]. En 2016, l'Assemblée rabbinique, qui est l'association internationale des rabbins conservateurs, a adopté une « résolution affirmant les droits des personnes transgenres et des personnes de genre non-conforme »[15],[16],[17].

Le Judaïsme réformé a exprimé des opinions positives sur les personnes transgenres. La Conférence centrale des rabbins d'Amérique du Judaisme Réformé a d'abord abordé la question des personnes juives transgenres en 1978, quand il a été permis, à une personne qui avait réalisé la chirurgie de réattribution sexuelle (CRS), d'être mariée selon la tradition juive[18],[19]. En 1990, la Central Conference of American Rabbis a déclaré que les personnes ayant réalisé la chirurgie de réattribution sexuelle devaient se convertir au judaïsme[20]. En 2002, auséminaire Réformé du Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion, à New York, la Rabbin Margaret Wenig a organisé le premier séminaire de l'école rabbinique abordant les questions psychologiques, juridiques, religieuses qui affectent les personnes qui sont transsexuelles ou intersexes[21].

En 2003, Reuben Zellman est devenu la première personne ouvertement transgenre à être acceptée à l'Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion ; il y est ordonné depuis 2010[22],[23],[24]. Également, en 2013, l'Union pour le judaïsme réformé a rétroactivement appliqué sa politique pro-droits gay et lesbiens aux communautés transgenres et bisexuelles, publiant une résolution intitulée : « Soutien pour l'inclusion et l'acceptation des communautés transgenres et bisexuelles »[18],[25]. En outre, en 2003, les Femmes du Judaïsme Réformé (en) ont publié une déclaration en soutien des droits humains et civils, et des luttes des personnes transgenres et bisexuelles, en disant : « Les femmes du Judaïsme Réformé, par conséquent, appellent à la protection des droits civils de toutes les formes de discrimination envers les personnes bisexuelles et transgenres; et demandent instamment que cette législation permette aux personnes transgenres d'être vues, par la loi, selon le genre auquel elles s'identifient, et demandent à d'autres communautés similaires d'entreprendre des programmes d'informations au sujet des communautés transgenres et bisexuelles »[26].

En 2006, Elliot Kukla qui avait réalisé son coming out en tant que transgenre, six mois avant son ordination, est devenue la première personne ouvertement transgenre à être ordonnée par le Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion[22].

En 2007, l'Union pour le judaïsme réformé a publié une nouvelle édition de Kulanu, leur manuel d'informations pour l'inclusion gay, lesbien, bisexuel et transgenre, qui incluait, pour la première fois, une bénédiction pour sanctifier le processus de changement de sexe. Ce fut écrit par Elliot Kukla, à la demande d'un de ses amis qui était transgenre[27]. Aussi, en 2007, David Saperstein du Religious Action Center of Reform Judaism, a appelé à une plus grande inclusion trans dans l'emploi[28]. En 2015, l'Union pour le judaïsme réformé a adopté une « résolution pour les droits des personnes transgenres et les personnes de genre non conforme » avec 9 points appelant à la sécurisation et la défense des droits des personnes transgenres et de genre non conforme à un traitement respectueux et équitable, en affirmant son engagement dans la poursuite de ceci[29],[30].

En 2013, l'Association rabbinique reconstructionniste (en) a publié une résolution, en déclarant notamment : « Therefore be it resolved that the RRA (Reconstructionist Rabbinical Association) directs its executive director and board to move forward, in cooperation with the RRC [Reconstructionist Rabbinical College] and all relevant associated entities, in educating RRA members about issues of gender identity, to urge the Reconstructionist movement to similarly educate its constituency and to adopt policies that will do all that is possible to provide full employment opportunities for transgender and gender nonconforming rabbis, and to explore how the Reconstructionist movement can best influence the wider Jewish and non-Jewish world to [be] welcoming and inclusive of all people, regardless of gender identity. »[31].

En 1998, après avoir gagné l'Eurovision, un important débat religieux s'est tenu quant à savoir si, et comment, Dana International (une femme transgenre) devrait prier dans une synagogue. Une autorité rabbinique a conclu que Dana devrait être comptée, dans un minian, comme un homme, mais qu'elle ne pourrait pas chanter face à la communauté, car elle était aussi une femme, selon le rabbin, ce qui sserait contraire à la règle orthodoxe de kol isha[32].

Plusieurs groupes de confession non-juive ont fourni des resources pour les personnes trans. Hillel: The Foundation for Jewish Campus Life (en) a publié un LGBTQ Resource Guide en 2007[33]. Le Jewish Mosaic (en) a publié des interprétations de textes juifs qui affirment les identités transgenres[34]. Keshet, un groupe juif de défense des droits LGBT, a aider les écoles américaines juives à bien accueillir les élèves transgenres[35].

Christianisme[modifier | modifier le code]

Le Nouveau Testament exprime plus d'ambiguités, à propos des identités de genre variant, que l'Ancien Testament, en présentant les eunuques (du grec eunochos, similaire à l'hébreu saris) comme des candidats acceptables pour l'évangélisation et le baptême, comme l'a démontré la conversion d'un eunuque éthiopien[36]. En répondant aux questions à propos du mariage et du divorce, Jésus dit que : « il y a des eunuques qui le sont depuis leur naissance, et il y a des eunuques qui l'ont été par d'autres, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus ainsi, pour gagner le royaume des cieux. » [37]. Des débats ont eu lieu concernant l'importance de la sélection de l'eunuque éthiopien ; l'inclusion d'un eunuque, en représentant une minorité sexuelle, semblable à certains inclus dans la catégorie « transgenre » d'aujourd'hui, par rapport au contexte de l'époque[38].

Certaines confessions chrétiennes acceptent les personnes transgenres en tant que membres et clergé. L'Universalisme unitarien, une religion libérale ayant des racines dans le christianisme libéral, est devenu la première dénomination à accepter les personnes ouvertement transgenres comme membres à part entière avec admissibilité à devenir membres du clergé (en 1979)[39], et c'est également la première à ouvrir un bureau pour les préoccupations bisexuelles, gay, lesbiennes, et transgenres (Office of Bisexual, Gay, Lesbian, and Transgender Concerns) en 1973[40],[41]. En 1988, la première personne ouvertement transgenre a été ordonnée par la Unitarian Universalist Association[42]. En 2002, le Rev. Sean Dennison est devenu la première personne ouvertement transgenre au ministère du Unitarian Universalist, appelé à servir une congrégation, il fut appelé à la South Valley UU Society, dans le Salt Lake City[42]. En 2003, le synode général de la United Church of Christ a appelé à plus d'inclusion des personnes transgenres[43]. En 2005, Sarah Jones est devenue la première personne ouvertement transgenre à être ordonnée par l'Église d'Angleterre comme curé[44],[45],[46]. En 2008, le Conseil de la magistrature de la United Methodist Church a jugé que le pasteur ouvertement transgenre Drew Phoenix pourrait garder son poste[47]. Lors de la conférence de l'UMC General Conference, la même année, plusieurs pétitions voulaient interdire le clergé transgenre et ajouter un langage anti-transgenre au livre de disciplines, mais elles ont été rejetées[48]. En 2012, l'église épiscopale aux États-Unis, a approuvé un changement dans leurs critères pour la non-discrimination et l'inclusion de l'identité de genre et de son expression[49]. En 2013, Shannon Kearns est devenu la première personne ouvertement transgenre odronnée à la North American Old Catholic Church[50]. Il a été ordonné à Minneapolis[50]. En 2014, Megan Rohrer est devenu le premier leader de la congrégation luthérienne ouvertement transgenre (plus précisément, la Grace Evangelical Lutheran Church de San Francisco)[51].

En revanche, un document de 2000 de la Congregation for the Doctrine of the Faith, de l'Église catholique a conclu que les procédures de changement de sexe ne changent pas le sexe d'une personne aux yeux de l'Église. « Le point clé », indiqué dans ce document est que « l'opération chirurgicale transsexuelle est si superficielle et externe que cela ne change pas la personnalité. Si la personne était un homme, il reste un homme. Si elle était une femme, elle reste une femme. » [52]. Le document a aussi conclu que l'opération de « changement de sexe » pourrait être moralement acceptable dans certains cas extrêmes, mais qu'en tout cas les personnes transgenres ne peuvent pas bénéficier d'un mariage valide[53]. Le pape Benoît XVI a dénoncé les études de genre, avertissant qu'estomper la distinction entre hommes et femmes pourrait-conduire à « l'auto-destruction » de la race humaine[54]. Il a mis en garde contre la manipulation qui a lieu dans les forums nationaux et internationaux lorsque le terme « genre » est modifié. « Ce qui est souvent exprimé et compris par le terme« genre », est définitivement résolu dans l'auto-émancipation de l'Être Humain et du Créateur », a-t-il averti. « L'homme veut créer lui-même, et décider toujours et exclusivement pour son propre sujet et pour ce qui le concerne. » Le Pontife a dit que cette humanité était « contre la vérité, contre l'Esprit créateur »[55]. En outre, en 2015, le Vatican a déclaré que les catholiques transgenres ne pouvaient pas devenir parrains, en indiquant, en réponse à la demande d'un homme transgenre, que le statut transgenre : « révèle publiquement une attitude opposée à l'impératif moral de résoudre le problème de l'identité sexuelle, selon la vérité de sa propre sexualité » et que : « par conséquent, il est évident que cette personne n'a pas la condition requise pour mener une vie dans la foi, et ne peut donc pas être admis au poste de parrain ou de marraine. » [56].

Les catholiques, cependant, ont tenu une série de positions concerfnant les questions transgenres. Le théologien James Whitehead, a, par exemple, dit : « le type de transition dont les personnes trans parlent est très semblable au chemin de foi à travers l'obscurité et le désert que les personnes font depuis des milliers d'années »[57].

En 2006, Albert Mohler, alors président du Southern Baptist Theological Seminary (en), a dit : « Seul Dieu a le droit de déterminer le genre », ajoutant « toute tentative de modifier cette création est un acte de rébellion envers Dieu. »[58],[59]. Il a aussi établi : « les chrétiens sont obligés de trouver nos définitions dans la Bible. Ce que les militants veulent appeler 'chirurgie de réattribution sexuelle' doit être vu comme une forme de mutilation corporelle plutôt que comme une correction du genre. Les chromosomes continuerontt à raconter cette histoire... le genre n'est pas sous notre contrôle après tout. Quand une rébellion morale de la nation se résume à ce niveau de confusion, nous sommes déjà en grande difficulté. Une société qui ne peut pas distinguer les hommes et les femmes n'est pas susceptible de trouver une clarté morale dans tout autre domaine de la vie »[60]. En 2014, la Southern Baptist Convention a approuvé une résolution lors d'une rencontre annuelle, établissant que : « le dessein de Dieu a été la création de deux sexes distincts et compllémentaires, homme et femme » et que : « l'identité de genre est déterminé par le sexe biologique, non par la perception de soi-même »[61]. En outre, la résolution oppose un traitement hormonal, des soisn relatifs à la transition, et tout ce qui serait en lien avec « la modification de son identité corporelle », ainsi que les efforts du gouvernement opposés à « valider l'identité transgenre comme moralement louable »[61]. Au lieu de cela, la résolution demande aux personnes transgenres d' « avoir confiance dans le Christ et de faire l'expérience du renouveau dans l'Evangile »[61].

Islam[modifier | modifier le code]

Dans l'Islam, le terme mukhannathun est utilisé pour décrire les personnes avec genre variant, habituellement des transsexuelles male-to-female. Ni ce terme, ni l'équivalent « eunuque » ne se trouvent dans le Coran, mais le terme apparait dans le Hadîth, la parole de Muhammad, qui a un statut secondaire au texte central. Dans l'Islam, il existe une tradition sur l'élaboration et le perfectionnement des doctrines religieuses étendues par l'étude. Cette doctrine contient un passage trans-positif par le savant et collecteur hadith Al-Nawawi :

« Un mukhannath est une personne (« homme ») qui a, dans ses mouvements, son apparance, et son langage, des caractéristiques d'une femme. Il existe deux types ; le premier est celui en qui ces caractérstiques sont innées, il ne les a pas mis sur pied lui-même ; celui-ci est sans culpabilité, sans blâme et sans honte, tant qu'il ne fonctionne pas ainsi pour des actes ilégaux ou exploiter pour de l'argent (prostitution, etc). Le second type agit comme une femme à des fins immorales : il est pêcheur et blâmable. »

L'Iran effectue plus d'opérations de changement de sexe que toute autre pays dans le monde, excepté la Thaïlande. Ces opérations sont perçues comme des «remèdes« supposés à l'homosexualité, qui est passible de mort, en vertu de la loi iranienne. Le gouvernement fournit même jusqu'à la moitié du coût pour ceux qui ont besoin d'aide financière, et un changement de sexe est reconnu sur le certificat de naissance[62].

En 2016, une fatwa a été introduite par 34 uléma locaux relative aux personnes transsexuelles appelées Hijra, qui peuvent se marier de façon hétérosexuelle, si elles sont identifiées comme ayant un corps d'homme ou de femme, par un test médical[63].

Le statut de mukhannathun dans l'Islam a été partiellement basé sur l'incapacité à avoir des relation sexuelle avec pénétration avec des femmes, que ce soit par inclinaison ou en raison d'interventions anatomiques[64].

Bahaïsme[modifier | modifier le code]

Dans le bahaïsme, les personnes transgenres peuvent obtenir la reconnaissanc de leur genre si elles ont médicalement transitionné, sous la direction de professionnels médicaux, et si elles ont subi une chirurgie de réattribution sexuelle (CRS). Après la CRS, elles sont considérées comme ayant transitionné, et elles peuvent recevoir un marriage Baha'i[65].

Religions dharmiques[modifier | modifier le code]

Hindouisme[modifier | modifier le code]

La traditionnelle religion du continent indien, l'hindouisme, a, depuis longtemps, une identité historiquement robuste pour la variance de genre qui fonctionne comme une sorte de caste. Le terme général est Hijra, mais différentes régions, avec des dialectes complètement différents, ont d'autres termes pour les cas plus ou moins semblables, avec certains détails pouvant varier. Par exemple, une autre caste qui fonctionne de la même manière est Arvani. Ces castes ont généralement un très faible statut, et elles sont considérées comme une tragédie pour un enfant qui s'y soumet. Dans certaines régions d'Inde, ces castes ont un staut juridiques particulier, de sorte que leurs membres sont les seules personnes de la population, qui peuvent légalement se livrer à la prostitution -et elles sont, dans un certain sens, prévues pour gagner leur vie de cette façon.

La philosophie Hindou contient le concept du troisième sexe (tritiya-prakriti, littéralement : « troisième nature »). Cette catégorie comprend un large éventail de personnes de nature féminine, parmi elles : les homosexuelles, les transsexuelles, les bisexuelles, les hommes intersexes[66] Such persons were not considered fully male or female in traditional Hinduism, being a combination of both. They are mentioned as third sex by nature (birth)[67] et ne se comportaient pas comme des hommes ou des femmes ordinaires. Ces personnes ont souvent gardé leur propres sociétés ou des quartiers de la ville, effectuées des professions spécifiques (masseurs, fleuristes, domestiques, etc) et ont généralement reçu des attributions de semi-divin. Leur participation dans les cérémonies religieuses, spécialement comme danseuses travesties et amateuses de certains temples est considéré comme néfaste dans l'hindouisme traditionnel. Certains hindous pensent que les personnes troisième sexe ont des pouvoirs spéciaux leur permettant de bénir ou maudire les autres. Cependant, ces croyances ne sont pas respectées dans toutes les divisions de l'hindouisme. Dans l'hindouisme, la création universelle est honorée comme infiniment diversifiée et la reconnaissance du troisième sexe est tout simplement un autre aspect de cette compréhension[68].

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

La plupart des textes bouddhistes ne distinguent pas les relations sexuelles des personnes de mêmes sexes, des relations hétérosexuelles, les deux étant perçues comme non propices à la croissance spirituelle[69].

Dans le bouddhisme en Thaïlande (en), être kathoey (terme générique recouvrant la gamme allant du transsexualisme MtF à l'homosexualité masculine) est considéré comme faisant partie de son karma si c'est la situation d'une personne. La réponse est la « pitié » plutôt que le « blâme ». Les kathoeys sont généralement perçus comme non susceptibles de former des relations durables avec les hommes, et l'explication laïque de leur karme est qu'ils travaillent sur les dettes de comportement d'adultère dans les vies passées. Dans le passé, ils ont perturbés les mariages, et maintenant, ils sont condamnés à ne jamais se marier[70].

En Thaïlande, les kathoey ne sont toujours pas autorisés à devenir juridiquement femmes ou à épouser un homme. Le mariage homosexuel n'est pas possible en Thaïlande cependant, les femmes transgenres peuvent se marier avec leur partenaire européen dans le pays de ce dernier, si la législation le permet.

Dans le bouddhisme theravāda, les moines font vœux de célibat, et l'auto-contrôle sur les pulsions sexuelles est idéalisé dans le cadre du chemin vers le nirvana. Dans les années 1980, en réponse à la prise de conscience croissante de la crise du SIDA, certains auteurs buddhistes ont puisé dans les enseignements buddhistes pour faire valoir que le comportement homosexuel était anormal, et contraire à l'éthique, et ont démontré un manque de maîtrise de soi. Cependant, d'autres érudits bouddhistes ont fait valoir que la dette karmique accumule seulement concernant l'immoralité hétérosexuelle, où les notions patriarcales de la propriété masculine sur la sexualité féminine sont perturbées (par exemple, avoir des realtions sexuelles avant le mariage est un « vol de virginité » d'un homme, par rapport au père de la femme. Selon ce point de vue, les difficultés et la douleur des vies de genres variant font partie de cette dette qui est « payée » dans la vie ultérieure, suivant une « dette karmique additionnelle » [71].

Shinto[modifier | modifier le code]

Shinto kami est associé aux relations amoureuses entre personnes de même sexe, ou à la variance de genre, incluant : shirabyōshi, femme ou transgenre kami représentée comme un demi-humain, demi-serpent. Elles sont liées au prêtre Shinto, et sont habituellement femme (ou occasionnellement transgenre) et réalisent des danses dans les habits d'hommes traditionnels[72], Ōyamakui no kami, un transgenre Yama-no-Kami qui protège l'industrie et la procréation (notamment inscrit dans Hie Shrine)[73] ; et Inari Ōkami, le kami de l'agriculture et du riz, qui est représenté dans un genre variant ; les représentations les plus fréquentes étant une jeune déesse de la nourriture, un vieil homme portant le riz, et un androgyne bodhisattva[74]. Inari est en outre associée à des renards, et Kitsune, à des esprits de renards filous changeant de forme. Kitsune se déguisent parfois eux-mêmes en femmes, indépendamment de leur vrai genre, afin de tromper les hommes humains dans leurs relations sexuelles avec eux[75]. La croyance commune était que toute femme rencontrée seul, surtout au crépuscule ou dans la nuit, pouvait être un renard[76].

Confucianisme[modifier | modifier le code]

Une question sur laquelle le confucianisme est tout à fait clair est l'importance de la piété filiale, avec une tradition d'accompagnement de la vénération des morts. Les personnes sont supposées respecter et obéir à leurs parents, se marier, et avoir des enfants qui étendenr leur lignée familiale. Les personnes ayant une variance de genre qui sont physiquement capables seront généralement encouragés à entrer dans une relation conjugale, avoir des enfants, et être discret concernant toute autre relation (par exemple, des partenaires homosexuels), si cela est absolument nécessaire.

Religions chinoises[modifier | modifier le code]

Les eunuques, personnes corporellement homme, castrées pour des services royaux, existaient en Chine à partir de 1700 av J.C, jusqu'en 1924 ap J.C.[77]. Ce rôle social a une longue histoire, avec une communauté continue, et un rôle largement public. Avant d'être castré, il été demandé à l'eunuque chinois s'il « ne regretterait jamais d'être castré » ; si la réponse était « non », la chirurgie avait lieu. Le statut historique des eunuques chinois était un curieux mélange d'extrême faiblesse et de grande puissance L'attrait du pouvoir et de l'influence était parfois présenté comme motif décisionnel pour devenir un eunuque. Il a été spéculé que les monarques chinois faisaient confiance à leurs eunuques en raison de leur incapacité à avoir des enfants, les laissant sans motivation à recherche le pouvoir ou la richesse[78]. On ne sait pas dans quelle mesure les eunuques étaient transgenres ou d'un genre variant, mais leur histoire est importante dans la culture chinoise pour ses vues sur les personnes transgenres.

Croyances religieuses africaines[modifier | modifier le code]

Les personnes Akan de Ghana ont un panthéon de dieux qui comprend des personnifications de corps célestes. Ces personnification représentent des divinités androgynes et transgenres, et comprennent Abrao (Jupiter)[79], Aku (Mercury)[80], and Awo (Moon)[81].

Selon le mythe de la création des personnes Dogons, les 8 premières personnes sur la terre, 4 hommes et 4 femmes, 8 familles Dogons ont commencé par un arrangement spécial avec les Amman où ils pouvaient se féconder, étant doubles et bisexuels[82].

La mythologie des personnes Shona du Zimbabwe est gouvernée par un dieu créateur androgyne appelé Mwari, qui divise parfois les aspects masculins et féminins distinctement[83].

Aborigènes australiens[modifier | modifier le code]

Le Serpent arc-en-ciel Ungud a été décrit comme androgyne. Les chamans identifient leur pénis en erection à Ungud, et son androgynie inspire certains à subir une subincision pénienne cérémonielle[84]. Angamunggi est un autre Serpent arc-en-ciel, vénéré comme un « donneur de vie »[85].

D'autres mythologies australiennes incluent Labarindja, femmes sauvages à la peau bleue ou « femmes démons » avec les cheveux de la couleur de la fumée[86]. Les histoires à leur sujet les montrent complètement indifférentes aux relations romantiques ou sexuelles avec les hommes, et tout homme forçant son attention sur elles pourraient mourir, en raison de la « magie du mal dans leur vagin ». Elles sont parfois dépeintes comme gynandres ou intersexes, ayant à la fois un pénis et un vagin. Ceci est représenté rituellement par le fait de jouer des rôles masculins, en ayant des vêtements de femmes[87].

Îles du Pacifique[modifier | modifier le code]

Le troisième genre, ou genre variant, sont des intermédiaires spirituels qui se trouvent dans de nombreuses cultures insulaires du Pacifique, notamment dans le bajasa de l'Est, le peuple Toradja de Sulawesi, les bantut des personnes Tausūg du sud des Philippines, et le bayoguin des Philippines chrétiennes. Ces chamans sont généralement biologiquement hommes, mais ils présentent une apparence et des comportements féminins, et ils sont souvent enclins à l'homo-érotisme[88],[89],[90]. Les Philippines chrétiennes avaient une religion polythéiste qui comprenait les dieux hermaphrodites Bathala et Malyari, dont les noms signifient respectivement : « homme dans une femme » et « puissant » ; ces dieux sont adorés par les bayagoins[91],[92].

Le langage Big Nambas de Vanuatu a le concept, approuvé divinement, de relations homoérotiques entre hommes ; le partenaire le plus âgé est appelé « dubut ». Ce nom est dérivé de mot requin, se référant au dieu créateur hybride requin-humain Qat (en)[93].

Parmi leur panthéon de divinités, les personnes ngajues de Borneo vouent un culte à Mahatala-Jata, un dieu androgyne. La partie homme de ce dieu est Mahatala, qui règne sur le Monde Supérieur, et qui est représenté comme un bucerotidae vivant au-dessus des nuages, sur un sommet de la montagne ; la partie femme est Jata, qui gouverrne le monde souterrain sous la mer, sous la forme d'un serpent d'eau. Ces deux manifestations sont liées par un pont incrusté de pierres précieuses que l'on voit dans le monde physique comme un arc-en-ciel. Mahatala-Jata est servi par « balian », femme hiérodule, et « basir», chaman transgenre métaphoriquement décrit comme « des serpents d'eau qui sont, dans le même temps, des bucerotidaes » [94].

Semblable aux chamans transgenres, le manang bali (qui signifie littéralement un chaman transformé d'homme en femme), a été trouvé en Borneo, comme en Sarawak. Le Manang bali est le troisième et le plus haut degré de chamanisme après l'accomplissement du second degré de manang mansau, « cooked chaman », et le premier degré de manang mataq, « uncooked chaman ». La cérémonie d'initiation pour devenir un manang bali est appelée : «Manang bangun manang enjun« qui peut être littéralement traduite comme le chaman Awakened, shaken chaman[95]. Après cette cérémonie, un manang bali se vêtit et agit comme les femmes, et a des relations homoérotiques. Ce qui les rend à la fois ridicules et respectés comme un intermédiaire spirituel. Les garçons destinés à devenir manang bali doivent d'abord rêver de devenir une femme, et aussi d'être convoqué par le dieu de la médecine Menjaya Raja Manang, ou la déesse Ini Inee ou Ini Andan, qui sont considérées comme des guérisseuses, et le dieu de la justice[96],[97].

Religion néopagane[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des branches de Wicca, le statut « trans » ou « cisgenre » d'une personne n'est pas considéré comme problématique. Les personnes transgenres sont généralement des personnes magiques, selon Karla McLaren, dans son guide d'étude Energetic Boundaries. Les personnes transgenres sont presque toujours les bienvenues dans les différentes communautés, groupes et cercles d'étude[98]. Beaucoup de personnes transgenres étaient initialement attirées par le paganisme moderne, de par cette inclusion.

Cependant, il y a quelques groupes néopagans qui n'accueillent pas les perosnnes trans. Dans certains cas, cela est dû à l'accent mis sur l'union des hommes et des femmes, et l'exclusion des individus trans de telles pratiques[99]. Aussi, certaines groupes séparatistes excluent lespersonnes trans, souvent au motif que les individus non transgenres partagent certaines qualités spirituelles dérivées du sexe génétique ou biologique[99]. Dianic Wicca constitue un exemple de tels groupes séparatistes[100].

Mythe classique[modifier | modifier le code]

Le dieu patron des personnes intersexes et transgenres est Dionysos, qui est un dieu en gestation dans la cuisse de son père Zeus, après que sa mère soit morte submergée par la vraie forme de Zeus[101]. Aphrodite était androgyne ; le culte religieux comprenait le travestissement des fidèles[102], dans la mythologie il est devenu plus tard connu sous le nom d'Hermaphrodite, le fils d'Hermès et d'Aphrodite qui a fusionné corps avec la nymphe de l'eau Salmacis, le transformant en un être androgyne. En Phrygie, il y avait Agdistis, un être hermaphrodite créé lorsque Zeus avait involontairement imprégné Gaïa. Les dieux craignaient qu'Agdistis et Dionysus la castre ; elle est alors devenue la déesse Cybèle[103].

De plus, les dieux nordiques étaient capables de changer de sexe à volonté, par exemple Loki, se déguisait souvent en femme et a donné naissance à un poulain quand il était sous la forme d'une jument blanche, après une rencontre sexuelle avec l'étalon Svadilfari. La comparaison d'un homme avec une femme en état de procréer était une insulte courante en Scandinavie, et la suggestion selon laquelle Loki pourrait être bisexuel a été considérée comme une insulte[104].

La fécondité humaine est un aspect majeur de la mythologie égyptienne, et elle a souvent été comparé à la fertilité des cultures permises par les inondations annuelles du Nil[105]. Ce lien a été montré dans l'iconographie du dieu du Nil Hâpy, et du dieu du delta du Nil Wadj-wer, qui, bien que de sexe masculin, ils étaient représentés avec des attributs féminins tels que les seins tombants qui symbolisent la fertilité que la rivière permet[106].

Lectures supplémentaires[modifier | modifier le code]

Identité de Genre dans le discours halakhique par Charlotte Fonrobert, partie Jewish Women: A Comprehensive Historical Encyclopedia
Transitional Belief: Christianity as Viewed through the Lens of a Transgender Believer by Mr. Ashley Ford (Jul 12, 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Genesis 1:27 {{{3}}}.
  2. Modèle:Cite quran
  3. Deuteronomy 22:5 {{{3}}}
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