Tibétologie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La tibétologie (tibétain : བོད་རིག་པ་, Wylie : bod-rig-pa) est l'étude des sujets concernant le Tibet, c'est-à-dire la société tibétaine, l'histoire du Tibet, le bouddhisme tibétain, la langue tibétaine, la politique, et des collections d'objets tibétains importants aux plans historique, culturel et religieux, c'est-à-dire statues, autels, icônes et écritures saintes du bouddhisme, broderies, peintures et tapisseries de type thangka, bijoux, masques et autres objets de l'art et de l'artisanat tibétains.

Un tibétologue est un ethnologue ou anthropologue spécialiste de l'aire culturelle tibétaine. Selon Colin Mackerras, les centres d'intérêt du tibétogue peuvent être l'histoire, la religion, l'anthropologie, le langage, l'économie politique, le droit, l'éducation, les relations internationales et la philosophie. Toujours selon Colin Mackerras, le tibétologue poursuit des activités de recherche ou d'enseignement rémunérées dans le cadre d'un établissement universitaire ou d'une institution muséologique. Selon Erberto Lo Bue, il parle et écrit le tibétain vernaculaire et lit le tibétain littéraire. Enfin, selon Gerald Roche, il publie dans des revues universitaires ou savantes à comité de lecture.

Définition[modifier | modifier le code]

Pour Marianne Winder, la tibétologie est une discipline d'étude qui s'intéresse à la langue classique, la langue populaire et les dialectes, la littérature tibétaine, la géographie du Tibet et de ses voisins, l'histoire, la peinture, l'architecture, la musique, la médecine, l'astronomie, l'astrologie et l'anthropologie tibétaine. Ces sujets ne peuvent pas être étudiés isolément, certains d'entre eux étant reliés à la tradition sanskrit de l'Inde et d'autres traditions, comme pour la médecine qui s'est propagée à la sphère culturelle mongole. Peu d'anthropologues occidentaux ont pu travailler au Tibet, et à la place, ils ont étudié des régions comme le Ladakh, le Sikkim, le Népal et le Bhoutan, leurs langues et leurs coutumes. Tous ces sujets sont liés à la religion, bön ou bouddhiste, en raison des circonstances politiques et historiques particulières du Tibet[1].

À partir de l'observation de la pratique de la tibétologie en Australie, à Hong Kong et à Singapour, le sinologue australien Colin Mackerras (en) définit les études tibétaines (autre appellation de la tibétologie) comme étant l'étude des Tibétains et/ou des zones tibétaines de Chine menée par des chercheurs occupant un poste rémunéré dans une université. Par Tibétains, il faut entendre principalement, mais non exclusivement, les personnes vivant dans les territoires tibétains reconnus par la communauté internationale comme faisant partie de la Chine. L'époque considérée pour ces études tibétaines couvre les XXe et XXIe siècles sans complètement exclure les périodes antérieures. Les centres d'intérêt concernés sont l'histoire, la religion, l'anthropologie, le langage, l'économie politique, le droit, l'éducation, les relations internationales et la philosophie[2].

Pour le tibétologue Jean-Luc Achard, il y a, au sein de la tibétologie moderne, des tibétologues exclusivement tibétologues, des tibétologues indianistes et des tibétologues sinologues[3].

L'International Seminar of Young Tibetologists (en) accepte dans ses séminaires toute personne travaillant dans le domaine culturel tibétain au sens large ou ayant des connaissances dans l'anthropologie de l'Himalaya au sens large[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Le Hongrois Sándor Kőrösi Csoma fondateur de la tibétologie.

À l'invitation du roi, le jésuite Antonio de Andrada (1580-1634) et quelques autres établirent un poste missionnaire et une petite église à Tsaparang en 1626, dans le royaume de Gugé (Tibet de l'Ouest). Quand le royaume fut envahi par le roi du Ladakh en 1631, la mission fut détruite[5].

Un siècle plus tard, un autre jésuite, l'Italien Ippolito Desideri (1684-1733), fut envoyé au Tibet et reçut la permission de résider à Lhassa où il passa 5 ans, de 1716 à 1721, et habita un monastère tibétain, étudiant la langue, la religion des lamas et d'autres aspects culturels tibétains[6]. Il publia quelques livres en tibétain sur la doctrine chrétienne. À cause d'un conflit de juridiction (la mission ayant été confiée aux Capucins et non aux jésuites), Desideri dut quitter le Tibet et retourner en Italie, où il passa le reste de sa vie à publier ses Notes Historiques sur le Tibet. Elles furent publiées en 4 volumes, sous le titre de Opere Tibetane (Rome; 1981-1989)[7]. Desideri pourrait être considéré comme le premier tibétologue et il a fait beaucoup pour faire connaître le Tibet en Europe. Desideri était cependant un pionnier, et comme tel, il a produit des « observations » sur le Tibet, un travail qu'il fit avec objectivité et sympathie, mais pas toujours avec une parfaite précision.

Le Hongrois Sándor Kőrösi Csoma (1784-1842) est considéré comme le fondateur de la tibétologie, il a rédigé le premier dictionnaire tibétain - anglais[8]. Philippe-Édouard Foucaux (1811-1894) serait le premier tibétologue français. Après avoir appris en autodidacte le tibétain, il devient, en 1842, le premier professeur de tibétain à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). En 1858, il est l'auteur d'une grammaire tibétaine en français[9],[10].

La France est, avec la Russie, le premier lieu en Occident où le tibétain a été enseigné à l'université (depuis 1842 aux Langues Orientales)[11].

Les publications du diplomate britannique Charles Alfred Bell ont contribué à l'établissement de la tibétologie comme discipline universitaire. Au nombre des plus grands tibétologues du XXe siècle, on peut citer les Britanniques Hugh E. Richardson, Frederick William Thomas, David Snellgrove, Michael Aris et Richard Keith Sprigg, les Italiens Giuseppe Tucci et Luciano Petech, les Français Jacques Bacot, Rolf Alfred Stein, Alexandra David-Néel, Marcelle Lalou, Paul Pelliot, les Allemands Dieter Schuh et Klaus Sagaster et enfin le Gréco-danois Pierre de Grèce.

Matthew Kapstein indique que jusque dans les années 1970, dans la communauté des tibétologues, il est « plus ou moins tenu pour acquis que chacun se devait d'être familier avec tout ce qui touchait au Tibet: de l'histoire à l'anthropologie, en passant par l'art, la médecine, la littérature, la philosophie et la religion ». Puis les tibétologues se sont spécialisés, intervenant dans des sous-disciplines, avec quelquefois peu d'opportunité d'échanger entre elles[12]. Ainsi quand l'Association internationale des études tibétaines (International Association for Tibetan Studies, IATS) est créée à Oxford au Royaume-Uni, les chercheurs internationaux spécialistes du Tibet, se réunissaient dans une simple salle de conférence. Cette réunion se traduisit par une « modeste publication ». Par contre le colloque de Leyde, aux Pays-Bas, en 2000, est suivi de la publication de dix volumes de recherches spécifiques et innovantes[12].

En Occident[modifier | modifier le code]

Depuis quelques décennies, notamment dans les pays anglo-saxons, l'étude du Tibet et la tibétologie s'ouvrent aux autres disciplines, donnant des travaux ayant une approche interdisciplinaire. Cela apparaît très nettement dans les conférences régulières de l'IJATS l'International Association of Tibetan Studies (JIATS), qui se tiennent tous les trois ans dans différentes villes du monde.

Comme exemple de chercheurs sur le Tibet, on peut mentionner l'anthropologue américain Melvyn Goldstein, qui a fait des recherches et des publications réputées sur les questions lexicales, les nomades tibétains et l'histoire moderne du Tibet. D'autres encore sont Robert Barnett, Matthew Kapstein, Elliot Sperling, Alex McKay, Geoffrey Samuel, Alexander Berzin, Katia Buffetrille.

En France[modifier | modifier le code]

L'école française de tibétologie est connue dans le monde entier pour la qualité de ses recherches[11].

En France, pour promouvoir la recherche en tibétologie et participer à l'édition et la réédition d'ouvrages en tibétain à la suite de l'exil de savants tibétains après 1959, l'institut d'études tibétaines (IET) est créé en 1974 par Rolf Alfred Stein au Collège de France à Paris[13]. En 2016, Françoise Wang-Toutain en est la directrice[14].

Deux chaires sont consacrées aux études tibétaines à l'École pratique des Hautes Études, trois équipes du CNRS comptent des tibétologues, cinq grandes bibliothèques de recherche en France possèdent des fonds tibétains importants et la BNF est en possession d'une partie des manuscrits de Dunhuang, premiers documents historiques en langue tibétaine (VIIIe-Xe siècles)[11].

C'est aussi pour promouvoir la recherche en tibétologie que la Société française d'études du monde tibétain (SFEMT) est fondée en 2012. Elle entend divulguer les recherches en cours de ses adhérents, organise des conférences et un colloque biennal[15]. Elle a son siège à la Maison de l'Asie, avenue du Président-Wilson à Paris[16]. Françoise Robin en a été la présidente de 2012 à 2016, Nicolas Sihlé lui a succédé[17].

Le Centre de recherche sur les civilisations de l'Asie orientale (CRCAO), une unité mixte de recherche du CNRS fondée en 2006, domiciliée aux instituts d’Extrême-Orient du Collège de France comporte une équipe intitulée « Tibet, Bhoutan, aire culturelle tibétaine » et édite depuis 2002 la Revue d'Études Tibétaines.

En Chine[modifier | modifier le code]

La Chine compte une cinquantaine d'institutions tibétologiques et un millier de chercheurs.

En 1986, un centre national de tibétologie, le Centre de recherche tibétologique de Chine, a vu le jour à Beijing. Il comprend cinq instituts :

  • l'Institut des études sociales et économiques,
  • l'Institut des études historiques,
  • l'Institut des études religieuses,
  • l'Institut des études tibétaines contemporaines,
  • l'Institut des études de médecine tibétaine.

En outre, le Centre gère une maison d'édition, un bureau de correction du Tripitaka tibétain à Chengdu[18], un centre médical et une bibliothèque. Son organe officiel est publié en chinois, en anglais (China Tibetology)) et en français (La Tibétologie de Chine)[19].

L'Académie des sciences sociales de la région autonome du Tibet est la plus grande institution de recherche tibétologique du Tibet. Fondée le 5 août 1985, elle comprend plusieurs instituts :

  • l'Institut de recherches sur les nationalités,
  • l'Institut de religions,
  • l'Institut de langue et d'écriture,
  • et l'Institut d'informations documentaires.

Elle gère une maison d'édition pour les archives et les livres anciens en tibétain[20]. Elle réunit 127 chercheurs, dont 95 Tibétains, 20 Hans et 6 représentants d'autres ethnies.

L'Académie joue un rôle important dans la recherche. Elle a achevé la compilation de plusieurs ouvrages majeurs :

  • l'Histoire générale du Tibet (en tibétain et en chinois),
  • l'Histoire politique du Tibet (annotée par Xagaba),
  • l'Histoire des communications anciennes et modernes au Tibet (en chinois),
  • les Concepts de la philosophie tibétaine (en tibétain),
  • le Dictionnaire de la philosophie tibétaine (en tibétain)
  • et l'Index des titres d'ouvrages tibétologiques.

La Recherche tibétaine, un périodique spécialisé dans la tibétologie (en chinois), est classé parmi les cent meilleures revues consacrées aux sciences sociales de la Chine[21].

John Powers rapporte que lors d'une conférence importante sur la tibétologie qui se tint en juin 2000, Zhao Qizheng, alors directeur du State Council Information Office (en), informa les universitaires présents, qu'ils étaient censés jouer un rôle de premier plan dans la production de la forme de propagande que le gouvernement juge utile dans son travail idéologique, notamment pour influer sur l'avis des étrangers[22].

En Inde[modifier | modifier le code]

Article connexe : Catégorie:Tibétologue indien.

Tibétologues[modifier | modifier le code]

Tibétophones et sinophones[modifier | modifier le code]

Ce tableau est à trier ou à droite ou cliquez ci-dessous le titre de la colonne
Ce tableau peut exiger des ajustements et n'est pas complet
Noms Tibétain Littérature Culture Art Musique Histoire Religion Philosophie THL CTRC
Buchung, Yarlung Yarlung Buchung Fait Fait Fait
Chöphel, Gendün Gendün Chöphel Fait Fait Fait Fait
Dhondup, Yangdon Yangdon Dhondup Fait Fait Fait Fait
Dorje, Drongbu Tsering Drongbu Tsering Dorje Fait Fait Fait Fait
Gyalpo, Tsering Tsering Gyalpo Fait Fait Fait Fait
Jiatso, Könchok Könchok Jiatso Fait Fait Fait Fait
Karmay, Samten G. Samten G. Karmay Fait Fait
Lhamo, Rinchen Rinchen Lhamo Fait
Lotsawa, Gö Gö Lotsawa Fait Fait
Li Fang-Kuei Fait
Ngapo, Jigmé Jigmé Ngapo Fait Fait
Norbu, Dawa Dawa Norbu Fait
Norbu Rinpoché, Namkhai Namkhai Norbu Rinpoché Fait Fait Fait Fait Fait
Phagspa Fait
Phuntshogs, Lhagpa Lhagpa Phuntshogs Fait Fait Fait Fait
Rinpoché, Dezhung Dezhung Rinpoché Fait Fait
Shakabpa, Tsepon W. D. Tsepon W. D. Shakabpa Fait
Shakya, Tsering Tsering Shakya Fait
Taranatha Fait
Trinley, Dungkar Lobsang Dungkar Lobsang Trinley Fait Fait Fait
Tsering, Tashi Tashi Tsering Fait Fait
Tseten, Lhakpa Lhakpa Tseten Fait Fait Fait Fait Fait
Tseten, Dorje Dorje Tseten Fait Fait
Wang Lixiong Fait
Woeser, Tsering Tsering Woeser Fait Fait Fait
Yuan Zhou Fait Fait

Anglophones[modifier | modifier le code]

L'indo-britannique Charles Alfred Bell
Ce tableau est à trier ou à droite ou cliquez ci-dessous le titre de la colonne
Ce tableau peut exiger des ajustements et n'est pas complet
Langue Pays Noms Tibétain Littérature Culture Art Musique Histoire Religion Philosophie Voyageur Aide Évangélisateur THL
ang. CAN McLeod, Roderick Roderick McLeod Fait
ang. CAN Mullin, Glenn H. Glenn H. Mullin Fait Fait Fait Fait Fait Fait Fait Fait
ang. CAN Verhaegen, Ardy Ardy Verhaegen Fait
ang. IRL Everson, Michael Michael Everson Fait
ang. UK Aris, Michael Michael Aris Fait Fait Fait
ang. UK Bailey, Frederick Marshman Frederick Marshman Bailey Fait Fait
ang. UK Barnett, Robert Robert Barnett[23] Fait Fait Fait Fait
ang. UK Bell, Charles Charles Bell[24] Fait Fait Fait Fait
ang. UK Bogle, George George Bogle Fait
ang. UK Brooke, John Weston John Weston Brooke Fait
ang. UK Bull, Geoffrey Geoffrey Bull Fait Fait
ang. UK Farrer, Reginald Reginald Farrer Fait
ang. UK French, Patrick Patrick French Fait
ang. UK Ford, Robert W. Robert W. Ford Fait
ang. UK Forrest, George George Forrest Fait
ang. UK Griffiths, Percival Percival Griffiths Fait
ang. UK Hooker, Joseph Dalton Joseph Dalton Hooker Fait
ang. UK King, Louis Magrath Louis Magrath King Fait Fait Fait Fait
ang. UK Pallis, Marco Marco Pallis Fait Fait Fait Fait
ang. UK Patterson, George George Patterson Fait Fait
ang. UK Ramble, Charles Charles Ramble Fait Fait Fait
ang. UK Richardson, Hugh Hugh Richardson Fait Fait
ang. UK Schaik, Sam van Sam van Schaik Fait Fait Fait Fait Fait
ang. UK Snellgrove, David David Snellgrove Fait Fait Fait Fait Fait
ang. UK Keith Sprigg, Richard Richard Keith Sprigg Fait
ang. UK Thomas, Frederick William Frederick William Thomas Fait Fait Fait
ang. UK Wilson, Maurice Maurice Wilson Fait
ang. UK Younghusband, Francis Francis Younghusband Fait
ang. UK Waddell, Laurence Laurence Waddell Fait Fait
ang. USA Baker, Harold Harold Baker Fait
ang. USA Beckwith, Christopher Christopher Beckwith Fait
ang. USA Berzin, Alexander Alexander Berzin Fait Fait Fait Fait Fait
ang. USA Carson, Susie Fait
ang. USA Goldstein, Melvyn Melvyn Goldstein Fait Fait Fait
ang. USA Gyatso, Janet Janet Gyatso Fait Fait
ang. USA Heller, Amy Amy Heller[25] Fait Fait
ang. USA Hopkins, Jeffrey Jeffrey Hopkins Fait Fait Fait
ang. USA Goodman, Michael Harris Michael Harris Goodman Fait
ang. USA Grunfeld, Tom Tom Grunfeld Fait
ang. USA Kapstein, Matthew Matthew Kapstein[26] Fait Fait Fait Fait Fait
ang. USA Kelder, Peter Peter Kelder Fait
ang. USA Kornman, Robin Robin Kornman Fait Fait Fait
ang. USA Lopez, Jr., Donald Sewell Donald Sewell Lopez, Jr. Fait Fait Fait Fait
ang. USA Matisoff, James James Matisoff Fait
ang. USA Miller, Roy Andrew Roy Andrew Miller Fait Fait
ang. USA Powers, John John Powers Fait Fait
ang. USA Reynolds, John John Reynolds Fait Fait Fait Fait
ang. USA Seyfort Ruegg, David David Seyfort Ruegg Fait Fait Fait Fait
ang. USA Silk, Jonathan Jonathan Silk Fait Fait
ang. USA Smith, E. Gene E. Gene Smith Fait Fait Fait Fait Fait
ang. USA Smith Jr, Warren W. Warren W. Smith Jr Fait
ang. USA Sperling, Elliot Elliot Sperling[27] Fait Fait
ang. USA Thurman, Robert Robert Thurman Fait Fait Fait
ang. USA Wayman, Alex Alex Wayman Fait Fait Fait Fait
ang. USA Wallace, Alan Alan Wallace Fait Fait Fait Fait
ang. USA Wedemeyer, Christian Christian Wedemeyer Fait Fait Fait
ang. USA Wylie, Turrell Turrell Wylie Fait

Francophones[modifier | modifier le code]

Alexandra David-Néel première femme européenne à pénétrer dans Lhassa
Ce tableau est à trier ou à droite ou cliquez ci-dessous le titre de la colonne
Ce tableau peut exiger des ajustements et n'est pas complet
Langue Pays Noms Tibétain Littérature Culture Art Musique Histoire Religion Philosophie Voyageur Aide Évangélisateur THL
Fra. B David-Néel, Alexandra Alexandra David-Néel [28] Fait Fait[N 1]
Fra. B Franck, Martine Martine Franck Fait Fait
Fra. B Give, Michel de Michel de Give Fait Fait
Fra. B Harlez, Charles de Charles de Harlez Fait
Fra. B Lamotte, Étienne Étienne Lamotte Fait Fait
Fra. F Arpi, Claude Claude Arpi Fait
Fra. F Bacot, Jacques Jacques Bacot[29] Fait Fait Fait
Fra. F Bernot, Lucien Lucien Bernot Fait
Fra. F Blondeau, Anne-Marie Anne-Marie Blondeau[30] Fait Fait Fait Fait
Fra. F Buffetrille, Katia Katia Buffetrille[31] Fait Fait Fait Fait
Fra. F Chayet, Anne Anne Chayet[31] Fait Fait Fait
Fra. F Donnet, Pierre-Antoine Pierre-Antoine Donnet Fait Fait
Fra. F Feer, Léon Léon Feer[32] Fait [N 2] Fait Fait Fait Fait
Fra. F Filliozat, Jean Jean Filliozat Fait
Fra. F Foucaux, Philippe-Édouard Philippe-Édouard Foucaux[9] Fait Fait
Fra. F Gabet, Joseph Joseph Gabet Fait Fait
Fra. F Huc, Évariste Évariste Huc Fait Fait
Fra. F Jaubert, Pierre Amédée Pierre Amédée Jaubert Fait
Fra. F Lalou, Marcelle Marcelle Lalou[33] Fait Fait Fait Fait
Fra. F Levenson, Claude Claude Levenson[34]. Fait Fait Fait Fait
Fra. F Meyer, Fernand Fernand Meyer[35] Fait
Fra. F Migot, André André Migot Fait Fait
Fra. F Peissel, Michel Michel Peissel Fait Fait Fait
Fra. F Pelliot, Paul Paul Pelliot[36] Fait Fait Fait
Fra. F Pommaret, Françoise Françoise Pommaret[37] Fait Fait Fait
Fra. F Ricard, Matthieu Matthieu Ricard Fait Fait Fait Fait Fait Fait Fait
Fra. F Riencourt, Amaury de Amaury de Riencourt Fait
Fra. F Stein, Rolf Rolf Stein[38] Fait
Fra. F Tournadre, Nicolas Nicolas Tournadre Fait Fait Fait
Fra. F Toussaint, Gustave-Charles Gustave-Charles Toussaint[39] Fait Fait Fait
Fra. S Malan, Solomon Solomon Malan Fait
Fra. S Grèce, Pierre de Pierre de Grèce Fait Fait Fait

Hindiphones[modifier | modifier le code]

Ce tableau est à trier ou à droite ou cliquez ci-dessous le titre de la colonne
Ce tableau peut exiger des ajustements et n'est pas complet
Langue Pays Noms Tibétain Littérature Culture Art Musique Histoire Religion Philosophie Voyageur Aide Évangélisateur THL
hin./ang. IND Anand, Dibyesh Dibyesh Anand Fait
hin./ang. IND Chandra, Lokesh Lokesh Chandra Fait Fait Fait Fait
hin./ang. IND Das, Sarat Chandra Sarat Chandra Das Fait Fait Fait
hin./ang. IND Kranti, Vijay Vijay Kranti Fait Fait
hin./ang. IND Mishra, Pankaj Pankaj Mishra Fait Fait
hin./ang. IND Sankrityayan, Rahul Rahul Sankrityayan Fait Fait Fait
hin./ang. IND Seth, Vikram Vikram Seth Fait
hin./ang. IND Sharma, Swarn Lata Swarn Lata Sharma Fait
hin./ang. IND Singh, Krishna Krishna Singh Fait
hin./ang. IND Singh, Mani Mani Singh Fait
hin./ang. IND Singh, Nain Nain Singh Fait Fait
hin./ang. IND Singh, Sadhou Sundar Sadhou Sundar Singh Fait Fait

Japonophones[modifier | modifier le code]

Ce tableau est à trier ou à droite ou cliquez ci-dessous le titre de la colonne
Ce tableau peut exiger des ajustements et n'est pas complet
Langue Pays Noms Tibétain Littérature Culture Art Musique Histoire Religion Philosophie Voyageur Aide Évangélisateur THL
Jap. JP Aoki, Bunkyo Bunkyo Aoki Fait Fait Fait
Jap. JP Ishihama, Yumiko Yumiko Ishihama Fait Fait Fait Fait Fait
Jap. JP Kawaguchi, Ekai Ekai Kawaguchi Fait Fait Fait
Jap. JP Yamaguchi, Zuiho Zuiho Yamaguchi Fait Fait Fait Fait Fait Fait


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1924, Alexandra David-Néel est la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet.
  2. Léon Feer devint professeur à l'École des langues orientales en 1864, succédant à Philippe-Édouard Foucaux à la Chaire de tibétain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Marianne Winder, Buddhism and Tibetology, Bulletin of Tibetology, 1984, N 1 à 3, p. 10, reproduit sur le site Tibetan and Himalayan Library : « Tibetology, that is, the various disciplines dealing with Tibet, and its neighbours, as such, is a young subject of study. It includes work on the Tibetan language— classical and collequial and dialects, Tibetan literature, the geography of Tibet and its neighbours, history, painting, architecture, music, medicine, astronomy and astrology and anthropology. Most of those subjects cannot be studied in isolation because some of them are connected with the Sanskrit tradition in India and other traditions, as for instance medicine which has spread to the Mongolian cultural environment. Few anthropologists have been able to work in Tibet Itself, and instead they have made special studies of regions like Ladakh, Sikkim, Nepal and Bhutan, with their languages and customs. All of these subjects are in some way corrected with religion, Bon or Buddhist, because of the special political and historical circumstances of Tibet. »
  2. (en) Colin Mackeras, Tibet studies in Australia, Hong Kong and Singapore, in Asian Ethnicity, 2011, Volume 12, 2011 - Issue 3 : Special Issue : Tibetan Studies in Comparative Perspective, p. 265-283.
  3. Jean-Luc Achard, Forum Tibetan Studies, la sino-tibétologie.
  4. International Seminar of Young Tibetologists : « Frequently Asked Questions [...] Am I a Tibetologist? We are trying to keep the conference’s remit as broad as possible, so if you are engaged in work on the Tibetan cultural area, broadly conceived, the answer is yes. Further, we welcome participants with expertise in Himalayan anthropology, also broadly defined. »
  5. (en) C. Wessels, Early Jesuit travellers in Central Asia (1603-1721), The Hague, Martinus Nijhoff, 1924 (réimprimé en 1992), p. 43-93, repris par John MacGregor, Tibet: A Chronicle of Exploration, Routledge & Kegan Paul, London, 1970, p. 34-39 (OCLC 97328).
  6. Alexandra David-Néel, Voyage d'une Parisienne à Lhassa, édition Omnibus de 1994, p. 280-282.
  7. Voir notamment (en) An Account of Tibet, the travels of Ippolito Desideri of Pistoia, 1712-1727, edited by Filippo de Filippi, with an introduction by C. Wessels, London, G. Routledge and sons, 1937.
  8. Sándor Kőrösi Csoma
  9. a et b Bernard Le Calloc'h Un Angevin oublié : Philippe- Edouard Foucaux, le premier tibétologue français Bibliothèque universitaire des langues et civilisations
  10. Foucaux, Philippe-Édouard
  11. a, b et c Katia Buffetrille, Françoise Robin, Heather Stoddard,Trois tibétologues dénoncent les sorties de Raffarin et Copé, L'OPBS, 5 janvier 2011.
  12. a et b Matthew Kapstein, Les Tibétains Traduit de l'anglais par Thierry Lamouroux, Paris, Les Belles Lettres, 2015, p. 13 Préface à l'édition anglaise
  13. http://www.college-de-france.fr/site/etudes-tibetaines/index.htm
  14. Le Dalaï Lama, hôte toujours encombrant pour les pays l'accueillant, Radio Vatican, 15 septembre 2016
  15. http://www.inalco.fr/langue/tibetain
  16. http://www.sfemt.fr/sfemt/contact/
  17. http://www.sfemt.fr/sfemt/conseil-dadministration/
  18. Publication de livres anciens et de documents de tibétologie(1), site L[a] tibétologie en Chine
  19. (en) An Introduction to China's Tibetology of the English Edition.
  20. Les institutions de recherche tibétologique (1), site L[a] tibétologie en Chine
  21. Les nouvelles à travers la Chine et le monde, french.xinhuanet.com
  22. (en) John Powers, The Buddha Party: How the People's Republic of China Works to Define and Control Tibetan Buddhism, Oxford University Press, 2016, (ISBN 0199358176 et 9780199358175), p. 25 : « An example of this dynamic is a major conference on Tibetology convened in June 2000. In his keynote address, Zhao Qizheng (b. 1940), then director of the State Council's Information Office, informed the assembled academics that they were expected to play a leading role in producing the sort of propaganda the government regards as useful in its ideological work, particularly with regard to changing the opinions of foreigners. »
  23. Elisabeth Allès et Françoise Robin L'impasse au Tibet
  24. (en) Charles Alfred Bell Diplomat and Tibetologist
  25. People in THL: Amy Heller
  26. Réseau chercheur Népal
  27. Katia Buffetrille Actes du colloque du 24 mai 2014 Palais du Luxembourg Site du Sénat, Groupe d'information internationale sur le Tibet
  28. Alexandra David-Néel Dictionnaire Larousse
  29. Marcelle Lalou Jacques Bacot (1877-1965)
  30. La situation s'empire au Tibet Le Monde des religions
  31. a et b Françoise Aubin Écrits récents sur le Tibet et les Tibétains Les Cahiers du CERI no 6 - 1993
  32. Annick Fenet, Pierre-Sylvain Filliozat et Eve Gran-Aymerich La Société asiatique, une société savante au cœur de l’orientalisme français
  33. Marcelle Lalou et l'arrivée des manuscrits tibétains de Dunhuang à la Bibliothèque nationale de France : genèse d'une collection orientale au Département des Manuscrits BNF, 13 avril 2016
  34. Bruno Philip Claude Levenson, tibétologue Le Monde, 17 décembre 2010
  35. Erberto Lo Bue Fernand Meyer Gso-ba rig-pa. Le système médical tibétain Arts asiatiques, année 1984, volume 39, Numéro 1, p. 116-117
  36. Association Française des Amis de l’Orient « M. Paul Pelliot : sinologue, tibétologue et Professeur au Collège de France »
  37. Isabelle Charleux Tibet. Une civilisation blessée, Françoise Pommaret, coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 427) « 1Françoise Pommaret, tibétologue et éminente spécialiste du Bhoutan, nous livre un petit ouvrage synthétique, très bien illustré, sur l’histoire et la civilisation du Tibet. »
  38. Études tibétaines « L'Institut d'Études Tibétaines (IET) a été fondé en 1974 par Rolf Alfred Stein (1911-1999), tibétologue et sinologue, Professeur au Collège de France de 1965 à 1981. »
  39. Dominique Gournay Pour une poétique de Thibet de Victor Segalen

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philip Caraman: Tibet; the Jesuit century, Saint-Louis (États-Unis), Institute of Jesuit sources, 1997, 154p.
  • Tsering Shakya, The Development of Modern Tibetan Studies, in Robert Barnett's Resistance and Reform in Tibet, University of Indiana Press, Bloomington/Indianapolis, 1994 (ISBN 0-253-31131-4), S. 1–14.
  • Bernard Le Calloc'h, Un Angevin oublié, Philippe-Edouard Foucaux, le premier tibétologue français, Archævs, Studies in History of Religions, n° V, 2001, p. 27-66.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussi[modifier | modifier le code]