Roquefort (Landes)

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Roquefort
Roquefort (Landes)
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes des Landes d'Armagnac
(siège)
Maire
Mandat
François Hubert
2020-2026
Code postal 40120
Code commune 40245
Démographie
Gentilé Roquefortois, Roquefortoises
Population
municipale
1 898 hab. (2018 en augmentation de 2,32 % par rapport à 2013)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 03″ nord, 0° 19′ 17″ ouest
Altitude Min. 49 m
Max. 95 m
Superficie 12,12 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Roquefort
(ville-centre)
Aire d'attraction Mont-de-Marsan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Haute Lande Armagnac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Roquefort
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Roquefort

Roquefort (en gascon: Ròcahòrt) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Le village se trouve sur la voie de Vézelay du chemin de Compostelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la route nationale 132 et la route nationale 134. Un échangeur permet l'accès à l'A65.

Roquefort appartient au Pays de Marsan, aux confins de l'Albret et de l'Armagnac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roquefort[1]
Arue
Pouydesseaux Roquefort Saint-Gor
Sarbazan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Estampon, affluent droit de la Douze, conflue dans la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Roquefort est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Roquefort, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 3 068 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), zones urbanisées (18,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est au vicomte de Marsan que l’on doit la construction au Xe siècle de la forteresse du Pènecadet qui domine la confluence de l’Estampon et de la Douze. À partir du XIIe siècle, la ville de Roquefort se protège derrière des murailles et constitue un castelnau autour de son château. Vers le milieu de ce même siècle, le château devient vétuste et trop inconfortable, engageant le seigneur à changer d’habitation. Des bénédictins dépendant de la puissante abbaye de Saint-Sever s’installent alors sur le site pour créer un prieuré et construisent l'église romane Sainte-Marie en utilisant les murs de l’ancien château.

En 1357, Gaston Fébus, vicomte de Marsan, établit une bastide sur cet emplacement, qui devient un relais important pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle sur la via Lemovicensis. L’ordre des Antonins s’établit également dans la cité, aidant les pèlerins à traverser les rivières et la région éprouvante à l’époque des Petites Landes.

En 1371, le duc de Lancastre et futur duc d'Aquitaine Jean de Gand épousa à Roquefort en secondes noces Constance de Castille, fille de Pierre Ier de Castille dit « le Cruel » et de Maria de Padilla. Ils eurent deux enfants : Catherine de Lancastre (1372-1418), mariée en 1393 à Henri III de Castille et Jean (1374, mort jeune).

Au cours des siècles, la cité entra dans les possessions de Philippe le Bel jusqu’en 1295, et fut visitée par François Ier en 1526, par Louis XIV en 1660 et par Napoléon en 1808.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois rocs d'échiquier de gueules accompagnés de trois étoiles du même mal ordonnées[11]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1995 Jean Lamothe   Médecin
1995 2020 Pierre Chanut PS Médecin
2020 En cours François Hubert    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 1 898 habitants[Note 3], en augmentation de 2,32 % par rapport à 2013 (Landes : +3,31 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3501 0771 3251 3431 6011 7851 7211 7541 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7741 7451 7621 7321 6801 7871 7191 6851 614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6141 6291 5821 4691 4871 5681 5861 7501 938
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 1082 1702 1121 8281 8211 8941 9031 8841 891
2018 - - - - - - - -
1 898--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La fermeture de la papeterie de Roquefort dans les années 1980 porte un rude coup à la région. Il demeure néanmoins un tissu de PME actives :

  • Aqualande : produits à base de salmonidés ;
  • Comilev-Sodamel : construction de nacelles ;
  • Décopin : produits en pin des Landes ;
  • Palmilandes : conserverie ;
  • Labadie : scierie de pins des Landes ;
  • SRPI : fabrication de citernes et cuves ;
  • CEM DIP : usine de fabrication de charpentes traditionnelles et industrielles ;
  • Sud Armatures : usine de fabrication d'armatures métalliques.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV
  • Rugby club Pays de Roquefort

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Arènes des Pins, inscrites au titre des monuments historiques depuis 2007[17].
  • Source Sainte-Radegonde : au sud du château, à côté du vestige de l'ancien cimetière, la fontaine miraculeuse de Sainte-Radegonde censée soulager les rhumatismes en particulier le , jour de la fête de cette sainte, mais la source semble être coupée car cette fameuse eau miraculeuse ne s’écoule pas (31/07/2020)
  • Église Sainte-Marie de Roquefort : à l'origine prieuré bénédictin au XIIe siècle, elle porte les marques des transformations successives jusqu'au XVIIe siècle. Son abside curieuse est dépourvue d'ouvertures (il y en eut sept qui éclairaient abondamment le chœur). Mais au XVIe siècle, elle fut transformée en forteresse à cause des guerres de religions. Pourvue d'un clocher tour et rehaussée d'un grenier où le cas échéant, pouvait tenir une garnison. La nef gothique a été agrandie aux dépens du cloître. Le clocher, un donjon carré trahit sa destination antérieure. Le portail est marqué aux armes de Roquefort (3 étoiles et 3 rocs). L'église conserve la porte basse uniquement réservée à l'accès des cagots. À l'intérieur, on peut admirer deux tableaux de l'Assomption. Le plus ancien, du XVIe siècle, fut découvert en 1951. Du monastère des Clarisses et du couvent des Cordeliers, il ne reste que quelques vestiges. Récemment restaurée, l'église est classée monument historique depuis 1996[18].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Roquefort », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 28 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  11. Banque du blason.
  12. Site des villes et villages fleuris, consulté le 15 janvier 2021.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Arènes », notice no PA40000064, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « L'église N-D de l'Assomption », notice no IA40001467, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]