Elliot Sperling

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Elliot Sperling
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Sperling au Pen America/Free Expression Literature, mai 2014

Naissance (64 ans)
New York
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Genres

Elliot Sperling (de son nom entier, Elliot Harris Sperling), né le à New York[1], est un sinologue et tibétologue américain, maître de conférences d'études eurasiennes et expert de l'histoire du Tibet et des relations sino-tibétaines à l'université de l'Indiana.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elliot Sperling obtient sa licence au Queens College à New York en 1973, sa maîtrise à l'université de l'Indiana en 1980 et son doctorat en études sur l'Asie centrale à l'université de l'Indiana en 1983[2],[3].

Elliot Sperling est sinologue et tibetologue[4] spécialiste des relations sino-tibétaines[5],[6]. Ses recherches portent sur les relations politiques, religieuses, culturelles et économiques entre le Tibet et la Chine du XIVe au XVIIe siècle, sur le Tibet et la Chine au début du XXe siècle. Il a notamment travaillé sur le statut historique du Tibet comme entité souveraine, apportant un éclairage nouveau sur cette question au cours de la période critique entre la chute de la dynastie Yuan (1368) et l'avènement du 5e dalaï-lama. Sperling fait appel à des textes chinois et tibétains comme sources primaires et s'est rendu à Taïwan, en Inde, au Népal et dans d'autres pays afin d'examiner des archives écrites en chinois, tibétain, mongol, mandchou, ouïgour, et autres langues[7].

Il est professeur en études tibétaines au département des études sur l'Asie centrale à l'université de l'Indiana, département dont il est également le président[8], après avoir été professeur de cette spécialité à l'université Harvard dans les années 1990[9].

De 1996 à 1999, il est membre du Comité consultatif sur la liberté religieuse à l'étranger du Secrétaire d'État américain et, depuis 1981, il est co-rédacteur en chef du Journal of the Tibet Society[7].

En 2012, il fait partie des « plus grands spécialistes du Tibet » qui demandent à Xi Jinping d'intervenir pour sauver la langue tibétaine[10].

En 2001, il participe à un débat sur le Tibet organisé par le Théâtre du Soleil à La Cartoucherie de Vincennes[11].

En juillet 2014, il se voit refuser un visa en Chine en raison de son soutien à Ilham Tohti[12],[13].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1984, le Prix MacArthur lui est attribué[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Notes on the Early History of Gro-tshang Rdo-rje-'change and Its Relations with the Ming Court, Lungta, 2000
  • (en) Tibet, in John Block Friedman and Kristen Mossler Figg, eds., Medieval Trade, Travel, and Explorations: An Encyclopedia, New York, 2000
  • (en) Exile and Dissent: The Historical and Cultural Context, in Elliot Sperling eds., Tibet since 1950: Silence, Prison or Exile, New York, 2000
  • (en) Awe and Submission: A Tibetan Aristocrat at the Court of Qianlong, in International Review of History, vol. 20, 1998
  • (de) « Orientalismus » und Aspekte der gewalte in der tibetischen Tradition, in Thierry Dodin and Heinze Räther, eds., Mythos Tibet, Bonn, 1997
  • (fr) Tibétains, Mongols et Mandchous, in Françoise Pommaret, eds., Lhasa lieu du divin, Genève, 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Date de naissance.
  2. (en) Early Ming Policy Toward Tibet: An Examination of the Proposition that the Early Ming Emperors Adopted a "divide and Rule" Policy Toward Tibet
  3. Elliot Sperling :: Faculty Université de l'Indiana
  4. Katia Buffetrille Actes du colloque du 24 mai 2014 Palais du Luxembourg Site du Sénat, Groupe d'information internationale sur le Tibet
  5. Françoise Robin, Clichés tibétains: Idées reçues sur le Toit du monde, p. 41 : « deux historiens spécialistes des relations sino-tibétaines, Elliot Sperling et Fabienne Jagou ».
  6. (en) Oppression could be the end of the road for Dalai Lama's middle way - World, The Sydney Morning Herald.
  7. a, b et c (en) Elliot Sperling, November 1, 1984, Fondation MacArthur.
  8. Anne Marie Blondeau, Katia Buffetrille, Le Tibet est-il chinois ?, p. 463.
  9. (en) Robert Barnett, Resistance and Reform in Tibet, Motilal Banarsidass Publisher, 1996, (ISBN 8120813715), p. 41.
  10. Tibet. Le cri d'alarme des chercheurs L'Obs, 7 décembre 2012
  11. Faut-il vraiment danser avec la Chine ?, Théâtre du Soleil, février 2001.
  12. (en) Edward Wong (en), China Denies Entry to an American Scholar Who Spoke Up for a Uighur Colleague, 7 juillet 2014, The New York Times.
  13. (en) Tania Branigan, US academic barred from China after speaking out over detained scholar, The Guardian, 7 juillet 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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