Henri III de Castille

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Henri III de Castille
Image illustrative de l'article Henri III de Castille
Titre
Roi de Castille, de León, de Galice, de Tolède, de Séville, de Cordoue et de Murcie

(16 ans, 2 mois et 16 jours)
Prédécesseur Jean Ier
Successeur Jean II
Biographie
Dynastie Maison de Trastamare
Date de naissance
Lieu de naissance Burgos (Castille)
Date de décès (à 27 ans)
Lieu de décès Tolède (Castille)
Sépulture Cathédrale Sainte-Marie de Tolède
Père Jean Ier de Castille
Mère Éléonore d'Aragon
Conjoint Catherine de Lancastre
Enfants Catherine
Jean II
Marie

Henri III de Castille
Monarques de Castille

Henri III, né le à Burgos et mort le à Tolède, parfois appelé Henri le Maladif ou Henri l'Infirme, est roi de Castille et León de 1390 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Henri naît à Burgos, la capitale du royaume de Castille, le . Pendant sa jeunesse, sa mère, Éléonore d'Aragon meurt en couches le à Cuéllar. Son père se remarie avec Béatrice de Portugal. Son éducation est confiée à Inés Lasso de la Vega, épouse de Juan Niñoil, instruit par l'évêque Tuy Diego de Anaya Maldonado et Álvaro de Isorna. Son tuteur est Juan Hurtado de Mendoza et son confesseur le dominicain Alonso de Cusanza.

Mariage[modifier | modifier le code]

En 1388, a lieu à Palencia, l'accord de Bayonne entre Jean Ier et Jean de Gand qui prétendait à la couronne castillane par son mariage avec Constance de Castille. Ce qui signifie que Jean de Gand abandonne ses droits et donne sa fille, Catherine de Lancastre comme épouse au fils de Jean Ier. Henri a alors dix ans et elle quatorze ans. Ce mariage met fin à un conflit dynastique et renforce le pouvoir de la maison de Trastamare.

Règne[modifier | modifier le code]

Son père meurt des suites d'une chute de cheval en 1390. Il accède au trône à l'âge de onze ans, mais n'exerce pas d'influence sur les affaires du royaume avant d'avoir atteint quatorze ans. Il est reçu en grande pompe à Madrid. Craignant que le comte de Castille et le duc de Benavente se rebellent contre le nouveau roi parce qu'ils ne font pas partie du conseil de régence, l'archevêque de Tolède et d'autres nobles s'enfuient. En 1391, le parlement décide, pour protéger le nouveau roi et éviter un soulèvement, d'inclure au conseil de régence, le duc de Benavente, le comte de Trastamare et le maître de Santiago. Henri reçoit la visite d'ambassadeurs d'Aragon, de Navarre et de France. Le 15 mars de la même année, le peuple exalté par l'archidiacre d'Ecija Ferrand Martinez, détruit les quartiers des Juifs et tue certains d'entre eux. Puis une épidémie s'abat sur Carmona, Ecija et Cordoue.

Durant son règne, la flotte castillane remporte plusieurs victoires contre les Anglais. En 1400, Henri ordonne à sa flotte de détruire Tétouan, une base pirate en Afrique du Nord. En 1402, Henri entreprend la colonisation des îles Canaries en y envoyant l'explorateur français Jean de Béthencourt. Il envoie également une ambassade menée par Ruy Gonzáles de Clavijo auprès de Tamerlan.

Henri et Catherine ont successivement deux filles mais l'héritier attendu ne vient pas. Il leur faut attendre huit ans, à cause de la maladie d'Henri III. Le 6 février 1405, au grand soulagement du couple royal, la reine donne naissance au futur Jean II.

À sa mort en 1406, il est inhumé dans la cathédrale de Tolède[1]. Son fils, Jean, qui n'a pas encore deux ans, lui succède et la reine veuve Catherine devient régente.

Sépulture d'Henri III de Castille dans la cathédrale de Tolède

Descendance[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]