Clonas-sur-Varèze

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Clonas-sur-Varèze
Clonas-sur-Varèze
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône
Maire
Mandat
Régis Viallatte
2020-2026
Code postal 38550
Code commune 38114
Démographie
Population
municipale
1 450 hab. (2019 en diminution de 5,17 % par rapport à 2013)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 53″ nord, 4° 47′ 30″ est
Altitude 155 m
Min. 157 m
Max. 256 m
Superficie 6,83 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vienne-2
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Clonas-sur-Varèze

Clonas-sur-Varèze est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce village, de taille encore modeste, par rapport aux communes voisines est situé au cœur de la vallée du Rhône, entre Lyon et Valence, non loin de l'agglomération viennoise. Clonas-sur-Varèze, autrefois rattachée à la communauté de communes du Pays Roussillonnais est une commune membre de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône depuis le .

Les habitants de la commune sont dénommés les Clonarins[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Isère, entre les agglomérations de Vienne et de Roussillon. Il s'agit d'une petite ville à l'aspect essentiellement rural mais positionnée dans une zone fortement urbanisée.

Par la route, le centre de la commune est distante de 103 km de Grenoble, préfecture de l'Isère et de 47 km de Lyon, chef-lieu de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Celui-ci est également situé à 271 km de Marseille et à 508 km de Paris.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au niveau septentrional de son territoire par la rivière Varèze, un affluent du Rhône, d'une longueur de 39,2 kilomètres[2]. Ce cours d'eau traverse le territoire dans une direction essentiellement est-ouest.

Le canal du moulin qui traverse également la commune, dans ce même secteur géographique, est une simple dérivation de ce cours d'eau.

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Clonas se situe dans la vallée du Rhône, secteur géographique ouvert vers le nord et le sud et qui connaît le phénomène bien connu du Mistral, vent du nord accéléré par effet de tuyère et de couloir entre le Massif central d'un côté et les collines rhodaniennes et des Alpes, de l'autre.

Les précipitations sont généralement assez intenses avec des orages en été et en automne et de la neige en hiver.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

On peut accéder au centre de la commune en empruntant l'autoroute A7 depuis Vienne-sud (au nord) ou Chanas (au sud).

La route nationale 7 (RN7) longe le territoire de la commune dans sa limite orientale, en limite avec la commune d'Auberives-sur-Varèze. La RD37b permet de rejoindre cette commune le bourg central de Clonas, cette route se raccorde ensuite à la RD4.

La route départementale 4 (RD4) qui traverse le territoire communal dans sa partie occidentale, relie la commune des Roches-de-Condrieu à celle du Péage-de-Roussillon.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est également accessible en transport en commun grâce à la ligne A des transports du Pays Roussillonnais[3].

Les deux gares ferroviaires les plus proches de la commune sont la gare de Saint-Clair - Les Roches et la gare du Péage-de-Roussillon, toutes les deux desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Clonas-sur-Varèze est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (29,6 %), terres arables (21,9 %), zones urbanisées (15,6 %), forêts (13 %), zones agricoles hétérogènes (12,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,5 %), prairies (3,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Clonas-sur-Varèze, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[10].

  • Prés de Saint-Prim
  • Cumer
  • Grand Pré
  • Pré de la Rivière
  • le Sablon
  • Vauvillon
  • Fenouillères
  • Combe Georges
  • Chuzy
  • les Chais
  • Carnassières
  • Saint-Pierre
  • Grand Champ
  • le Raincy
  • Champ du Pallet
  • les Liètres
  • les Bourassones
  • la Plaine
  • Grange Basse
  • les Rozons
  • Bois Blanc
  • Garin
  • le Troupeau
  • le Grand Large

Logement[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Clonas-sur-Varèze est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[11].

Terminologie des zones sismiques[12]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Risques d'inondation[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon André Planck, auteur d'un livre sur la toponymie des communes de l'Isère, le nom de Clonas pourrait se rattacher au nom d'un domaine gallo-romain d'un certain « Clavonaus », mais l'auteur privilégie le préfixe latin « Cla » (clé) et le mot ancien « van », signifiant vallon, c'est-à-dire « la clé qui commande l'entrée du vallon », rapprochant le nom de Clonas avec celui de la commune de Clavans-en-Haut-Oisans[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des peuples celtes s'installeront dans cette partie de la vallée du Rhône, dont l'une de ces tribus, les Allobroges autour du Ve siècle av. J.-C. Le territoire contrôlé par cette peuplade dont la capitale sera Vienne, s'étendra de Genève au mont Pilat, en passant par Cularo, sur le site de la future ville de Grenoble.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2019, le conseil municipal de Clonas-sur-Varèze est composé de dix-neuf membres (dix hommes et neuf femmes) dont un maire, cinq adjoints au maire, deux conseilles délégués et onze conseillers municipaux[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1941
(révoqué)
Vincent ? Révoqué par le Gouvernement de Vichy[15]
1996 2001 Michel Badin    
mars 2001 2014 Nadine Troncia    
mars 2014 En cours Régis Viallatte SE Chef d'entreprise[16]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2019, la commune comptait 1 450 habitants[Note 3], en diminution de 5,17 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
244378344444450493493479477
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
517515495502516508456430404
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
407384352339360363400459502
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
5175547031 0561 2811 4251 5201 4591 450
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère (Vienne), un ou plusieurs articles à l'actualité de la commune et du canton, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La communauté catholique et l'église (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint-Pierre en pays roussillonais qui recouvre plusieurs autres communes. Cette paroisse est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La villa de Licinius[modifier | modifier le code]

Cette villa romaine antique, également connue sous le nom de « musée de la villa de Licinius », est un espace d'exposition situé au cœur du village.

Cet espace d'exposition, présenté comme un musée, correspond aux vestiges d'un site antique, datant de l'époque gallo-romaine, autour du IIe siècle ap. J.-C et permet, de découvrir, entre autres vestiges, une mosaïque polychrome de plus de 67 m2 représentant le Dieu Océan et qui ornait le sol de la salle de réception de cette grande villa romaine[22]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Clonas-sur-Varèze possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 18 février 2019
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Varèze (V3300500) » (consulté le ).
  3. Site du STPR, page de présentation de la ligne A, consulté le 16 mai 2019
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. Site géoportail, page des cartes IGN
  11. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  12. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  13. Livre "L'origine du nom des communes du département de l'Isère" (ISBN 2-84424-043-7) par André Planck, édition L'atelier, 2006, page 72
  14. Site de la mairie de Clonas-sur-Varèze, page sur le conseil municipal, consulté le 17 mai 2019
  15. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le ).
  16. « Résultats municipales 2020 à Clonas-sur-Varèze », sur lemonde.fr (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. Site de Paroisse St Pierre en Pays Roussillonnais, page d'accueil, consulté le 4 janvier 2022.
  22. « La Villa de Licinius », sur isere-patrimoine.fr (consulté le ).