Sorigny

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Sorigny
Sorigny
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre
(siège)
Maire
Mandat
Alain Esnault
2020-2026
Code postal 37250
Code commune 37250
Démographie
Gentilé Sorignois
Population
municipale
2 683 hab. (2018 en augmentation de 10,78 % par rapport à 2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 33″ nord, 0° 41′ 46″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 123 m
Superficie 43,43 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Monts
(banlieue)
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Monts
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sorigny
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Sorigny

Sorigny est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Elle compte près de 2 500 habitants en 2015 et fait partie de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Sorigny.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 31,09 km, comprend deux cours d'eau notables, le Bourdin (3,075 km) et le Montison (2,731 km), et dix petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

Le Bourdin, d'une longueur totale de 14,8 km, prend sa source dans la commune de Louans et se jette dans l'Indre à Veigné, après avoir traversé 5 communes[3]. Sur le plan piscicole, le Bourdin est classé en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[4].

Le Montison, d'une longueur totale de 14,1 km, prend sa source dans la commune de Villeperdue et se jette dans l'Indre à Artannes-sur-Indre, après avoir traversé 5 communes[5]. Sur le plan piscicole, le Montison est également classé en deuxième catégorie piscicole[4].

Cinq zones humides[Note 1] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « les mares de Nétilly », « Les Marécages », « la vallée du Ruisseau du Bourdin », « la vallée du Bois de Longue Plaine » et « l'étang du Château de Longue Plaine »[6],[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Géré par la région Centre-Val de Loire et exploité par Transdev Touraine, le réseau Rémi, Réseau de Mobilité Interurbaine assure via les lignes G, H, H1 et H2 la liaison entre Tours et Sorigny.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sorigny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Monts, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[11] et 14 254 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (86,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,4 %), prairies (10,3 %), forêts (10,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), zones urbanisées (2,8 %), cultures permanentes (1,2 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le château de Longue Plaine.

Bas latin Surinacus. Gentilice Surinus, traité comme Surinius et suffixe *ACU.

Le lieu est attesté sous les formes : Parroisse de Sorigné, (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, p. 138, charte 237) ; Sorigné, (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, p. 141, charte 237) ; In parochia de Sorigneio, XIVe siècle. (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 1, p. 310, charte 149) ; Sorigny, XVIIIe siècle. (carte de Cassini).

Par délibération du conseil municipal de Sorigny du , approuvée par arrêté du préfet du , l’anomalie qui consistait à faire traverser le château de Longue Plaine par la limite avec Monts fut abolie ; cette dernière suit maintenant le chemin rural, plaçant le château en entier sur le territoire de Sorigny.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paroisse confirmée en mars 1031 par une charte de Robert le Pieux. Aumônerie au XIIIe siècle des seigneurs de Montbazon.

Divisé autrefois en deux fiefs : la prévôté appartenant au chapitre de la cathédrale de Tours, et la tour de Sorigny relevant du baron de La Haye (Descartes).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sorigny

Les armes de Sorigny se blasonnent ainsi :

D'argent aux deux fasces d'azur surmontées de deux coquilles de sinople, à la tour crénelée de quatre pièces de gueules ouverte du champ avec une herse de sable cloutée d'or, maçonnée aussi de sable, brochant sur le tout, posée sur une terrasse aussi de sinople, ladite tour chargée d'un écusson de gueules à la croix pattée d'argent[18].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2018, la ville espère l'implantation d'un « villages des marques » sur 20 hectares de son territoire, à proximité de l'autoroute A10. Il devrait contenir plus d'une centaine d'enseignes et générer, selon une étude de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aube, 500 emplois et deux millions de visiteurs par an. Le projet est critiqué notamment à Tours, qui craint un fort impact sur les commerces existants, la métropole de Tours se prononçant notamment contre. De plus, les écologistes dénoncent la dépendance du projet à l'automobile, une nouvelle occupation de sols et des émissions induites de gaz à effet de serre de 53 000 tonnes par an[19]. Un propos qui ne prend toutefois pas en compte que le projet désire s'installer sur des terrains destinés à la construction.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Gilbert Trottier   Directeur d'un centre de formation d'apprentis en mécanique agricole, puis retraité
2001 2008 Pierre Palat PS  
2008 En cours Alain Esnault UMPLR Retraité, Président de la Communauté de Communes jusqu'en juillet 2020
Les données manquantes sont à compléter.

La commune appartient à la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre .

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[20].

Économie de la commune[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[21] :

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Sorigny en 2015[22]
Taxe Taux appliqué (part communale)
Taxe d'habitation (TH) 13,67 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 19,49 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 49,94 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].

En 2018, la commune comptait 2 683 habitants[Note 4], en augmentation de 10,78 % par rapport à 2013 (Indre-et-Loire : +1,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3501 2411 3661 4281 5641 6171 5131 6021 507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4621 4031 3401 2711 2261 1251 0771 1421 080
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0671 0901 0779941 0721 0841 1051 1681 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1781 2561 3131 5201 6371 9232 0912 1052 354
2017 2018 - - - - - - -
2 6432 683-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sorigny se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Saint Avertin.

L'école maternelle Pierre Petit et l'école élémentaire Jacqueline Auriol accueillent les élèves de la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sorigny possède plusieurs monuments :

  • L'Église Saint-Pierre-ès-Liens de Sorigny, église romane du XIe siècle, reconstruite en 1866 par Guérin Étienne Charles-Gustave, architecte de la préfecture, des bâtiments diocésains et édifices départementaux. La Cloche de 1745 porte l'inscription : "j'ai été bénite du temps du sieur Pierre Barat, curé. Parrain : M.A.E Pierre Paul Dombarde de Beaulieu, conseiller honoraire du Roy en son grand conseil, seigneur de Montisou et autres lieux. Marraine : Dame Françoise du Boucher, épouse de M.R.E Gilles Anguilles des Ruaux, trésorier de France honoraire au bureau des finances de Soissons, seigneur de Thais et autres lieux." L'église est décoré de vitraux de Lobin
  • Les deux fours à chaux du XIXe siècle. (1842 et 1854).
  • Le Château de Longue-Plaine XIXe siècle, sauf deux tours des XVe et XVIe siècles. Communs de l'ancien manoir de la Tour-Isoré (au sud-ouest du bourg).
  • Le Monument aux Morts de 1914-1918, par le sculpteur Marcel Gaumont et l'architecte Maurice Boille.
  • L'Aérodrome de Tours à Sorigny

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Gaumont (1880-1962), sculpteur, y naquit.
  • Le joueur de badminton Julien Redureau y réside. Devenu champion de France en 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 5 février 2019).
  2. « Carte hydrologique de Sorigny », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 5 février 2019).
  3. « Fiche Sandre - le Bourdin », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 5 février 2019).
  4. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 5 février 2019).
  5. « Fiche Sandre - le Montison », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 5 février 2019).
  6. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 5 février 2019).
  7. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 5 février 2019).
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  11. « Unité urbaine 2020 de Monts », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  19. (en) Olivier Collet, « Village des Marques de Sorigny : les vrais enjeux du débat », sur 37degres-mag.fr, (consulté le 30 octobre 2018).
  20. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  21. [1]
  22. [2]
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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