Saou (Drôme)

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Saou
Saou (Drôme)
Saou depuis la Poupoune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Raphaël Paillot
2020-2026
Code postal 26400
Code commune 26336
Démographie
Gentilé Saôniens, Saôniennes
Population
municipale
568 hab. (2018 en augmentation de 8,19 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 48″ nord, 5° 03′ 46″ est
Altitude Min. 288 m
Max. 1 567 m
Superficie 41,6 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
Législatives Troisième circonscription
Canton de Crest-Sud (avant mars 2015)
Localisation
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Saou
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Saou

Saou est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saou est située à 15 km au sud de Crest, 30 km au sud-est de Livron-sur-Drôme et 37 km au nord-est de Montélimar.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Saou est située au pied d'un synclinal particulièrement régulier, parmi les plus hauts d'Europe[1].

Sites particuliers :

  • Défilé du Pertuis[2].
  • Pas de Lauzens[2].
  • Le Veyou (1600 m)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Vèbre.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village.

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saou est une commune rurale car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4].

La commune est « hors attraction des villes »[5],[6].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • La ferme L'Abbaye est attesté en 1891. Le lieu était dénommé La grange de la Beye en 1639 (parcellaire). Ancienne ferme de l'abbaye de Saint-Thiers de Saou[7].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

  • 900 : villa Saone (Columbi, De reb. episc. Valent., 15)[8].
  • 1442 : Sol, Saol et Sao (choix de docum., 269)[8].
  • 1509 : mention de l'église paroissiale Notre-Dame : ecclesia parrochialis Beate Marie Saonis (visites épiscopales).
  • 1529 : Sou (archives hosp. de Crest)[8].
  • 1683 : Soub (archives de la Drôme, E 6708)[8].
  • 1801 : Saou (bulletin des lois)[9].
  • 1891 : Saoû, commune du canton de Crest-Sud[8].
  • Début des années 2000 : Saou[10].

Selon le site officiel de la mairie, le nom de la commune peut également s'orthographier Saoû[11].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine remonte à environ 6 000 ans avec les premiers agriculteurs sédentaires[réf. nécessaire].

Au Bronze final, le site du Pas de Lestang (fouillé depuis 1983) a livré un ensemble de cabanes aux toits de chaume et aux murs de torchis sur des fondations de pierre. On y cultivait l'orge et élevait des chèvres, des moutons et des bovins. On chassait le sanglier dans la forêt de Saou voisine. On tissait la laine des moutons. Sur place, on fondait l'outillage de bronze et fabriquait des poteries dont certaines sont décorées de signes schématiques représentant des hommes et des animaux[12].

De 1050 à 750 avant notre ère, c'est pour la chasse que la forêt de Saou attire les premiers hommes venus des environs. Ils installent leur campement provisoire au passage de la Baume-Hannibal, près des Trois Becs[réf. nécessaire].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

L'oppidum gaulois de Cissac (ou Sissac, ou Six Sacs) a conservé ses murailles de pierres sèches[13].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

De riches villas gallo-romaines se sont établies au cœur des meilleures terres agricoles dans la plaine du Roubion et vers les collines du bassin de la Vèbre[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Vers 600, Saou se construit autour d'un château, puis en 900, autour de l'abbaye de Saint-Thiers[2].

Au Moyen Âge, le bourg appartient aux comtes de Valentinois[2].

Le village se dessine peu à peu. Il se compose de trois quartiers : le château situé au pied et au sud du Roc et, plus bas, le Bourg de l'Oume et le Bourg des Églises qui s'étendent de part et d’autre de la Vèbre[réf. nécessaire].

Le village de Saou comprend trois parties distinctes[8] :

  • Le Château, village bâti au-dessous des ruines du château de Saou :
    • 1332 : castrum Saonis (Gall. christ., XVI, 104).
    • 1442 : castrum de Sol seu de Saone (choix de docum., 270).
    • Dans ce village, se trouve les ruines de la première église paroissiale : ecclesia Sancti Stephani Saonis (1449, pouillé hist.).
  • Le bourg de l'Oume (ou de Lorme, ou de l'Homme) :
    • 1620 : burgum Ulmi Saonis (registres paroissiaux).
    • 1650 : bourg de Lomme (parcellaire).
    • 1652 : in Saone Burgi Hulmi (registres paroissiaux).
    • 1658 : bourg de l'Homme (archives de la Drôme, E 4079).
  • Le bourg des Églises :
    • 1620 : burgum Ecclesiarum (registres paroissiaux).
    • 1639 : bourg des Esglizes de Saou (parcellaire).
    • 1652 : faubourg des Esglises Saint-Tiers (registres paroissiaux).
  • L'abbaye de Saint-Thiers est dans le bourg des Églises :
    • 900 : ecclesia Sancti Tierti (Columbi, De reb. episc. Valent., 15).
    • 1159 : abbatia Saonensis (cartulaire de Die, 44).
    • 1165 : abbatia Seonis (cartulaire de Die, 20).
    • 1415 : abbatia Saonnis (rôle de décimes).
    • 1442 : abbatia Sancti Thirici de Saone, Sainthiers (choix de docum., 272).
    • 1638 : abbatia Sancti Tirtii Saonis (registres paroissiaux).

L'abbaye était un monastère de l'ordre de Saint-Augustin, existant dès le IXe siècle, supprimé en 1739 et duquel dépendaient les prieurés d'Auriple, de Chabrillan, de Celas, de Cléon-d'Andran, de Notre-Dame-du-Poyet, de Roynac, de Mirmande, de la Répara, etc.[8].

  • L'abbaye Saint-Thiers de Saou[14] était chef de congrégation de chanoines réguliers de saint-Augustin[15] ; elle dépendait du pape et non de l'évêché. Son abbé jouissait du « privilège de la crosse et de la mitre ».
Vers 1385, elle est détruite par Raymond de Turenne. Les religieux se cachent alors pendant sept années dans une grotte à Roche Colombe.
Elle est reconstruite. Abbaye puissante et dotée de revenus importants, elle connait son apogée à la veille des guerres de Religion, disposant alors de nombreux prieurés dans la région (Cléon d'Andran, Mirmande, Roynac).
Elle est à nouveau détruite lors des guerres de Religion pour être de nouveau restaurée.
Son déclin peut être daté de la nomination de Gabriel de Castagnac comme abbé. Ce dernier n'y résidant pas, la discipline se relâcha et les revenus diminuèrent. L'abbaye fut alors rattachée au séminaire de Valence[16] par lettres patentes de Louis XIV le 4 avril 1738[17].
Il en reste aujourd'hui une petite chapelle montrant des voûtes d'ogives et utilisée comme cabane à outils[18]. Elle est bordée par un canal de dérivation de la Vèbre et dans lequel on trempait les nourrissons pour les rendre forts et vigoureux [1]

La seigneurie[8] :

  • Au point de vue féodal, Saou était une terre patrimoniale des comtes de Valentinois.
  • 1329 : les comtes accordent une charte de libertés aux habitants.
  • La terre passe aux dauphins et devient domaniale.
  • 1543 : elle est engagée aux Eurre.
  • 1563 : elle passe aux Blaïn de-Marcel-du-Poët.
  • 1638 : elle passe aux Perrachon.
  • Elle passe aux La Baume-Pluvinel.
  • 1658 : elle est vendue aux La Tour-Gouvernet, derniers seigneurs de Saou.

Ces différentes aliénations ne concernait pas la forêt de Saou (voir plus bas)[8].

Dans le protestantisme, Saou est connue pour avoir été le lieu où la bergère Isabeau Vincent commence à prophétiser en 1688[19]. La « bergère de Saou » déclenche le mouvement des « petits prophètes » où de jeunes gens et jeunes filles prophétisent. Ce mouvement se répand d'abord dans le Vivarais ardéchois, puis réapparaît, en 1700, dans les Cévennes, peu avant la guerre des camisards[20].

1728 (démographie) : 242 habitants[8].

Avant la Révolution française, les droits seigneuriaux étaient jalousement protégés par leur propriétaires. C'est ainsi que le chevalier Bonnafau de Presque, seigneur de Saou[21] obtient du Conseil d'État un arrêt lui concédant la propriété de la forêt domaniale. Il s'empressa d'interdire la pratique de tous les droits d'usage traditionnels de la communauté villageoise : bûcherage (en féodalité, droit d'usage des bois pour le chauffage[22]), pâturage, défrichement.
Ne pouvant espérer gagner un procès, les paysans résistent passivement en continuant discrètement leurs prélèvements dans la forêt. Lorsque le 11 novembre 1773, un paysan est tué par un garde forestier, l'église villageoise sonne le tocsin, et tout le canton se soulève. Le siège est mis devant le château. La répression n'est que légère[23].

Avant 1790, Saou était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et de la sénéchaussée de Crest.
Elle formait trois paroisses du diocèse de Valence : Célas, Francillon et Saou. Celle de Saou en particulier avait son église sous le vocable de Notre-Dame. L'abbé de Saint-Thiers était collateur et décimateur[8].

La forêt de Saou[modifier | modifier le code]

La Forêt de Saou[24] :

  • 1442 : foresta de Sol (choix de docum., 269).
  • 1620 : saltus sive foresta Saonis (registres paroissiaux).
  • 1639 : la forest de Saoû (parcellaire)
  • 1652 : foresta Saoni (registres paroissiaux).
  • 1891 : la Forêt de Saoû, forêt de la commune de Saou.

Cette forêt, limitée par les montagnes de Rochecourbe et de Rocherousse, a fait partie du domaine delphinal jusqu'en 1773, date à laquelle elle fut vendue aux Bonafau de Presque, qui la revendirent aux Falquet-Travail.

La Forêt de Saou fut utilisée pour son bois. De 1400 à 1500, les paysans s’installent pour exploiter cette richesse naturelle, allant déjà jusqu'à la surexploitation. La forêt servira plusieurs fois de refuge et de cachette (protestants, insurgés, maquisards).

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton du Puy-Saint-Martin. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Crest-Sud[8].

En 1845, la commune de Francillon en est distraite[8].

En 1852, le ministre Adolphe Crémieux, nouveau propriétaire de la forêt de Saou, fait construire un château aux murs roses baptisé « Villa Tibur ». Incendié et laissé à l'abandon, le château est rasé en 1971[réf. nécessaire].

En 1924, par amour du site, le député du Haut-Rhin Maurice Burrus devient propriétaire de toute la forêt après avoir racheté les parts communales de Saou et de Francillon. Il entreprend un important reboisement. Il fait construire un circuit touristique de 27 km (sur le flanc du synclinal) et l'Auberge des Dauphins (inspirée du Petit Trianon de Versailles). Inauguré en 1934, ce restaurant de luxe (qui obtint deux étoiles sur le Guide Michelin de l'époque) était composé de deux salles décorées de faux marbres et de grands lustres. Par la suite, il sera laissé à l'abandon[réf. nécessaire].

En 1944, pendant la Deuxième Guerre Mondiale, le bourg est très endommagé[2].

La forêt de Saou, qui a compté jusqu'à 130 saisonniers ou permanents, abrite désormais deux écogardes chargés, entre autres, de renseigner les randonneurs. Elle est la propriété du conseil départemental de la Drôme et elle est protégée par le classement site naturel classé depuis 1942[réf. nécessaire].

Plan de réhabilitation 2021[modifier | modifier le code]

Le n°02 (juillet-sept. 2019) de La Drôme, la lettre d'information du département (cf. ladrome.fr) annonce 8,7 millions d'euros d'investissement pour les travaux de réhabilitation du site de la forêt de Saou afin de mieux accueillir les 130 000 visiteurs annuels. Le projet est architectural, scénographique et paysager.

L'auberge des Dauphins présentera trois niveaux :

  • Au rez-de-chaussée, le public sera accueilli dans l'ancien salon doré entièrement restauré et composé d'un espace de restauration, d'information, de rencontres avec les écogardes et d'un cabinet de curiosités.
  • Le premier étage proposera des salles d'expositions permanente et temporaire sur la découverte du massif de Saou, sa géologie, sa biodiversité, son histoire, et des ateliers pédagogiques.
  • Le toit-terrasse offrira une déambulation libre, des expositions temporaires, des événements culturels et un point de vue privilégié sur le massif de Saou.

À l'arrière du bâtiment, une extension contemporaine permettra aux visiteurs et aux personnes en situation de handicap d'accéder à tous les niveaux.

Ces travaux seront complétés par des aménagements respectueux de la forêt : engazonnement de l'aire d'accueil du Silo, mise en valeur de l'auberge des Dauphins et de l'ancienne villa Tibur avec son bassin rénové, création d'une voie douce permettant de desservir la forêt de Saou et la maison de site depuis le village, le Pertuis ou les Sables blancs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale
1945 ? Joseph Pérassol PCF président du Comité local de Libération
1947   ?    
1953 1959 Roger Courbis    
1959 1965 Roger Courbis   maire sortant
1965 1971 Roger Courbis   maire sortant
1971 1975 Roger Courbis   maire sortant
1975
(statut ?)
1977 Henry Fuoc    
1977 1983 Henry Fuoc   maire sortant
1983 1989 Henry Fuoc   maire sortant
1989 1992 Yves Rey    
1992
(statut ?)
1995 Henry Fuoc    
1995 2001 Jean-Marc Belle    
2001 2004 Marie-Claude Gresse    
2004
(statut ?)
2008 Robert Schott    
2008 2014 Daniel Gilles (sans étiquette)  
2014 2020 Daniel Gilles (sans étiquette) maire sortant
2020 En cours
(au 8 décembre 2020)
Raphaël Paillot[25][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].

En 2018, la commune comptait 568 habitants[Note 2], en augmentation de 8,19 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6001 4751 4641 4971 5701 6371 5521 1631 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0111 007945943972868834867870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
761768821714616633621506416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
419431354364378409491503520
2017 2018 - - - - - - -
571568-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival Saou chante Mozart a été créé en 1989 par l'ancien maire de Saou, Henry Fuoc, il est le seul festival en France consacré au compositeur autrichien. Henry Fuoc a quitté la direction du festival en 2012[30]
  • La fête du picodon, fromage drômois, destinée à le valoriser, a lieu chaque année durant le 3e week-end (ou 4e week-end) du mois de juillet[réf. nécessaire].
  • Désir des Arts, a lieu chaque année au mois de décembre[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Pêche et chasse[2].
  • Randonnées (passage du GR5)[2].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : bois, céréales, ovins, caprins, bovins, pisciculture, apiculture (miel)[2].

La Foire aux fruits d'hiver est organisée chaque année au mois de novembre. Elle est destinée à la présentation ainsi qu'à la vente de produits de saison et du terroir[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Syndicat d'initiative (en 1992)[2].
  • Station climatique d'été[2].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison forte à Saou
  • Vestiges de l'abbaye de Saint-Thiers (Xe siècle) : porte à mâchicoulis, tours carrées[2].
  • Église romane restaurée[2].
  • Beffroi du XIIIe siècle[2].
  • Château de Lastic (MH) est une maison forte qui a été transformée en 1577. Il est malheureusement traversé aujourd'hui par la route qui conduit à la forêt de Saou[réf. nécessaire].
Donjon de Lastic du XVIe siècle (MH) [2].
  • Château d'Eurre ((style Renaissance)[2] : plan carré sur une cour intérieure flanquée de tours rondes. Il a été démoli en 1586 puis reconstruit au XVIIe siècle[réf. nécessaire].
  • Ferme des Crotes a été reconstruite sur une ancienne maison forte au XVe siècle remaniée au XVIIe siècle[réf. nécessaire].
  • Ruines de la tour de Célas sont situées sur une éminence[réf. nécessaire].
  • Temple protestant : situé route de Bourdeaux, construit en 1846[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de Saou (site classé)[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isabeau Vincent (attestée en 1688) : cette bergère protestante (la bergère de Saou) fut la première du mouvement des « petits prophètes » qui se développa ensuite dans le Vivarais.
  • Adolphe Crémieux (1796-1880) : garde des Sceaux de la 2e et de la 3e République, propriétaire de la forêt de Saou (voir plus haut).

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Saou (Drôme) possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1891 : J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, 1891.
  • 1981 : Marie-Elisabeth Martin Laprade, Paroisses et communes de France, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 557 pages, 1981.
  • 1996 : Revue drômoise, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, vol. 90, page 454, 1996.
  • 1999 : Jean Beyssac, Abbayes et prieurés de l'ancienne France: recueil historique des archevêchés, évêchés, abbayes et prieurés de France. Provinces ecclésiastiques de Vienne, Olms éd., 268 pages, 1999.
  • 2004 : Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 pages, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Office du tourisme de Saou, Soyans et Francillon » (consulté le 3 juillet 2014)
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Saou
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d'habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  7. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 1 (Abbaye)
  8. a b c d e f g h i j k l et m J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 366
  9. Jean-Baptiste Duvergier, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglemens et avis du Conseil d'état, t. 13, Paris, (lire en ligne), p. 205
  10. « Commune de Saou (26336) − COG | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 2 février 2020)
  11. Site de la mairie de Saoû, page d'accueil, consulté le 14 novembre 2020.
  12. Jean-Noël Couriol (historien, doctorat de l'université de Grenoble), Histoire du département de la Drôme, la préhistoire, Crest, , pages 10-12
  13. Jean-Noël Couriol, La préhistoire : les peuples pré-romains, page 16
  14. Abbé NADAL, Histoire hagiologique ou vies des Saints et des Bienheureux du Diocèse de Valence, M. Aurel, (lire en ligne)
  15. Jean Beyssac, Abbayes et prieurés de l'ancienne France : recueil historique des archevêchés, évêchés, abbayes et prieurés de France. Provinces ecclésiastiques de Vienne, Olms, (ISBN 9783487109244, lire en ligne)
  16. Joseph Cyprien Nadal, Histoire hagiologique, ou Vies des Saints et des Bienheureux du Diocèse de Valence, Aurel, (lire en ligne)
  17. Justin Brun-Durand, Lettre sur l'histoire ecclésiastique du Dauphiné, A. Brun, (lire en ligne)
  18. Revue drômoise, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, (lire en ligne)
  19. Henri Manen et Philippe Joutard, Abrégé de l’histoire de la bergère de Saou, près de Crest, imprimée en 1688 à Amsterdam, in Une foi enracinée : La Pervenche, Valence, 1972., Imprimeries réunies, , p. 65-68.
  20. « Isabeau Vincent », sur Musée virtuel du protestantisme (consulté le 28 mars 2018).
  21. Société d'Archéologie et de Statistique de la Drome Valence, Bulletin, (lire en ligne)
  22. « Définition de bûcherage - Encyclopædia Universalis », sur www.universalis.fr (consulté le 21 août 2019)
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