Molliens-au-Bois

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Molliens-au-Bois
Molliens-au-Bois
Mairie-école.
Blason de Molliens-au-Bois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire Nord Picardie
Maire
Mandat
Frédéric Avisse
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80553
Démographie
Gentilé Mollienois
Population
municipale
322 hab. (2017 en diminution de 3,01 % par rapport à 2012)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 20″ nord, 2° 23′ 10″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 129 m
Superficie 7,28 km2
Localisation
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Molliens-au-Bois

Molliens-au-Bois est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à environ 12 kilomètres au nord-est d'Amiens, il est accessible par l'axe Amiens - Arras, la route départementale 919 (RD 919) et les routes départementales 11 et 30.

Molliens-au-Bois est entourée des communes de : Rubempré et Pierregot, au nord ; Mirvaux au nord-est ; Montigny à l'est ; Saint-Gratien au sud-est ; Rainneville au sud-ouest et Villers-Bocage à l'ouest[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rubempré Pierregot Mirvaux Rose des vents
Villers-Bocage N Montigny-sur-l'Hallue
O    Molliens-au-Bois    E
S
Rainneville Saint-Gratien

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par la ligne d'autocars no 23 (Doullens - Beauquesne - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie[modifier | modifier le code]

La seigneurie relevait de Vignacourt, mouvant de Picquigny, à cause du comté de Corbie et elle était tenue en deux fiefs en 1539 et "noblement en quatre fiefs chacun en plein hommage" en 1733. Elle se composait de 300 journaux de terre, 12 journaux de prés et 7 de bois en 1695.

Les premiers seigneurs de Molliens en portaient le nom ; on trouve Jean et Frodo de Molliens en 1153 ; en 1334, Jean de Haveskerque était seigneur de Molliens.

Famille de Créquy[modifier | modifier le code]

Jean de Créquy épousa en 1366 Jeanne de Haveskerque, dame de Mollieus, Villers-Bocage et autres lieux. Jean de Créquy, dit "Le Jeune" combat et trouve la mort à la bataille d'Azincourt en 1415[3]. La famille de Créquy se succéda dans la seigneurie qui échut ensuite par successions à la famille de Blanchefort-Créquy : Antoine de Blanchefort, petit-fils de Jean VIII de Créquy, hérita de tous les biens de la maison de Créquy à condition pour lui et ses successeurs d'en garder le nom et les armes. Marguerite de Créquy épouse de Charles-Belgique de La Trémouille, duc de Thouars, vendit Molliens en 1695 à François du Fresne, écuyer, seigneur de Fontaine-le-Sec. Joseph du Fresne, son petit-fils, le vendit en 1765 à Philippe Jacques Poujol, écuyer, qui le possédait encore à la Révolution.

Famille Poujol[modifier | modifier le code]

Philippe Jacques Poujol de Molliens, reçu secrétaire du roi en 1765, était encore en charge lors de l'abolition de sa compagnie en 1790 ; il est mort en 1803.

Gabriel Poujol, maire de Molliens, son petit-fils, a épousé en mars 1874 Marie Louise Honorine Boistel du Belloy, dont il a eu : Marguerite Marie Josèphe née à Amiens le 7 août 1876.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
en cours en 1981[4] ? Jean Quignon    
mars 2001 2008 Jean-Pierre Valet    
mars 2008[5] 2014 Bernard Fontaine    
2014[6] En cours
(au 6 mai 2014)
Frédéric Avisse    

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Territoire Nord Picardie après avoir fait partie de la communauté de communes Bocage Hallue de 1999 à 2017.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Classement au concours des villes et villages fleuris : une fleur récompense les efforts locaux en faveur de l'environnement[7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2017, la commune comptait 322 habitants[Note 1], en diminution de 3,01 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
544401637709602614613632591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
575545535507473442435385367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354311293253222220209193197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
205192208195315326332335321
2017 - - - - - - - -
322--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a plus d'établissement scolaire à Molliens-au-Bois. La communauté de communes gère la compétence scolaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Léger[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Léger.

L'église Saint-Léger de style néo-gothique fut construite de 1870 à 1872, aux frais de Marie-Colette-Amélie Poujol de Molliens, sous la direction de l'architecte Victor Delefortrie. Son plan a la forme d'une croix latine, sans bas-côté, avec un clocher-porche surmonté d'une haute flèche octogonale et flanqué de deux tourelles, dont celle de droite enferme l'escalier d'accès aux cloches. Réalisée en briques sur soubasement de grès, elle est ceinturée par un cordon de pierres formant un larmier. Deux petites sacristies, bâties à l'avant des deux croisillons du transept, sont reliées entre elles par une galerie extérieure couverte recevant les armoires pour les vêtements sacerdotaux et les objets de culte.

La longueur intérieure de la nef, sans le porche, est de 22 mètres, sa largeur est de 9 mètres. Les murailles, recouvertes à l'intérieur d'un enduit lisse, sont percées de baies ogivales d'un mètre de large sur 3 mètres de haut, dont les vitraux sont en verre blanc.

La longueur du transept est de 7,50 m ; la profondeur de ses croisillons est de 3,75 m. Ces derniers sont percés de baies ogivales de 1,50 m de large sur 3 mètres de haut, surmontées d'une rosace à six lobes. Une autre petite rosace à six lobes ouvre le sommet de chaque pignon ; à l'avant de chaque croisillon de trouve une rosace d'un mètre de diamètre.

La longueur du chœur est de 7,50 m ; il est largement éclairé par cinq baies de 1,20 m de large sur 3,50 m de haut.

Les voûtes sont en briques recouvertes d'un enduit de plâtre sur lequel des pierres sont dessinées. Les arêtes reposent sur des chapiteaux à motifs floraux, tous différents, au sommet de colonnes légères formées de trois fûts accolés aux contreforts ; elles comportent des clés de voûtes ouvragées dans chacune des cinq travées. La grande arcade entre chœur et nef, ainsi que les arêtes principales du chœur, sont à section carrée, réalisées en briques, creuses au centre et enduites de plâtre.

La profondeur du clocher-porche est de 3,75 m. Il comprend une tribune avec orgues. Le portail de forme ogivale est surmonté d'un gable et d'une baie ouvragée par des meneaux, remplages en lancettes, rosace et trèfles, identique aux autres baies du chœur[12].

Château[modifier | modifier le code]

Il a succédé à un édifice disparu. Le château actuel a été reconstruit en 1840 et restauré après la Seconde Guerre mondiale[13].

Chapelle castrale[modifier | modifier le code]

C'est le seul vestige du château des du Fresne de Fontaine construit vers 1760. Sépulture de la famille Poujol de Molliens, la plus ancienne mention date de 1803[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Molliens-au-Bois Blason D'or à l'arbre de sinople ; chapé d'azur chargé de deux bouquets de trois roseaux à massette tigés et feuillés d'or, chacun soutenu d'un croissant d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart, « Églises néo-gothiques dans le canton de Villers-Bocage » in Histoire et Traditions du pays des coudriers n° 17, p. 22 à 25.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. PLan cadastral de Molliens-au-bois, 1812
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. « Azincourt 1415 : d'où venaient les chevaliers français morts à la bataille ? »
  4. Légifrance, 15 avril 1981.
  5. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  7. « Liste des localités figurant au palmarès des villes et villages fleuris », sur Villes et villages fleuris (consulté le 7 novembre 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. Archives départementales de la Somme. Série 99 O
  13. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 178 (ASIN B000WR15W8).