Mirvaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mirvaux
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Arrondissement d'Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité CC Territoire Nord Picardie
Code postal 80260
Code commune 80550
Démographie
Gentilé Mirvalois
Population
municipale
150 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 12″ nord, 2° 23′ 45″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 132 m
Superficie 2,29 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Mirvaux

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Mirvaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mirvaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mirvaux

Mirvaux est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est désigné Mirowaut dans un texte de 1184[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Mirvaux a été le siège d'une seigneurie appartenant à l'évêque d'Amiens, et comprenant un manoir avec moulin et four banaux.

Des fabricants de grès exercent dans le village au Moyen Âge et ont produit matériaux pour le soubassement de la cathédrale d'Amiens au XIIIe siècle.

Le village subit des destructions de guerre au XVIIe siècle : incendie en 1636, lors de la Guerre de Trente Ans, pillage en 1650, pendant la Fronde. Les muches (souterrains-refuges), redécouverts à la fin du XIXe siècle par le curé de Mirvaux, témoignent de cette histoire tumultueuse.

Un ermitage mentionné au XVIIIe siècle, a disparu[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Villers-Bocage [2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais intégrée au canton de Corbie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes Bocage Hallue créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, les Bernavillois, du Doullennais et de Bocage Hallue fusionnent pour former le la communauté de communes du Territoire Nord Picardie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 24 août 2017[4] Jocelyne Souart   Démissionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 150 habitants, en augmentation de 2,74 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 498 496 555 580 523 524 519 491
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431 389 384 347 310 281 262 240 216
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
200 181 172 120 114 105 96 91 86
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
79 66 61 105 130 144 153 146 150
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église placée sous le vocable de saint Martin, se dresse dans la partie sud du village, au pied d'une colline dont le bas était jadis occupé par le cimetière ainsi qu'en témoignent les bases de croix funéraires.
Les arcades en arc brisé, aujourd'hui murées, qui forment la façade septentrionale de la nef sont la partie la plus ancienne de l'église (XVIe siècle)[8]. Elles témoignent de la présence d'un ancien collatéral.
Le chœur et le portail occidental paraissent avoir été reconstruits au XVIIIe siècle (travaux d'agrandissement signalés en 1733). Le mur pignon à l'ouest fait un large emploi du grès (remploi de matériaux du collatéral détruit ?).
La sacristie en brique qui flanque l'abside du côté sud est une adjonction réalisée en 1888. Elle a remplacé un bâtiment que le desservant avait fait construire à ses frais. Auparavant, il n'existait pas de sacristie : les ornements du culte étaient conservés dans les maisons voisines[9],[10].
L'église comprend notamment des fonts baptismaux du XIIe siècle[11],[12], un autel et son tabernacle en bois sculpté peint du XVIIIe siècle[13] ainsi qu'une chaire en chêne taillé et gravé du XVIIIe ou du XIXe siècle[14] et un grand Christ en Croix en bois taillé, peint, polychrome du XIXe siècle[15].
On peut noter de nombreux autres objets cultuels et décorations, dont une Vierge à l'Enfant au livre, en pierre polychrome du XVe siècle[16] et deux Vierge à l'enfant, l'une en bois peint polychrome du XIXe siècle[17] et l'autre en craie peinte polychrome du XVe siècle[18], une statue en bois polychrome du XIXe siècle de Saint Nicolas de Bari[19] eu une de Sainte Catherine d'Alexandrie[20] faisant face à celle de Saint-Martin, en bois du XVIIIe siècle[21], un ciboire en argent ciselé de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle[22], et un tableau d'autel peint par l'abbé Roger, curé de Frettemolle au XIXe siècle, représentant la Charité de Saint-Martin[23] .
  • La mairie-école, construite sur les plans de l'architecte Charles Billoré par l'entrepreneur Gente, de Vignacourt, a été réceptionnée en 1884. Elle a été réalisée en briques et pierre blanche, avec un corps central de trois travées souligné par la présence d'une horloge, d'un épi de faîtage, et d'un étage carré. Deux ailes en rez-de-chaussée présentant un toit à longs pans, avec des pignons découverts en pas de moineau encadrent le corps central. Il s'agit d'un équipement municipal soigné représentatif des mairies-écoles élevées dans les années 1880 dans les petites communes rurales[24].
  • Le cimetière, transféré à son emplacement actuel en 1860, est dominé par la chapelle funéraire édifiée par le chanoine Valembert, et par une croix en ferronnerie érigée dans la partie orientale, sur une base en grès[25].
  • Mirvaux se signale notamment par la prédominance des constructions en torchis datant du XIXe siècle. On peut notamment remarquer :
    • Ancienne ferme, 10 rue de la Chaussée et 2 rue de Bruges, comprenant deux logis traditionnels édifiés en torchis sur solin de brique, du XIXe siècle, et désormais convertis en dépendances[26].
    • Ancienne ferme, 2 rue de l'église, comprenant deux logis : l'un, en torchis, date du XIXe siècle et occupe la position en fond de cour traditionnelle, et l'autre a été édifié en brique le long de la rue de l’Église, en 1913[27].
    • Ancien café et ferme, 9 rue de Festonval en torchis et en briques, du XIXe siècle[28].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Présentation de la commune de Mirvaux », notice no IA80000267, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Les maires de Mirvaux », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 1er septembre 2017).
  4. Benoît Delespierre, « Le maire de Mirvaux démissionne avec fracas ! : « Lassée des insultes » et après un budget refusé par le conseil, Jocelyne Souart claque la porte de la mairie », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Lassée des insultes et menaces régulièrement subies de la part de certains élus, j’ai démissionné la semaine dernière de mes fonctions électives, laissant une situation financière dont je suis fière ». Elle n’y va pas par quatre chemins, Jocelyne Souart, maire depuis 2001 de Mirvaux, un village de 150 âmes situé à une vingtaine de kilomètres d’Amiens ».
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Mirvaux, 8 juin 1877 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 1er septembre 2017).
  9. Itinéraires du Patrimoine N° 181. Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens
  10. « L'église paroissiale Saint-Martin », notice no IA80000178, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Les fonts baptismaux », notice no PM80000906, base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. « Fonts baptismaux (cuve baptismale à infusion) », notice no IM80000253, base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Autel, tabernacle et gradin d'autel (maître-autel) », notice no IM80000261, base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. « Chaire à prêcher », notice no IM80000266, base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Croix : Christ en croix », notice no IM80000262, base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Statue : Vierge à l'Enfant au livre », notice no PM80000907, base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Statuette : Vierge à l'Enfant, 2 », notice no IM80000260, base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Statue (petite nature) : Vierge à l'Enfant, 1 », notice no IM80000259, base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. « Statue (petite nature) : Saint Nicolas de Bari », notice no IM80000256, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « Sainte Catherine d'Alexandrie », notice no IM80000263, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Statue (petite nature) : Saint Martin de Tours », notice no IM80000257, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « Ciboire », notice no IM80000268, base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. « Tableau : La Charité de saint Martin », notice no IM80000258, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « La mairie-école », notice no IA80000219, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Le cimetière », notice no IA80000222, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Ferme », notice no IA80000220, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Ferme », notice no référence, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Café et ferme », notice no IA80000189, base Mérimée, ministère français de la Culture.