Auberives-sur-Varèze

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Auberives-sur-Varèze
Auberives-sur-Varèze
La Route du Péage en 1910.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône
Maire
Mandat
Dorothée Zaborowski
2020-2026
Code postal 38550
Code commune 38019
Démographie
Gentilé Auberivois
Population
municipale
1 482 hab. (2018 en diminution de 0,4 % par rapport à 2013)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 31″ nord, 4° 49′ 08″ est
Altitude Min. 169 m
Max. 256 m
Superficie 7,05 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Auberives-sur-Varèze
(ville-centre)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vienne-2
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Auberives-sur-Varèze
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Auberives-sur-Varèze
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Auberives-sur-Varèze
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Auberives-sur-Varèze

Auberives-sur-Varèze est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Auberives-sur-Varèze est située à 12 km de Vienne et sur la rivière Varèze, un affluent gauche du Rhône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Auberives-sur-Varèze est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Auberives-sur-Varèze, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 2 508 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (74,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (32,8 %), terres arables (32,7 %), forêts (13,9 %), zones urbanisées (13 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), prairies (3,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom provient du latin Alba Ripa signifiant « Blanche Rive », en raison de la présence dans le sol de kaolin, exploité autrefois par les potiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Auberives est très ancienne, comme celle des communes voisines du nord du canton.

Vestige le plus ancien la Grande Borne, caillou roulé par les glaciers, à la croisée des communes de Roussillon à Assieu, et d'Auberives à Ville-sur-Anjou. Il fut, parait-il, utilisée par les druides…

Au XIe siècle, le territoire était couvert d'une immense forêt, peuplée surtout de cerfs et de sangliers. Au XIIe siècle, on chassait aussi les loups, dont le souvenir aurait donné son nom à la forêt de Louze. À la fin du XIe siècle, le seigneur d'Auberives était un chevalier vassal de Roussillon, nommé Angérius. Au début du XVe siècle, le seigneur d'Auberives est Louis II de Chalon-Arlay, prince d'Orange, allié du duc de Bourgogne. Au moment de la bataille d'Anthon du , le château est assiégé et démantelé par Raoul de Gaucourt, gouverneur du Dauphiné. Depuis cette date, le château n'est plus qu'une ruine. Un pan de mur subsistant sert en partie d'enceinte au cimetière actuel.

Auberives porta plusieurs noms : Auberives de Vienne, Auberives de Roussillon, et enfin Auberives-sur-Varèze, du nom de sa rivière.

Louis Mandrin, le contrebandier, est passé par là en rayonnant dans la région. Il avait un repaire à Reventin (4 km).

Sur une surface de 704 hectares, malgré la très forte diminution du nombre d'agriculteurs, Auberives est toujours une commune essentiellement agricole exploitant, avec les prairies et les bois de la Varèze, des espaces importants d'arbres fruitiers, avec quelques champs conservant les cultures traditionnelles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Guy Brenier    
mars 2001 2020 Nicole Bernard PS  
2020 En cours Dorothée Zaborowski    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 1 482 habitants[Note 3], en diminution de 0,4 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 512357499610694753712750776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
670650664616619557569535532
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
530514482466432450460493506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4985486517108961 1591 3501 4591 472
2018 - - - - - - - -
1 482--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du XIXe siècle.
  • Château fort d'Auberives, du XIIe siècle[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Auberives-sur-Varèze possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 d'Auberives-sur-Varèze », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 978-2-911148-66-8), p. 667.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :